{"id":2127,"date":"2021-04-14T11:28:35","date_gmt":"2021-04-14T09:28:35","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2127"},"modified":"2024-01-21T11:13:19","modified_gmt":"2024-01-21T10:13:19","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-08-25","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2127","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/08\/25)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2123\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2131\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 25 ao\u00fbt 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui, j\u2019ai bien re\u00e7u toutes les lettres indiqu\u00e9es, mais pas encore la visite de cette brave secr\u00e9taire de Floriot. Je te remercie d\u2019avoir fait diligence pour les textes. Cela me sera tr\u00e8s utile pour mon dossier. Quoique\u2026 Aura-t-on besoin encore de dossier d\u2019ici peu\u00a0? Je souhaite que non. Du reste, peut-\u00eatre \u00e0 tort, je n\u2019ai jamais consid\u00e9r\u00e9 ce dossier que comme une chose parfaitement inutile. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 vu br\u00fbler tellement de papier. Tout ce qui semble exister dans ce monde faux n\u2019est-il pas vou\u00e9 \u00e0 la destruction\u00a0: les haines, comme les luttes, comme les proc\u00e8s, comme les projets de constitution. L\u2019humanit\u00e9 est cet \u00e9ternel Sisyphe qui remonte quotidiennement son rocher d\u2019illusions et retombe toujours plus bas dans son orni\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je voudrais que tu te renseignes si tes amis sont toujours en vacances jusqu\u2019\u00e0 octobre. Surtout qu\u2019on ne s\u2019occupe pas de moi. Aucune raison. Tout va tr\u00e8s bien dans cette attente qui\u00e8te. Je ne d\u00e9sire en rien d\u00e9ranger qui que ce soit pour l\u2019instant. Du reste, je crois que l\u00e0, on peut faire confiance \u00e0 la Providence qui prot\u00e8ge toujours ceux qui se confient en elle. On voit que jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent le secours ne nous a pas manqu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai \u00e9t\u00e9 ravi, surpris, heureusement \u00e9tonn\u00e9 de la promptitude que tu as mise \u00e0 taper les 58 pi\u00e8ces restantes. Que ne te dois-je pas\u00a0? Apr\u00e8s toutes les inqui\u00e9tudes, quand on les croyait \u00e9gar\u00e9es, voici le bonheur de les avoir plus t\u00f4t que pr\u00e9vu. Pour ce, je t\u2019embrasse, et on ne t\u2019embrasse pas qu\u2019un peu. Sur une joue et l\u2019autre, sur l\u2019un et l\u2019autre \u0153il, sur un front ob\u00e9issant, sur tout ce qui se donne avec tendresse et joie. Sur tout ton bonheur. Tu remarqueras que, d\u00e9j\u00e0, d\u00e8s dimanche matin, j\u2019ai pris la plume pour te f\u00e9liciter et te dure toute ma vive reconnaissance. Et autre chose aussi\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019humeur ce matin est bonne, excellente. Je me sens gu\u00e9ri de tas de craintes anciennes. Il semble que la situation soit gouvern\u00e9e tout autrement qu\u2019hier\u00a0; que de plus en plus la compr\u00e9hension \u00e0 notre endroit s\u2019am\u00e9liore\u00a0; que si nos ennemis sont toujours aussi acharn\u00e9s \u2013 et souvent impuissants \u2013 nos amis sont de plus en plus nombreux, qu\u2019une atmosph\u00e8re de plus haute justice, d\u2019impartialit\u00e9 plus grande tend \u00e0 pr\u00e9valoir. Il y a encore de temps en temps quelques faiblesses, mais peu. D\u2019ici quelque temps, les \u00e9v\u00e9nements mettront encore beaucoup plus en lumi\u00e8re notre bonne foi et la justesse de nos vues. Au fond, nous remporterons peut-\u00eatre une prodigieuse victoire morale, une victoire sans autres armes que celles de l\u2019esprit, une victoire de la raison et du c\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, il y a des lettres que tu relis trois fois et plus. Parce que tu y trouves une p\u00e2ture intime qui te r\u00e9jouit. Que pr\u00e9f\u00e8res-tu\u00a0? Les mots gentils ou l\u2019action subversive de te tirer les cheveux et d\u00e9boucler tes oreilles\u00a0? Il est vrai que les bougies sont si douces et la nuit si calme. J\u2019ai r\u00eav\u00e9 (et plus encore \u2013 car il est des t\u00e9l\u00e9pathies constantes) que je te racontais la belle histoire qu\u2019il fallait. Et, meilleure que les Mille et une Nuits, elle ne finit jamais, car on la continue d\u2019heure en heure, sans qu\u2019on sente plus jamais le mauvais souffle des orages mondains. Une histoire sur la plage, parfum\u00e9e par la brise du large, avec la Croix du Sud au fond de l\u2019horizon, brillante \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, extraordinairement lumineuse, une histoire o\u00f9 les hommes sont doux, les matelots chanteurs, les cachalots tendres, la vague adoucie. Une histoire au clair de lune, sans fant\u00f4mes, ni soucis, une histoire tranquille, o\u00f9 les esprits gu\u00e9ris ne passent plus leur temps \u00e0 se tourmenter, mais, bien au contraire, \u00e0 s\u2019\u00e9difier, se consolider mutuellement. Une histoire non taquine, simple et lyrique \u00e0 la fois, o\u00f9 la phrase musicale ne contient plus d\u2019inqui\u00e9tude. Une histoire d\u2019amants heureux de satisfactions accomplies, de bonheur r\u00e9alis\u00e9s de multiples petits bonheurs, car ce n\u2019est pas simple d\u2019\u00eatre heureux. Il faut tant de choses \u00e0 la fois. Un univers complet. Une histoire sans histoire, sans incidents, sans cailloux du chemin, sans pass\u00e9 ni avenir, l\u2019\u00e9ternel immuable bonheur de vivre. Une histoire que les cris des singes, les odeurs des pal\u00e9tuviers, les araign\u00e9es g\u00e9antes, et les papillons monstrueux ne troublent pas, car la palme s\u2019agite, tranquille et civilis\u00e9e, et la fourmi a regagn\u00e9 son trou o\u00f9 elle vit bourgeoisement dans ses stocks et magasins g\u00e9n\u00e9raux. Une histoire du c\u0153ur tranquille. Une histoire de f\u00e9es bienfaisantes, de petites f\u00e9es, toutes intimes, toutes pr\u00e9cieuses, attentives \u00e0 combler l\u2019homme de menus dons, car nous avons beaucoup plus besoin de milliers d\u2019attentions d\u00e9licates que de grandes choses enivrantes. La vie heureuse ce sont des milliers de petits ruisseaux, de myriades de gouttes d\u2019eau, de multiples cellules infinit\u00e9simales. Si la force est dans la quantit\u00e9, la vie est dans la qualit\u00e9 de l\u2019infiniment petit, et pour que l\u2019amour soit grand, il faut que toutes ses composantes minuscules soient parfaites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vais donc te raconter ma belle histoire\u00a0: un soir, on vit arriver sur la plage une barque abandonn\u00e9e dans quoi il y avait apparemment de vieux chiffons et des bagages sans nom. La barque \u00e9tait vermoulue, vieille, avait l\u2019air d\u2019avoir roul\u00e9 pendant des mois sur les c\u00f4tes d\u00e9sertes, repouss\u00e9e par toutes les temp\u00eates, portant encore trace des lichens qui avaient du l\u2019envahir quand elle pourrissait sur les baies brunes des Sargasses, isol\u00e9e au milieu de l\u2019Atlantique travers\u00e9 de courants imp\u00e9rieux. Rien qu\u2019une vieille barque, de vieux chiffons, des d\u00e9bris d\u2019une fortune engloutie, et pourtant \u00e0 ouvrir le paquet ruisselant d\u2019eau et d\u2019embruns, et de mousse verd\u00e2tre, on d\u00e9couvrit un enfant quasi nouveau n\u00e9 merveilleusement beau, sain, fort, qui dormait paisiblement, souriant aux cieux \u00e9tonn\u00e9s. Il ne paraissait n\u2019avoir souffert du long voyage, ni avoir \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 du sein de sa m\u00e8re, ni s\u2019\u00e9mouvoir de son arriv\u00e9e sur la plage. Et quand il ouvrit les yeux ce fut pour sourire. Maintenant je sens sur tes l\u00e8vres une foule de pourquoi, de comment, de doutes et d\u00e9n\u00e9gations. Aurait-il, ce gros gar\u00e7on, les cheveux aussi blonds que Fr\u00e9d\u00e9ric, les yeux aussi violets, la moue aussi volontaire. Race de C\u00e9sars. Point du tout. C\u2019est un tout autre b\u00e9b\u00e9 qui n\u2019arrache pas les fleurs par la t\u00eate ou par la tige et dont l\u2019\u0153il fixe fait s\u2019enfuir les singes et s\u2019agenouiller les vieux p\u00eacheurs. Ceci se passait un frais matin apr\u00e8s une nuit qui fut noire comme l\u2019encre dont les litt\u00e9rateurs se servent pour leurs romans effrayants et sombres. Il y avait \u00a0une esp\u00e8ce de lumi\u00e8re qui venait de partout. On n\u2019aurait pas reconnu le soleil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si maintenant tu es tr\u00e8s sage et que tu restes tout \u00e0 fait tranquille sur la plage, je te parlerai \u00e0 travers le sable. On y entend mieux encore que dans la conque des coquillages. Et les mots y sont tamis\u00e9s par la douceur de la poussi\u00e8re agglutin\u00e9e. Si tu es encore plus sage, je t\u2019embrasserai et nous irons, nous tenant accroch\u00e9s par le petit doigt, visiter l\u2019oasis. Tu n\u2019aurais pas peur des crabes qui perdent qui pendent aux arbres, des serpents pelotonn\u00e9s dans les humus, des oiseaux qui ouvrent un \u0153il, des fourmis qui aiguisent leurs mandibules. Tout cela est un\u00a0 jardin chantant, adouci, confiant. Les b\u00eates n\u2019ont pas peur des hommes bons. Elles savent qu\u2019ils les prot\u00e8gent dans leurs afflictions animales. Elles ont toute leur place dans l\u2019infini voli\u00e8re o\u00f9 chaque \u00eatre si minuscule accomplit son travail utile, et nous \u00e9couterons la le\u00e7ons des cirons qui protestera de son grand d\u00e9sir de construire dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9 des \u0153uvres pies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9cid\u00e9ment tes cheveux sont trop jolis pour qu\u2019on n\u2019y mette point les mains. Est-ce que Fr\u00e9d\u00e9ric t\u2019aime comme il faut ? Pour ce soir, dors sans encombres, sans nuages, sans gros soucis, sans petits ennuis. Tout est dissip\u00e9 sous mes mains chaudes sur ton front. Aie confiance. La vie qui court les bois, les nuages, les mers, est aussi gonfl\u00e9e de libert\u00e9 que le c\u0153ur de ceux qui, prisonniers aujourd\u2019hui, libres demain, n\u2019ont jamais dans les mains que des stylets \u00e0 chansons. \u00c0 demain, fillette aim\u00e9e. Bon dimanche. Je suis avec toi et nous passerons l\u2019apr\u00e8s-midi \u00e0 courir les bois.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi 26<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien re\u00e7u le colis. Appr\u00e9ci\u00e9 tout comme \u00e0 l\u2019habitude. Et c\u2019est pour moi l\u2019\u00e9merveillement de voir \u00e0 quel point toutes les affections qui m\u2019entourent sont si maintenues, si pers\u00e9v\u00e9rantes, toujours progressives et que Jeannette et ma m\u00e8re portent \u00e0 elles deux le poids de ma subsistance la meilleure. Tout est si parfait que je ne trouve rien \u00e0 demander de plus, sinon qu\u2019il me faut remercier encore et toujours pour ces \u00e9lans si vrais, si spontan\u00e9s qui parviennent \u00e0 travers les fleurs coup\u00e9es fra\u00eechement. Hortensias, roses, an\u00e9mones, tout porte en soi cet amour neuf qui se donne sans jamais se reprendre et veut encore donner davantage, de mieux en mieux, de plus en plus s\u00fbrement. Que la vie est certaine avec de telles preuves d\u00e9j\u00e0 accomplies de persistante affection, et si, petite Jeannette, je caresse tes yeux et ton front avec mes mains tendres, j\u2019ai plus plaisir encore \u00e0 \u00e9pouser la tendresse chaude d\u2019une affection qui ne se d\u00e9ment pas, avec toute la vigueur de ma confiance retrouv\u00e9e, du bonheur intime ressenti au vu de tels \u00e9lans. La sinc\u00e9rit\u00e9 est un e des plus rares qualit\u00e9s de l\u2019amour. Il transpara\u00eet si peu de transcendance dans les gestes humains. Au moins sachons en profiter quand elle est l\u00e0, boire \u00e0 la coupe d\u2019ambroisie, savourer la fleur d\u2019une d\u00e9licate pens\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce moment les r\u00eaves sont difficiles quand on envisage l\u2019avenir. Il appara\u00eet si charg\u00e9 de nuages pour l\u2019humanit\u00e9 que l\u2019on doit s\u2019accrocher \u00e0 deux mains \u00e0 toute sa force morale pour ne pas en \u00e9prouver de la crainte. Non pour soi-m\u00eame. Il y a longtemps que nous sommes au-del\u00e0 de toute \u00e9motion, mais pour tous ces malheureux, innocents, qui ne voient pas sur quelle pente fatale ils roulent. Combien faut-il \u00eatre sage, prudent, raisonnable, pour ne pas faillir. Combien doit-on se garder de se compromettre avec les fous qui s\u2019imaginent toujours qu\u2019avoir puissance politique leur donne le droit de tyranniser, torturer, pers\u00e9cuter pour obliger les autres \u00e0 accepter leur point de vue. L\u2019humanit\u00e9 est \u00e0 la veille d\u2019un cataclysme aupr\u00e8s duquel celui d\u2019hier n\u2019est qu\u2019un jeu d\u2019enfant. Elle en sortira plus ruin\u00e9e, malheureuse, d\u00e9cim\u00e9e qu\u2019avant, impuissante \u00e0 s\u2019organiser, \u00e0 se survivre, \u00e0 se sauver de sa propre rage. Pour moi, je pense qu\u2019il faudra absolument <u>s\u2019abstenir<\/u> de prendre un parti qui ne soit pas \u00e0 la hauteur de l\u2019id\u00e9al le plus \u00e9lev\u00e9\u00a0: celui qui consid\u00e8re <u>tous<\/u> les hommes quels qu\u2019ils soient du m\u00eame point de vue, sur le plan le plus fraternel, avec le plus de commis\u00e9ration et de d\u00e9vouement. Les partisans sont tous sectaires. Il ne faut plus \u00eatre partisan tar\u00e9, partisan born\u00e9, partisan pour vaincre d\u2019autres hommes, mais partisan d\u2019une libre accession de tous \u00e0 la plus haute qualit\u00e9 : celle d\u2019homme. Il en est peu qui comprennent ce que ce mot peut signifier de grandeur m\u00e9connue, d\u2019importance, de valeur g\u00e9n\u00e9rale. Tout humain a un tyran en soi. Il se contraint lui-m\u00eame \u00e0 \u00eatre un petit despote.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma ch\u00e9rie, voil\u00e0 que je rentre encore dans mes ratiocinations m\u00e9taphysiques. Et toi qui m&rsquo;\u00e9coutes sans mot dire, patiente, alors que tu ne voulais pas point de ces mots barbares, de ces discussions byzantines, de ses r\u00eaves fumeux, mais des baisers et des tendresses et des caresses touchantes, les mauvaises histoires que voil\u00e0 ! Que raconter \u00e0 sa fillette d&rsquo;amour les pr\u00e9visions terribles de l&rsquo;Apocalypse de demain. Nous abandonnerons volontiers ce monde mauvais pour retrouver dans tous les recueils de contes de f\u00e9es et tous les recoins de notre imagination f\u00e9conde les meilleurs r\u00e9cits qui enchantent l\u2019\u00e2me, la bercent, la dorlotent, la pouponnent \u00e0 souhait. Tu as raison, je vais t\u00e2cher de me faire pendant une heure un chapelet patient de toutes les heures pass\u00e9es et je les \u00e9gr\u00e8nerai comme une bigote devant l\u2019autel allum\u00e9 au Dieu Cupidon. Ah\u00a0! L\u2019arc et les fl\u00e8ches. Elle te fait mal, celle-l\u00e0. Vraiment si enfonc\u00e9e\u00a0? Laisse-moi l\u2019embrasser patiemment qu\u2019on \u00e9tanche la plaie. Mes l\u00e8vres sur ton bout du nez, tout rose, et tes yeux, tout \u00e9mus. Es-tu contente\u00a0?<\/p>\n<p>J.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 25 ao\u00fbt 1946 Ma ch\u00e9rie, Oui, j\u2019ai bien re\u00e7u toutes les lettres indiqu\u00e9es, mais pas encore la visite de cette brave secr\u00e9taire de Floriot. Je te remercie d\u2019avoir fait diligence pour les textes. 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