{"id":2098,"date":"2021-04-13T14:06:36","date_gmt":"2021-04-13T12:06:36","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2098"},"modified":"2024-01-21T10:54:20","modified_gmt":"2024-01-21T09:54:20","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-07-15","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2098","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/07\/15)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2091\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2105\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Lundi 15 juillet 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu \u00e9tais tr\u00e8s jolie, bien souriante, bien repos\u00e9e, bien jeunette l\u2019autre jour dans le cabinet du juge. Et les trois mots et quart que nous avons \u00e9chang\u00e9s m\u2019ont rempli de cette confiance totale, de ce merveilleux repos qui fait que l\u2019on peut traverser les longs tunnels de l\u2019absence avec une image ch\u00e8re sur son oreiller, sans que vraiment la vie soit une cave, un tombeau, une prison. Tu \u00e9tais \u2013 comment dire\u00a0? \u2013 toute menue, toute confuse, perplexe car tout \u00e0 coup le temps nous a manqu\u00e9, comme s\u2019il nous fallait, \u00e0 nous, du temps, de l\u2019espace, des mots, des corps de chair pour se dire les tendresses qui ne manquent pas de surgir abondamment tous les jours, toutes les heures, comme mes \u0153illets, mes gueules de loup, mes p\u00e9tunias\u2026 Mes ou tes\u00a0? Car les fleurs poussent et font sur ma fen\u00eatre un jardin de myst\u00e8re et de silence. Les pens\u00e9es t\u2019aiment toujours, fleurissent \u00e0 foison (trois ou quatre par semaine). 3 gueules de loup roses et 2 jaunes ont r\u00e9apparu et il s\u2019en promet d\u2019autres. Le p\u00e9tunia se d\u00e9veloppe comme un g\u00e9ant. Les b\u00e9gonias sont de la taille du baobab de Tartarin. Nous vivons en pleine efflorescence de for\u00eat vierge. Que ne faut-il pas en d\u00e9duire pour tous les m\u00e9andres de sensibilit\u00e9 sentimentale qui, eux-aussi, ont leurs nervures, leurs lobes, leurs \u00e9panouissements, leurs discr\u00e9tions, font leurs ravages intimes, prennent dans l\u2019esprit la place qui leur est allou\u00e9e par l\u2019intuition, l\u2019esp\u00e9rance\u2026 et bien d\u2019autres choses aussi. Peut-on nommer des choses indescriptibles\u00a0? Peut-on limiter, d\u00e9limiter, d\u00e9finir l\u2019infini\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oh, vous \u00eates si jolie, Oh mon bel ange blond\u00a0? Alors, vraiment, tu avais pass\u00e9 trois heures devant ta glace pour te faire une beaut\u00e9 plus que parfaite. Eh bien\u00a0! Il me suffit \u00e0 moi, Mamzelle, que vous ne soyez point bichonn\u00e9e, mais lav\u00e9e \u00e0 l\u2019eau pure de la fontaine, point fard\u00e9e, mais par\u00e9e de toutes les vertus, mes gr\u00e2ces nocturnes ou matinales les plus \u00e9clatantes, point repeinte, mais marqu\u00e9e par les courbes harmonieuses de la nature, et que votre t\u00eate menue repose dans l\u2019\u00e9querre de mon bras gauche et que vos yeux se colorent d\u2019\u00e9motion souveraine et que je puisse d\u00e9crire \u00e0 votre oreille les paysages flamboyants qui apparaissent sur les hauteurs po\u00e9tiques d\u2019o\u00f9 nous voyons se d\u00e9rouler l\u2019immense panorama de la vie \u2013 avec toutes ses affres et ses grandeurs, ses courbes et ses replis, ses sursauts, ses angoisses et ses triomphes. Comme tu es, je t\u2019aime. Il ne m\u2019est pas besoin que tu perfectionnes ce qui mentalement me plait. Il me faut simplement te conna\u00eetre, te comprendre, p\u00e9n\u00e9trer ta pens\u00e9e, adoucir tes pr\u00e9occupations, t\u2019aider \u00e0 ton d\u00e9veloppement. Voil\u00e0, Mamzelle, pourquoi l\u2019inqui\u00e9tude ne doit point \u00eatre de mise dans votre esprit courageux et clair. Et, l\u00e0-dessus, fermez les yeux et dormez pure petite fille. Ce n\u2019est point du roman. Votre prince charmant vous souhaite toutes les b\u00e9n\u00e9dictions du monde, avec, primo cette patience dont il ne faut point se d\u00e9partir si l\u2019on veut que les journ\u00e9es soient gracieuses et chantantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d\u2019abord je te d\u00e9fends, avec des yeux farouchement furibonds, de te faire du mauvais sang pour mon humble personne. Les battements de c\u0153ur sont interdits pour d\u2019autres raisons que les agr\u00e9ables, que l\u2019annonce d\u2019un grand bonheur, telle la conviction que pour l\u2019instant et dans la mesure o\u00f9 toutes choses servent heureusement \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de chacun. Tout va fort bien. Le moral est excellent, le physique comme de juste aussi, et nous supportons all\u00e9grement les joyeuset\u00e9s de l\u2019\u00e9poque \u2013 d\u2019autant plus joyeusement que nous avons conscience d\u2019\u00eatre mu par une v\u00e9rit\u00e9 m\u00e9taphysique, une v\u00e9rit\u00e9 tout court qui nous fait consid\u00e9rer les stupres de l\u2019existence comme de basses man\u0153uvres qui ne sauraient atteindre notre \u00eatre r\u00e9el. Puisque Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Puisque nos actes sont conformes \u00e0 l\u2019expression de notre plus haute nature, qu\u2019avons-nous \u00e0 craindre ? Puisque nous ne descendrons plus sur le plan de la discussion fumeuse, des insultes vulgaires, mais que nous ferons l\u2019honneur \u00e0 tous ceux qui pr\u00e9tendent nous pers\u00e9cuter de les d\u00e9livrer aux m\u00eames arguments dont ils se chargent et de leur pardonner leurs b\u00eatises, \u00e0 condition qu\u2019ils ne p\u00eachent plus, que pouvons-nous redouter ? La mort ? Ils sont incapables de donner la vie, comment pourraient-ils \u00f4ter quelque chose qu\u2019ils ne sauraient contr\u00f4ler ou manipuler. La perte des richesses terrestres ? Elles sont l\u2019expression visible des richesses int\u00e9rieures, et nous saurons peu \u00e0 peu d\u00e9montrer \u00e0 quel point l\u2019abondance r\u00e8gne dans le royaume \u00e9ternel des id\u00e9es harmonieuses. La perte de la libert\u00e9 ? Jamais nous n\u2019avons \u00e9t\u00e9 plus d\u00e9tach\u00e9s des limites de ce monde, jamais nous ne nous sommes sentis plus l\u00e9gers, plus heureusement tranquilles. La privation de voir les \u00eatres que nous aimons ? Nous leur accordons l\u2019honneur d\u2019\u00eatre aussi patients, aussi courageux que nous. Nous savons qu\u2019eux-aussi sont p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s de la pens\u00e9e du monde r\u00e9el que nous portons en nous et qui se prouvera magnifiquement au jour dit. Les \u00e9preuves sont n\u00e9cessaires pour affermir l\u2019acier comme l\u2019homme ; et quelle que soit l\u2019issue de l\u2019aventure, nous en sortirons meilleurs que nous y sommes entr\u00e9s. Voil\u00e0 la bonne philosophie. Pas vrai ? Laisse-moi t\u2019embrasser derri\u00e8re l\u2019oreille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, tu viens jeudi. Bien s\u00fbr tu viens jeudi. Naturellement tu viens jeudi. Veux-tu te procurer dans la petite collection des meilleurs livres les n\u00b0<sup>s<\/sup> 252 \u2013 Aristophane <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> \u2013 <em>les Nu\u00e9es,<\/em> 172 \u2013 Eschyle <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> \u2013 <em>Prom\u00e9th\u00e9e encha\u00een\u00e9<\/em>, 218 \u2013 <em>Agamemnon<\/em>, 219 \u2013 <em>Les Choephores<\/em>, 175 \u2013 Euripide <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> &#8211; <em>Alceste<\/em>, 287 \u2013 <em>Les Troyennes<\/em>. Je te dirai jeudi le processus pour qu\u2019ils puissent me parvenir. C\u2019est enfantin, mais surtout ne pas les mettre dans les colis de linge. Je serai puni. C\u2019est un paquet \u00e0 faire pour le directeur. T\u2019expliquerai.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma m\u00e8re, croyant qu\u2019on ne distribuait pas les colis, vient demain\u00a0; ce qui me fait attendre les fleurs que tu n\u2019aurais pas manqu\u00e9 de m\u2019envoyer. Je pense \u00e9galement que le courrier \u2013vu les f\u00eates\u2013 doit \u00eatre en retard et que je n\u2019aurai gu\u00e8re de nouvelles avant demain. Mais ne crois pas que je ne sache pas ce qui se passe. Mon petit doigt m\u2019a dit que\u2026 et j\u2019ai <u>vu<\/u> Jeannette \u00e9crire d\u2019une plume rapide les quelques mots qu\u2019il faut pour remplir toute une cellule de prisonnier. Pourquoi ne me dirais-tu pas des choses encore plus gentilles\u00a0? Pourquoi ne m\u2019avouerais-tu pas tout cru des nuances d\u2019une intimit\u00e9 plus profonde\u00a0? Le gros, gros, gros baiser, que cache-t-il\u00a0? \u00c9videmment, quand je te rencontre \u00ab\u00a0par hasard\u00a0\u00bb dans un couloir, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il est une manifestation spontan\u00e9e et enti\u00e8re d\u2019un sentiment sinc\u00e8re. Mais, mais, mais\u2026 j\u2019attends que \u2013tels mes \u0153illets\u2013 ces\u00a0 baisers, ces douceurs, se d\u00e9veloppent davantage et r\u00e9v\u00e8lent tout le principe de leur substance, et ne se fanent pas, sans se renouveler aussit\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma ch\u00e9rie, j\u2019esp\u00e8re aussi que tu as beaucoup travaill\u00e9. Tu sais que de mon c\u00f4t\u00e9, je fais tous mes efforts pour te donner \u00e9norm\u00e9ment de travail \u00e0 la sortie. Et tu serais heureuse que je t\u2019emm\u00e8ne \u00e0 la campagne, avec une machine, et que je revienne avec toi \u00e0 Paris, avec une machine, que nous passions nos soir\u00e9es autour de la machine, et que je te r\u00e9veille souvent pour te demander de taper quelque chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donne moi la m\u00eame chose que tu m\u2019as donn\u00e9e en nous quittant l\u2019autre jour. Ton rouge est excellent, il a saveur de miel. Embrasse le gros, gras, grand gar\u00e7on \u2013qui est le plus doux des hommes\u2013 et doit certainement rester dans son coin sans bouger, ni rien dire, pour ne pas d\u00e9plaire \u00e0 sa maman (elle serait bien heureuse d\u2019avoir donn\u00e9 le jour \u00e0 un soliveau <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>\u00a0!). Il est superbe ton fils. Comme toi. Voil\u00e0 de quoi te faire penser qu\u2019on t\u2019affectionne autant qu\u2019il te plait\u2026 et qui sait\u2026 tu ne sais rien. Gros, gros, gros\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Aristophane (n\u00e9 en 450-445 av JC, mort en 385 av JC) est un po\u00e8te comique grec. Il se fit conna\u00eetre par deux pi\u00e8ces aujourd&rsquo;hui perdues\u00a0: <em>les D\u00e9taliens<\/em> ou <em>les Banqueteurs<\/em> (427) et <em>les Babyloniens<\/em> (426). Il \u00e9crivit de nombreuses com\u00e9dies, dont la plupart ne nous sont connues que par des fragments. Onze nous sont parvenues : <em>les Acharniens<\/em> (425) et <em>la Paix<\/em> (421), o\u00f9 l&rsquo;auteur intervient franchement dans la politique et combat le parti de la guerre ; <em>les Cavaliers<\/em> (424), o\u00f9 il attaque ouvertement Cl\u00e9on, le tout puissant d\u00e9magogue ; <em>les Nu\u00e9es<\/em> (423) o\u00f9 il raille Socrate ; <em>les Gu<\/em>\u00eapes (422), o\u00f9 il tourne en ridicule l&rsquo;organisation des tribunaux ath\u00e9niens et les manies des juges ; <em>les Oiseaux<\/em> (414), o\u00f9 il s&rsquo;en prend aux utopies politiques et sociales, comme plus tard dans Lysistrata (411) et dans l&rsquo;Assembl\u00e9e des femmes (392) ; <em>les Thesmophories<\/em> (411), et <em>les Grenouilles<\/em> (405), satires litt\u00e9raires dirig\u00e9s contre Euripide.<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Le premier grand nom de la trag\u00e9die grecque est Eschyle. Seules sept trag\u00e9dies d&rsquo;Eschyle subsistent, mais on sait qu&rsquo;il composa quatre-vingt-dix trag\u00e9dies et de vingt drames satyriques. La plus ancienne trag\u00e9die conserv\u00e9e est <em>Les Perses<\/em> (472), seul exemple de pi\u00e8ce \u00e0 sujet historique, inspir\u00e9e \u00e0 l&rsquo;auteur par sa propre exp\u00e9rience de la guerre contre les Perses (Eschyle prend part aux batailles de Marathon et de Salamine). Suivent <em>Les Sept contre Th\u00e8bes<\/em> (467), consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;attaque de Th\u00e8bes par les sept chefs et \u00e0 la rivalit\u00e9 entre \u00c9t\u00e9ocle et son fr\u00e8re Polynice ; puis <em>Les Suppliantes<\/em> (464-463), dont le personnage principal est le ch\u0153ur des Dana\u00efdes, qui implorent la protection de P\u00e9lasgos contre les \u00c9gyptiades. En 458 est repr\u00e9sent\u00e9e <em>l\u2019Orestie<\/em> : sous ce terme est d\u00e9sign\u00e9 le seul exemple de trilogie tragique qui nous soit parvenu, consacr\u00e9 \u00e0 travers les trois pi\u00e8ces qui la composent (<em>Agamemnon<\/em>, <em>Les Cho\u00e9phores<\/em>, <em>Les Eum\u00e9nides<\/em>) \u00e0 la mal\u00e9diction des Atrides et au destin d&rsquo;Oreste, vengeur de son p\u00e8re Agamemnon et meurtrier de sa m\u00e8re Clytemnestre. La derni\u00e8re pi\u00e8ce conserv\u00e9e d&rsquo;Eschyle, <em>Prom\u00e9th\u00e9e encha\u00een\u00e9<\/em> est assez diff\u00e9rente des autres, et met en sc\u00e8ne des personnages divins uniquement, apr\u00e8s que Prom\u00e9th\u00e9e eut \u00e9t\u00e9 clou\u00e9 au rocher par H\u00e9pha\u00efstos, sur l&rsquo;ordre de Zeus.<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Euripide, n\u00e9 \u00e0 Salamine en 480 av. J.-C., mort en Mac\u00e9doine en 406 av. J.-C., est un tragique grec. Contemporain de Socrate, il est aussi son ami. Il se lance publiquement dans la trag\u00e9die \u00e0 partir de 455. Les femmes dans ses trag\u00e9dies d\u00e9crivent la passion physique et morale, \u00e0 l&rsquo;exception d&rsquo;Oreste dans <em>Andromaque<\/em>. M\u00e9d\u00e9e, Sth\u00e9n\u00e9b\u00e9e, Pasipha\u00e9 et Ph\u00e8dre ont fait scandale dans le public ath\u00e9nien qui estimait que le th\u00e9\u00e2tre devait repr\u00e9senter la solennit\u00e9 religieuse et non les drames humains. Il \u00e9crit <em>Alceste<\/em> en 438 av JC et <em>Les Troyennes<\/em> en 415 av JC. (notes de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Soliveau\u00a0: homme d\u00e9pourvu d&rsquo;autorit\u00e9, ne sachant pas se faire respecter [allusion \u00e0 la fable de La Fontaine (livre III, fable IV), <em>Les grenouilles qui demandent un roi<\/em> o\u00f9 Jupiter envoie aux grenouilles un soliveau, \u00ab roi tout pacifique \u00bb, qui, d&rsquo;abord craint, se voit reprocher son extr\u00eame tol\u00e9rance]. Synonyme\u00a0: fantoche (note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Lundi 15 juillet 1946 Ma ch\u00e9rie, Tu \u00e9tais tr\u00e8s jolie, bien souriante, bien repos\u00e9e, bien jeunette l\u2019autre jour dans le cabinet du juge. 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