{"id":2123,"date":"2021-04-14T11:21:38","date_gmt":"2021-04-14T09:21:38","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2123"},"modified":"2021-04-14T11:36:32","modified_gmt":"2021-04-14T09:36:32","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-08-19","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2123","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/08\/19)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2119\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2127\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Lundi 19 ao\u00fbt 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie, toute petite Jeannette, toute ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens de recevoir ta bonne lettre si tendre, si douce, si pleine de grandes choses, d&rsquo;arri\u00e8re-pens\u00e9es, de d\u00e9sirs, de tourments peut-\u00eatre, d&rsquo;inqui\u00e9tudes, et il faut pour une fois \u00e0 abandonner ce ton po\u00e9tique, badin, pour prendre \u00e0 deux mains la t\u00eate de ma Jeannette, pour la mettre tranquillement sur mon \u00e9paule et la calmer comme un oiseau. Mais non je n&rsquo;\u00e9tais ni courrouc\u00e9 ni furieux, ni de mauvaise humeur, mercredi dernier, et ma joie est enti\u00e8re comme toujours puisque tout est retrouv\u00e9 (et m\u00eame si cela n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, je n&rsquo;en aurais point fait un drame). Je n&rsquo;ai jamais perdu mon sourire, celui sp\u00e9cialement d\u00e9vou\u00e9, d\u00e9volu \u00e0 Jeannette. Tout va fort bien. Je suis le plus heureux du monde, \u00e0 condition que tu sois tranquille, sage, heureuse. Et surtout pas d&rsquo;inqui\u00e9tude pour les projets, ni les souvenirs, ni le pr\u00e9sent, ni la patience \u00e0 avoir. Les uns comme les autres sont inscrits dans un cycle harmonieux o\u00f9 il nous faut d\u00e9pouiller tous nos nerfs, toutes nos impatiences, tout le mal du monde, pour retrouver la qui\u00e9tude \u00e9ternelle, la joie de vivre, et vivre bien. Donc pas de cris, pas un ciel gris, pas de tristesse, je suis beaucoup plus infiniment plus adouci que tu ne crois. Et si cela te r\u00e9chauffe, je te dirai \u00e0 l&rsquo;oreille la belle histoire que tu attends. Sacr\u00e9e petite fille. Une histoire \u00e0 dormir sans r\u00eaver. Un conte de f\u00e9es tout bleu. Avec des amoureux satisfaits, des enfants en grand nombre, des carrosses et des ch\u00e2teaux, des cailloux blancs tout le long de la route.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;abord, ce matin, je suis infiniment content pour des raisons toutes sp\u00e9ciales \u00e0 moi que je te dirai un jour, et qui touchent \u00e0 nous deux. \u00c0 force de s&rsquo;explorer, on se d\u00e9couvre, et j&rsquo;ai vu que dans le compartiment \u00ab\u00a0Jeannette \u00bb avaient\u00a0 m\u00fbri des fleurs d&rsquo;une beaut\u00e9 rare. Il se trouve qu&rsquo;elles sont d&rsquo;une substance plus immat\u00e9rielle, plus d\u00e9finitive que les autres. Il se trouve m\u00eame (n\u2019en soit point orgueilleuse) qui n&rsquo;y en a point d\u2019autres (tout au moins dans le chapitre du sentiment, car l\u2019intellectualit\u00e9, la philosophie, la m\u00e9taphysique y ont leur jardin, mais dont tu n&rsquo;as pas lieu d&rsquo;\u00eatre jalouse, au contraire, car ils sont aussi bien tous g\u00e9n\u00e9reux). Je te dirai encore davantage un jour. L&rsquo;amour n&rsquo;est-t-il pas de dire toujours davantage ? Nous sommes dans l&rsquo;infini de la multiplication quand l\u2019infini ouvre ses p\u00e9tales, et ses feuilles, et d\u00e9ploie ses branches, et rena\u00eet, et repousse encore, plus nombreuse, plus fournie, mieux nourrie. Je suis s\u00fbr d\u2019apprendre encore que chez toi il y a de ces sources dormantes, de ces lacs souterrains, de ces grottes myst\u00e9rieuses (o\u00f9 rodent d\u2019invisibles lutins bienfaisants) qui ne cherchent que l\u2019homme arm\u00e9 de sa lampe qui viendra les explorer en ma\u00eetre et y boire. Petite fille douce\u00a0! Amie\u00a0! Ne sois ni contrainte ni rebut\u00e9e par les apparences. Pourquoi as-tu cru qu\u2019un monstre enferm\u00e9 dans une cage \u00e0 poules te faisait les gros yeux\u00a0? Tu sais que les plus grosses b\u00eates sont les plus gentilles, les plus facile \u00e0 conduire, par les tout petits bouts de femme aux doigts fins. Il est parfaitement docile ce monsieur furieux, et il te remercie tant du premier envoi que tu lui fis (comme de tout ce que tu lui donnas) qu\u2019il est confus de la peine que tu prends pour lui faire plaisir jusqu\u2019au bout et lui taper ses pattes de mouches, dans quoi il essaya d\u2019enfermer le ciel et la terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0, ch\u00e9rie aux cheveux blonds, tout ce que nous pensons de la vie pass\u00e9e, pr\u00e9sente et future pour aujourd\u2019hui. Bien que nous ayons eu d\u00e8s notre r\u00e9veil d\u2019autres sujets de pr\u00e9occupation. Des camarades nous ont quitt\u00e9, de bonne heure, pour aller se faire d\u00e9coudre \u00e0 Ch\u00e2tillon. Et dans les cris qu\u2019ils ont pouss\u00e9s en partant, il y avait tant d\u2019amiti\u00e9, d\u2019espoir, de courage, de christianisme. Il a fallu passer l\u2019\u00e9ponge dans nos esprits, calmer les battements de nos poitrines, dompter les vagues de folle indignation qui mena\u00e7aient de nous \u00e9mouvoir, et prier. Car nous ne savons plus gu\u00e8re faire autre chose en face des coups que de nous appuyer de toutes nos forces sur une Paix supr\u00eame qui n\u2019\u00e9mane pas des hommes, mais vient d\u2019un Esprit, d\u2019un id\u00e9al plus haut, plus intime, plus profond que la terre, de cette Harmonie devant quoi la vie mortelle s\u2019efface, pour ne laisser place qu\u2019\u00e0 la joie de l\u2019Amour parfait. Voil\u00e0 ce qui nous maintient, nous aide \u00e0 vivre. Voil\u00e0 pourquoi en des temps si troubl\u00e9s nos lettres, nos paroles, sont joyeuses. Voil\u00e0 pourquoi nous sourions plus souvent que nous sommes atteints. Voil\u00e0 pourquoi nous r\u00e9pugnons \u00e0 tous les arguments qui veulent qui veulent menacer notre vie r\u00e9elle, celle qui domine sur toutes les pauvres pens\u00e9es sugg\u00e9r\u00e9es par l\u2019esprit du monde. On ne fera plus de nous ni des victimes, ni des bourreaux. Nous sommes bien lib\u00e9r\u00e9s de toutes luttes, et dans l\u2019amiti\u00e9 fraternelle que nous t\u00e9moignons \u00e0 tous \u2013 m\u00eame \u00e0 nos ennemis qui en sont les moins dignes \u2013 il y a le ciel retrouv\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le ciel n\u2019est pas de nuages. Il est bleu, \u00e9ternellement. Ceux qui sont tomb\u00e9s, frapp\u00e9s dans leur chair \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, le retrouvent dans l\u2019esprit. On n\u2019est jamais mort qu\u2019\u00e0 une chose \u00e0 la fois. Et ce qu\u2019ils ont gagn\u00e9 vaut sans doute mieux que ce qu\u2019ils ont quitt\u00e9, car ils ont mont\u00e9 d\u2019un \u00e9chelon l\u2019escalier de la paix plus forte, du courage plus lucide et transcendant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 ce que je me suis plu \u00e0 regarder les rubans que tu as mis dans tes cheveux le jour de ta photo souriante, puis la bruy\u00e8re qui dure sur ma table, puis les fleurs qui s\u2019\u00e9panouissent \u00e0 la fen\u00eatre. Tu m\u2019entoures toute enti\u00e8re, ch\u00e9rie, et cette cellule est pleine de ta pr\u00e9sence, de m\u00eame que mes yeux sont pleins de cet amour difficile, rare, d\u2019une extr\u00eame t\u00e9nacit\u00e9, si solide, si plaisant que tu m\u2019as jet\u00e9 autour du cou comme une corde. Celle des pendus porte toujours bonheur. Ne crois pas m\u2019avoir li\u00e9. Tu m\u2019as plut\u00f4t d\u00e9li\u00e9 de ma paresse d\u2019aimer. Sans toi, j\u2019aurais continu\u00e9 \u00e0 crier sur les toits. Il faut que je sente s\u2019agiter cette poche gauche symbolique pour savoir que les luttes humaines ne nous honorent point si on ne les sacrifie pas sur l\u2019autel de l\u2019affection familiale, amoureuse, de l\u2019amour absolu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-il vrai, vrai\u00a0? vrai-vrai-vrai\u00a0? que, comme tu l\u2019as d\u00e9clar\u00e9 solennellement la derni\u00e8re fois, tu me suivras partout \u2013 \u00ab\u00a0<em>o\u00f9 tu voudras<\/em>\u00a0\u00bb as-tu dit. Tu l\u2019as dit. Tu l\u2019as dit\u00a0! Je suis certain de l\u2019avoir entendu. C\u2019est dit\u00a0! Promis\u00a0? Faut-il le croire\u00a0? Je n\u2019en douterai point.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est pas parce que tu as un bel enfant (splendide, intelligent, extraordinaire) qu\u2019on t\u2019aime. Ni parce que tu en veux d\u2019autres avec ce g\u00e9n\u00e9reux d\u00e9vouement maternel qui te fait d\u00e9sirer la vie et son expansion. C\u2019est parce que tu es tr\u00e8s gentille. Et puis par \u00e9go\u00efsme. Voil\u00e0. Cela nous fait plaisir de t\u2019aimer. Et nous c\u00e9dons \u00e0 notre plus haut plaisir. S\u2019il te convient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 Choses pratiques\u00a0: peux-tu dans le prochain colis penser \u00e0<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">du sel fin<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">puisque le poivre est d\u00e9fendu, mets moi un ersatz, condiment quelconque, qui en se d\u00e9layant puisse faire une sorte de moutarde<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">n\u2019oublie pas la margarine, tr\u00e8s utile<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">as-tu trouv\u00e9 quelques petits bouquins \u2013 th\u00e9\u00e2tre grec et autres \u2013 demand\u00e9s ; ne te d\u00e9range pas pour tout cela \u2013 je te le rappelle \u00e0 tout hasard<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">c\u2019est tout. Je verrai tout \u00e0 l\u2019heure au re\u00e7u du colis s\u2019il y a autre chose.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Si. Je t\u2019autorise \u00e0 avoir tous les souvenirs que tu veux. Et aussi tous les projets. Mais j\u2019esp\u00e8re que tu pr\u00e9f\u00e8reras encore les projets aux souvenirs ? Quoique les souvenirs !!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La situation g\u00e9n\u00e9rale va dans le sens que je t\u2019ai d\u00e9peint. Nous allons vers des solutions, peut-\u00eatre plus rapides que pr\u00e9vues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 Re\u00e7u colis. Il est plus que parfait. J\u2019ai tout d\u00e9ball\u00e9, mis en bo\u00eete, rang\u00e9, coup\u00e9 les queues des roses, me suis gratt\u00e9 trois fois ce qui me sert de support \u00e0 frisotis pour savoir quel pouvait bien \u00eatre le nom des fleurs blanches \u00e0 c\u0153ur jaune et vert. Elles sont en train de baigner dans une vieille bo\u00eete de conserves qui est le plus d\u00e9licieux des vases d\u2019appartement. Je regarde avec une attention mieux que particuli\u00e8re les photos du mur. Les doigts de Fr\u00e9d\u00e9ric ont-ils touch\u00e9 ces fleurs\u00a0? Que trouverai-je donc dans ces pistils\u00a0? Quelles pens\u00e9es encloses sous les roses\u00a0? N\u2019y aurait-il pas des photos de Jeannette dans les p\u00e9tales\u00a0? \u00c0 propos, je suis tr\u00e8s m\u00e9content. <u>On<\/u> m\u2019avait promis de se faire photographier avec un appareil d\u00e9voil\u00e9. <u>On<\/u> m\u2019avait dit que bient\u00f4t je pourrai esp\u00e9rer de nouveaux clich\u00e9s. Et <u>on<\/u> n\u2019a pas tenu parole. <u>On<\/u> se d\u00e9robe. <u>On<\/u> n\u2019en parle plus. <u>On<\/u> esp\u00e8re que je n\u2019aurai pas de m\u00e9moire. <u>On<\/u> se trompe. <u>On<\/u> est donc pri\u00e9 de r\u00e9parer au plus t\u00f4t cet oubli. <u>On<\/u> aurait tort de croire que ces choses doivent ou peuvent \u00eatre n\u00e9glig\u00e9es. Que l\u2019<u>on<\/u> se le tienne pour dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pour r\u00e9parer ces m\u00e9chantes paroles, pour adoucir cet air s\u00e9v\u00e8re, nous allons nous amuser \u00e0 d\u00e9crocher des boucles d\u2019oreilles, \u00e0 fourrager des cheveux, \u00e0 d\u00e9faire des rubans, \u00e0 rallumer ou \u00e9teindre des bougies, \u00e0 tisonner le feu, \u00e0 \u00e9couter le c\u0153ur qui bat, \u00e0 ne plus compter les heures, mais les secondes o\u00f9 le sang saute dans les veines de la joie, \u00e0 \u00e9prouver la rudesse des tapis, comme le souffle du vent qui hurle dehors, et dedans aussi, \u00e0 recommencer sans cesse\u00a0le chemin des douceurs, \u00e0 fermer les yeux, \u00e0 les rouvrir et \u00e0 regarder la vie qui court \u00e0 travers la brume des pupilles, l\u2019avenir qui s\u2019\u00e9panouit au fond des corolles, la fi\u00e8vre des grands \u00e9lans. Dors bien. Sois tranquille. N\u2019aie plus de mauvaises agitations dues \u00e0 je ne sais quel soup\u00e7on lu n&rsquo;importe o\u00f9. Et vient me voir vite. \u00c0 jeudi en huit. Viens toute seule, toute neuve, dans ta robe rose, ou grise, avec ou sans rubans. Je te laisserai parler tout le temps et tu t&rsquo;en iras tr\u00e8s contente parce que je t&rsquo;aurais tout dit gros, gros, gros\u2026 b.<\/p>\n<p>J.<\/p>\n<p>PS. Des enveloppes SVP<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Lundi 19 ao\u00fbt 1946 Ma ch\u00e9rie, toute petite Jeannette, toute ch\u00e9rie, Je viens de recevoir ta bonne lettre si tendre, si douce, si pleine de grandes choses, d&rsquo;arri\u00e8re-pens\u00e9es, de d\u00e9sirs, de tourments peut-\u00eatre, d&rsquo;inqui\u00e9tudes, et il faut pour une &hellip; <a href=\"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2123\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":11,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"folder":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2123"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2123"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2123\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2130,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2123\/revisions\/2130"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2123"}],"wp:term":[{"taxonomy":"folder","embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ffolder&post=2123"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}