{"id":2135,"date":"2021-04-14T11:48:09","date_gmt":"2021-04-14T09:48:09","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2135"},"modified":"2021-04-17T18:12:51","modified_gmt":"2021-04-17T16:12:51","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-09-09","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2135","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/09\/09)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2131\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2142\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Lundi 9 septembre 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<br \/>\nJeannette toute ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu ne m\u2019as pas beaucoup \u00e9crit cette semaine. Un petit mot mercredi, une lettre jeudi. Il est vrai qu\u2019elle est substantielle. Elle contient tant d\u2019affections, d\u2019affinit\u00e9s, voire de sentiments inexprim\u00e9s sous des attentions charmantes et pu\u00e9riles qu\u2019elle suffit largement \u00e0 mon bonheur de la semaine. Car j\u2019ai besoin, petite fille, d\u2019avoir de grands yeux tr\u00e8s br\u00fblants, tr\u00e8s profonds, tr\u00e8s loyaux o\u00f9 je puisse boire \u00e0 souhait toute la sinc\u00e9rit\u00e9, la tendresse qu\u2019on veut bien me donner sans arri\u00e8re pens\u00e9e, et tu ne me refuses pas \u2013 loin de l\u00e0 \u2013 ce verre d\u2019eau inappr\u00e9ciable. J\u2019ai pens\u00e9 souvent que c\u2019\u00e9tait moi, et non plus toi, qui m\u2019endormais sur ton \u00e9paule ti\u00e8de et que l\u00e0, on y trouvait le repos d\u2019un c\u0153ur assoiff\u00e9 de douceur. Il faut bien que de temps \u00e0 autre, la lutte cesse en nous pour que vienne l\u2019\u00e9motion de se dire tout bas ce qui ne peut \u00eatre per\u00e7u par les oreilles humaines. Il faut bien croire \u00e0 la puissance heureuse et secr\u00e8te de l\u2019amour qui lie les uns et les autres selon sa loi \u2013 ou les d\u00e9lie \u2013 et les \u00e9l\u00e8ve au plein de sa gr\u00e2ce. Il est merveilleux de savoir que souvent la r\u00e9compense de tous nos efforts, nos souffrances, nos \u00e9lans, nos pertes apparentes s\u2019exprime par un in\u00e9puisable regain de tendresse humaine et que nous recevons mille fois ce que nous avons donn\u00e9. Je placerai donc encore l\u2019or pur de ma confiance de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0. Ouvre ta main. J\u2019y d\u00e9poserai un lourd secret. Referme-la et ne le laisse point envoler. Il est pour toi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u le colis que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 chercher ce matin, et, p\u00e9tale apr\u00e8s p\u00e9tale, j\u2019ai d\u00e9pouill\u00e9 toutes les paroles que tu avais mises dans les roses et les an\u00e9mones. J\u2019ai trouv\u00e9 tout\u00a0; muni de cela, j\u2019ai pens\u00e9, pendant tout le temps pr\u00e9cieux qu\u2019elles prenaient toute leur place, combien tu m\u2019\u00e9tais pr\u00e9cieuse, et quels pas tu avais fait en mois depuis deux ans. L\u2019\u00e9preuve rapproche ou \u00e9loigne. Elle fait la s\u00e9paration nette entre ceux qui sont vos amis de toujours et ceux qui ne s\u2019attachent que par int\u00e9r\u00eat ou caprice. Crois bien qu\u2019aucun effort n\u2019est perdu, aucune de nos meilleures intentions ne reste sans sa b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; son succ\u00e8s est assur\u00e9, quel que soit le retard qu\u2019on croit y apercevoir. Il n\u2019y a pas de d\u00e9sir pur qui ne soit pas soutenu par l\u2019infini, qu\u2019on appelle la Providence, qu\u2019on d\u00e9corera de tous les noms qu\u2019on voudra et qui existe pour que les enfants qui comme nous marchent droit sous sa loi, soient heureux, tranquilles, capables d\u2019unir leurs efforts, puissent se retrouver en toute s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Petite compagne, tu mets trop de choses co\u00fbteuses dans les colis et je te d\u00e9fends de te priver le moins du monde ou de faire des folies qui gr\u00e8vent ton budget. Il faut \u00eatre raisonnable. Je suis, moi, qui devant mon mur, pense \u00e0 toi dans les livres. Crois que tu m&rsquo;apportes beaucoup, disons tout, avec ta tendresse et que m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;y avait que les mots que tu dis, que les pens\u00e9es que je sens, cela suffirait. T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 ma m\u00e8re pour la remercier aussi. C&rsquo;est la meilleure des mamans. Elle a toujours \u00e9t\u00e9 d&rsquo;un admirable d\u00e9vouement. Il faut lui dire que je le sais et que je l\u2019aime davantage. Si je pouvais vous prendre \u00e0 toutes vos soucis entre mes doigts et les faire dispara\u00eetre dans leur n\u00e9ant. Peut-\u00eatre est-ce possible. Nous allons le tenter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que tu as des soucis quand tu es contre mon \u00e9paule\u00a0? Est-ce que tu as peur quand tu viens me voir dans la cage et que je te dis avoir confiance (non pas dans nos ennemis, ou dans la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des hommes \u2013 l&rsquo;exp\u00e9rience aura appris \u00e0 nous m\u00e9fier \u2013 mais dans l&rsquo;obligation o\u00f9 en est l&rsquo;erreur actuelle qui pr\u00e9tend dominer, r\u00e9genter, tuer. Tyran hier, implora demain la protection du ciel pour sauver ces crimes. Pour moi que j&rsquo;ai assez vu d&rsquo;horreurs pour me complaire d\u00e9sormais dans la moindre violence. Si les loups veulent se d\u00e9chirer entre eux, je n&rsquo;arriverais qu&rsquo;apr\u00e8s la bataille, pour r\u00e9cup\u00e9rer les peaux des assaillants et les montrer du doigt \u00e0 nos petits-enfants. Voil\u00e0 ce qu&rsquo;il advient des m\u00e9chantes langues. Soyez doux comme des moutons et faites attention qu&rsquo;on ne vous mange pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Pendant 2 colis ne met plus d&rsquo;ersatz de caf\u00e9. Nous en avons provisions. Apr\u00e8s tu recommenceras).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai re\u00e7u visite de Mme D. J\u2019esp\u00e8re qu&rsquo;elle fera ce que je lui ai dit. Jeudi, je te dirai beaucoup de choses \u00e0 ce sujet, et d&rsquo;autres. Tu me donneras conseil, car il y aura sans doute une man\u0153uvre \u00e0 faire bient\u00f4t, si toutefois d&rsquo;ici l\u00e0, rien ne s&rsquo;est pass\u00e9 sur le plan international. Il s&rsquo;agit de savoir combien de temps on doit encore gagner. C&rsquo;est tout. Pour le reste, tout est d\u00e9j\u00e0 arrang\u00e9, j&rsquo;en suis s\u00fbr. On sera \u00e9tonn\u00e9 de la rapidit\u00e9 des solutions. Pense aussi \u00e0 me demander des indications pour les po\u00e8mes. Il faudra pr\u00e9parer quelque chose pour un \u00e9ventuel dossier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai interrompu ma lettre une heure pour corriger des vers. Tu n&rsquo;imagines pas le succ\u00e8s qu&rsquo;ils ont. J&rsquo;en suis le premier surpris, et content, parce que je crois avoir \u00e9vit\u00e9 l\u2019inspiration personnelle et ob\u00e9i \u00e0 des lois g\u00e9n\u00e9rales. Le m\u00e9rite ne m\u2019en revient pas, mais au principe de po\u00e9sie pure, qui agit \u00e0 son gr\u00e9 quand le traducteur (le r\u00e9cepteur, le po\u00e8te) est suffisamment souple, attentif, d\u00e9barrass\u00e9 de tout pr\u00e9jug\u00e9 \u00e9go\u00efste, et inharmonieux. Comme en musique, comme en peinture, comme en politique, comme en amour, il faut toujours ob\u00e9ir. Es-tu ob\u00e9issante ? Humble ? D\u00e9cid\u00e9e \u00e0 ne jamais te lasser\u00a0? \u00c0 ne jamais craindre\u00a0? \u00c0 toujours admettre le meilleur point de vue, le plus \u00e9lev\u00e9, le plus large\u00a0? \u00c0 ne jamais c\u00e9der \u00e0 tes fantaisies personnelles\u00a0? \u00c0 ne jamais exiger, mais donner toujours\u00a0? \u00c0 ne jamais tomber dans la jalousie\u00a0? Ni l\u2019indiff\u00e9rence\u00a0? Ni l\u2019assiduit\u00e9 fastidieuse\u00a0? Ni la n\u00e9gligence\u00a0? Ni l\u2019inconvenance\u00a0? Ni le formalisme\u00a0? \u00c0 n\u2019admettre rien qui ne soit parfait, transmut\u00e9, recuit par l\u2019exp\u00e9rience\u00a0? \u00c0 sublimer la beaut\u00e9 des gestes simples\u00a0? \u00c0 simplifier les grands \u00e9lans\u00a0? \u00c0 rejeter toute ruse\u00a0? Toute vell\u00e9it\u00e9 hypocrite\u00a0? Toute brutale interjection\u00a0? Toute animalit\u00e9 pesante\u00a0? Toute intellectualit\u00e9 surfaite\u00a0? Ob\u00e9ir\u00a0! Ob\u00e9ir\u00a0! Voil\u00e0 de quoi travailler toute une vie occup\u00e9e \u00e0 se chercher, trouver la v\u00e9rit\u00e9, le sens de l\u2019existence heureuse. Le bonheur n\u2019est pas de se regarder dans les yeux en roulant des r\u00eaves blancs, mais d\u2019apercevoir le bout de la route \u00e0 travers les murs, les plus gros qui soient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019esp\u00e8re \u2013 ah oui, j\u2019esp\u00e8re\u00a0! \u2013 recevoir une lettre de toi ce soir. Sinon je regarderai ta photo. Je penserai \u00e0 toi. Je penserai \u00e0 nous. En arri\u00e8re, en avant, maintenant. Je t\u2019imaginerai cueillant des fleurs dans le jardin. Bien plus, je viendrai derri\u00e8re toi sans que tu t\u2019en doutes, dans la salle \u00e0 manger et je te regarderai lire, et je t\u2019\u00e9couterai ne rien dire\u00a0! et je ferai du bruit jusqu\u2019\u00e0 ce que tu sentes qu\u2019il y a quelqu\u2019un, et que ce quelqu\u2019un n\u2019est autre que moi. Et tu serais si contente que tu n\u2019oseras pas bouger. Et alors seulement, mais seulement l\u00e0, je t\u2019embrasserai.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les roses penchent &#8211; lourdes de secret. Je vais leur couper les pattes tout \u00e0 l&rsquo;heure pour qu&rsquo;elles disent tout. Si tu mettais ta robe du dimanche et tes souliers dor\u00e9s, nous irions faire un tour \u00e0 Robinson, que je vois de ma fen\u00eatre. D\u00e9jeuner dans l&rsquo;arbre, pensez aux grisettes et aux Rodolphe, d\u00eener aux lampions, jouer \u00e0 la balan\u00e7oire et se promener dans la for\u00eat en se tenant par le petit doigt et en se disant des choses banales : regarde le ver de terre, oh ! La belle mousse sur le vieux ch\u00eane ! Les nuages sont blancs, jaunes, gris ! Ils ont l&rsquo;air de poissons ! Non ! De paquets ! Non de ouate\u00a0! Ils sont tr\u00e8s polis, tr\u00e8s laids\u00a0! Un \u00e9cureuil\u00a0! Quand il y aura des noisettes\u00a0? L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re\u00a0! L\u2019ann\u00e9e prochaine\u00a0! Les aiguilles de pin craqueraient sous les souliers. Le soleil bas inviterait les cors de chasse \u00e0 sonner lugubrement des b\u00eatises qui font p\u00e9ter les veines du cou aux musiciens. Les routes bitum\u00e9es appara\u00eetraient maussades parce qu\u2019elles n\u2019ont pas d\u2019impr\u00e9vu, et elles le savent bien, les jalouses, les furieuses. Oh\u00a0! Les petits sentiers dans les sous-bois. Tu \u00e9poussetterais ta robe toute pleine de brindilles d\u2019herbe, et regretterais beaucoup de n\u2019avoir pas de poudre pour s\u00e9cher tes joues chaudes et tu ferais des moues et des sourires \u00e0 cause des battements de c\u0153ur. S\u2019il va plus vite, c\u2019est qu\u2019il est content. S\u2019il va plus lentement, c\u2019est qu\u2019il attend qu\u2019on le flatte, qu\u2019on le p\u00e9n\u00e8tre, qu\u2019on le fasse courir. Et tu brosserais mon veston o\u00f9 tu aurais laiss\u00e9 des cheveux, et de la poudre, et du rouge sur mon col, et je te raconterais n\u2019importe quoi avec des grands gestes de main vers le ciel, les arbres, la ville lointaine, ou nous\u2026 Tu es si petite, si l\u00e9g\u00e8re, qu\u2019on peut te porter d\u2019un souffle, courir en t\u2019enlevant jusqu\u2019au prochain village et nous ne penserions \u00e0 rien d\u2019autre qu\u2019\u00e0 nous, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 tout ce qu\u2019il faut pour oublier et tout ce qu\u2019il faut conna\u00eetre encore. Et pour ne pas \u00eatre \u00e9go\u00efstes, nous d\u00e9ciderions d\u2019avoir beaucoup d\u2019enfants, dans un grand pays, tr\u00e8s loin, o\u00f9 les hommes sont doux. Alors, la premi\u00e8re \u00e9toile consentira \u00e0 se lever, que personne ne regarde plus, parce que les hommes ont perdu le go\u00fbt d\u2019eux-m\u00eames. Ils sont amoureux de leurs machines, de leurs sauvageries, de leurs vices.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soir, une fois rentr\u00e9, je ferai des po\u00e8mes compl\u00e8tement incompr\u00e9hensibles, sauf pour celui qui sait lire \u00e0 l\u2019envers \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire dans le sens qu\u2019il faut pour comprendre d\u2019o\u00f9 on vient, o\u00f9 l\u2019on va, ce qu\u2019il faut faire pour \u00eatre sage. Je t\u2019embrasse, je t\u2019embrasse, je t\u2019embrasse. Encore une fois. \u00ab\u00a0Oui\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>J.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Lundi 9 septembre 1946 Ma ch\u00e9rie, Jeannette toute ch\u00e9rie, Tu ne m\u2019as pas beaucoup \u00e9crit cette semaine. Un petit mot mercredi, une lettre jeudi. Il est vrai qu\u2019elle est substantielle. 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