{"id":2188,"date":"2021-04-18T18:30:02","date_gmt":"2021-04-18T16:30:02","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2188"},"modified":"2021-04-18T18:55:22","modified_gmt":"2021-04-18T16:55:22","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-10-27","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2188","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/10\/27)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2182\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2194\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 27 octobre 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Froid dimanche. Quoique tr\u00e8s clair. Et belle campagne apr\u00e8s nuit de pluie. Quelles hallebardes\u00a0! Ce matin le paysage fresnois est tout d\u00e9lav\u00e9\u00a0! Il manque la moiti\u00e9 des feuilles. Qu\u2019elles vont vite les saisons\u00a0! Si la for\u00eat \u00e9tait s\u00e8che, nous aurions \u00e9t\u00e9 nous promener dans les bois sur le tapis de mousse et de feuilles mortes. Mais tout est trop mouill\u00e9, nous resterons chez nous, \u00e0 faire du th\u00e9, \u00e0 lire, \u00e0 recoudre des boutons, \u00e0 travailler\u2026 Voil\u00e0, surtout cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce matin, le camarade qui \u00e9tait impliqu\u00e9 avec moi dans l&rsquo;affaire est venu annoncer que son avocat lui avait affirm\u00e9 que mon dossier avait \u00e9t\u00e9 transmis depuis mercredi\u00a0!! Je bondis sur Flo. Pour tirer au clair cette histoire. Il me semble qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une erreur. On doit m&rsquo;interroger encore deux fois en novembre, et l&rsquo;instruction de cl\u00f4ture n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 faite. Je dors donc bien tranquille. Il ne me semble pas possible que les choses se soient pass\u00e9es ainsi \u00e0 moins d&rsquo;instructions imp\u00e9ratives du parquet : sait-on jamais\u00a0! Une quelconque intervention d&rsquo;un m\u00e9chant ? Veux-tu voir cela et me r\u00e9pondre d&rsquo;urgence. Non pour me rassurer. Je suis blind\u00e9 contre tout, mais pour que je puisse voir les choses en clair. Toute cette histoire me para\u00eet invraisemblable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis bien content de te savoir travailler pour moi. Et ce n&rsquo;est pas fini. Mais ce n&rsquo;est pas seulement pour moi. C&rsquo;est aussi pour toi, et pour des tas de raisons que je ne puis expliquer ici, tant il y en a. Tout un roman. Aimes-tu les romans\u00a0? Je les d\u00e9teste. Ils se sont aussi faux que la vie que nous voyons par les fen\u00eatres avec ou sans barreaux. Par contre, j&rsquo;aime la vie qui est la vraie, l&rsquo;int\u00e9rieure, la r\u00e9elle, celle qui aboutit \u00e0 entortiller de cheveux blonds mon doigt, ou a d\u00e9grafer des boucles d&rsquo;oreilles. Pour u roman, de la tendresse, intime, les yeux ferm\u00e9s, comme une pri\u00e8re, avec un flot d&rsquo;\u00e9motions calmes, et l&rsquo;amour qui passe embellissant les c\u0153urs ouverts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Froid ou chaud dimanche ? C&rsquo;est selon. Si j&rsquo;en crois les mains blanchies par l\u2019air, le il appara\u00eet qu&rsquo;il fait froid dehors. Si je regarde mes pens\u00e9es heureuses, il fait chaud l\u00e0 o\u00f9 il se doit. Comment ne pas \u00eatre heureux quand tant de choses pr\u00e9cieuses vous apparaissent, r\u00e9jouissantes, qui sont la marque de notre constante b\u00e9n\u00e9diction ? Tout est pr\u00e9texte \u00e0 s&rsquo;extasier, les photos de Fr\u00e9d\u00e9ric, comme les souvenirs et les projets, le pr\u00e9sent de ce jour qui est de savoir que nous sommes toujours au sommet de la vague, non englouti, non menac\u00e9, tant le radeau tient bon, tant le courage nous soutient, tant nous avons d&rsquo;amis dans le monde, tant nous avons \u00e9t\u00e9 bien inspir\u00e9s, tant la force qui nous anime est puissante et nous donne le triomphe sur toutes les \u00e9preuves. La haine qu&rsquo;un monde d\u00e9cha\u00een\u00e9 manifeste contre nous est un merveilleux tremplin. Jamais les facult\u00e9s ne sont aussi \u00e9veill\u00e9es, aussi prompte qu\u2019\u00e0 l\u2019heure du danger. Bonne pr\u00e9paration pour les \u00e9preuves qui viennent, que celles subies depuis deux ans. D&rsquo;une marche sur l&rsquo;autre, nous arriverons \u00e0 surmonter tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, il y a ceux qui nous soutiennent, les m\u00e8res qui sont toujours pr\u00e8s de leurs fils, au-dessus de tout argument. Et puis il y a Jeannette\u00a0!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle est bien douce, bien petite fille, bien cach\u00e9e, avec l&rsquo;air de n&rsquo;y rien comprendre, ou de ne pas le vouloir, attendant son heure, patientant, pr\u00e9parant des petits paquets, donnant un coup de peigne \u00e0 son magnifique bambin, tapant \u00e0 la machine, s&rsquo;endormant toute seule, mais non point seule, avec ses r\u00eaves \u2014qui n&rsquo;en sont pas\u2014 les assurances intimes, des impatiences qui se d\u00e9truisent et cette foi de r\u00e9ussir qui soul\u00e8ve les montagnes. Jeannette sourit sur un puits. Jeannette montre des roses au photographe. Jeannette regarde Fr\u00e9d\u00e9ric qui regarde le papillon qui, lui, regarde la libert\u00e9 de butiner. Jeannette a les yeux vagues et les l\u00e8vres pinc\u00e9es sur quelque chose qui se passe \u00e0 gauche dans l&rsquo;atelier du photographe. Jeannette sourit aux projecteurs. Il y a les rubans dans les cheveux, les robes rouges de Jeannette, les roses rouges, les mimosas, les cactus de Jeannette.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a les yeux marrons, les petits sourires, les timides demandes, les attentes muettes de Jeannette. C&rsquo;est peut-\u00eatre bien \u00e0 cause d&rsquo;elle que les des hommes g\u00e9n\u00e9ralement bourrus ne regardent plus tellement l&rsquo;animosit\u00e9 qui les pousse \u00e0 se pr\u00e9cipiter sur un coquin d&rsquo;adversaire \u00e0 langue habile. On voudrait lui \u00e9viter toute peine. Et moi aussi. Elle m\u00e9rite bien d&rsquo;avoir le bonheur qu&rsquo;elle veut ; on le lui donnera sans doute, \u00e0 force d&rsquo;attendre, et de vouloir. Peut-\u00eatre n&rsquo;attendra-t-on plus tellement longtemps. Ne calculons point.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai lu cette semaine la vie d&rsquo;Andersen. Seul, d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 14 ans, il dut lutter contre l&rsquo;adversit\u00e9 avec une t\u00e9nacit\u00e9 extraordinaire, gagnant une \u00e0 une chacune des \u00e9tapes de son succ\u00e8s et arrivant \u00e0 une gloire bien fragile, et au succ\u00e8s d\u2019estime et d&rsquo;amiti\u00e9. Notre destin\u00e9e semble plus difficile, car nous ne cherchons point les \u00e9loges des hommes, mais une v\u00e9rit\u00e9 qui, g\u00e9n\u00e9ralement, d\u00e9cha\u00eene les cris des ignorants et des brutaux. Ce genre de chercheurs a toujours \u00e9t\u00e9 moins pers\u00e9cut\u00e9. Le monde M. qu&rsquo;on le flatte. Nous ne sommes pas d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 ces concessions. Dans la crainte d&rsquo;\u00eatre frapp\u00e9e, la soci\u00e9t\u00e9 mat\u00e9rialiste cherche \u00e0 se d\u00e9barrasser de nous. Elle n&rsquo;y parvient point. Sa rage augmente. On nous promet les pires supplices. Savoir qui gagnera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 pourquoi Jeannette attend. Mais sa patience est in\u00e9puisable\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah\u00a0! Tu n\u2019aimes pas ma derni\u00e8re lettre ! Par ce que je dis qu&rsquo;il faut donner \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric une \u00e9ducation rationnelle. J&rsquo;ai eu tort de prononcer le mot : \u00ab religieuse \u00bb qui est faux, embrum\u00e9 de vieilles th\u00e9ocraties dogmatiques. Il faut lui enseigner dans quelque temps (d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de raison, six ans) la v\u00e9ritable m\u00e9taphysique chr\u00e9tienne. Mais pour cela, faudrait-il que sa maman en sache un brin. Je lui dirai ce qu&rsquo;il faut faire pour la trouver. Et cela se passera entre nous deux. Il ne se m\u00ealera point de tierces personnes pour la conseiller et se m\u00ealer de ses affaires. Donc un jour, je prendrai Jeannette par la main pour lui enseigner le b.a. ba. moyennant quoi elle \u00e9coutera la le\u00e7on avec attention, et elle apprendra \u00e0 marcher dans le sentier de la vie. La chose n&rsquo;est ennuyeuse que pour les gens ennuy\u00e9s ou ennuyeux. Mais pour Jeannette qui est toute gaie, c&rsquo;est le soleil du matin plus vif, les heures plus compl\u00e8tes et plus douces, le sourire plus actif. Rien de compliqu\u00e9 dans la musique des choses comme dans celle des notes. Il y a toutes les mani\u00e8res de chanter, de peindre, de jouer, de rire, de travailler. Il faut se d\u00e9velopper dans une vie si riche que tout ce qui soit de toi devienne objet pr\u00e9cieux. Nous ne touchons que de l&rsquo;or pur. Si comment la musique la plus haute pourrait-elle d\u00e9traquer l&rsquo;harmonie ? Et l&rsquo;harmonie n&rsquo;est pas pour un enfant de jouer comme un petit animal \u00e9chapp\u00e9 de la ruche, mais de prendre conscience de sa qualit\u00e9 d&rsquo;homme, et devenir un \u00e9norme lutteur par l&rsquo;intelligence et la technique, capable de renverser tous les obstacles et d&rsquo;imposer son esprit m\u00e9thodique au d\u00e9sordre public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les \u00e9checs, si ce ne sont que des brochures peuch\u00e8re, prend les toutes les trois, et fais les moi parvenir au plus t\u00f4t, avant m\u00eame<em> l\u2019Albarran <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a><\/em>, car pour ce dernier jeu, nous sommes actuellement un peu en difficult\u00e9 (je veux quand m\u00eame m&rsquo;y perfectionner). Si ce sont des bouquins chers, prend d&rsquo;abord :<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>Comment commencer une partie<\/em>,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>Comment devenir un brillant joueur d&rsquo;\u00e9checs<\/em>,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>Pi\u00e8ges<\/em>.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu verras, a-t-on choix. J&rsquo;esp\u00e8re que tu as pu rendre la brochure que tu m&rsquo;as montr\u00e9e l&rsquo;autre jour. V\u00e9rifie si les titres qu\u2019on te propose sont beaucoup plus complets.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En r\u00e9sum\u00e9 pour ce dimanche, \u00e0 part l&rsquo;indication que je voudrais avoir de la non-valeur de l&rsquo;argument diffus\u00e9 par l&rsquo;avocat de mon associ\u00e9, tout va fort bien, car tu m\u2019es aussi pr\u00e9sente par le souvenir que si tu \u00e9tais \u00e0 cette heure dans mes bras, \u00e0 te balancer sous un lustre \u00e0 six bougies, \u00e0 te regarder rire dans une glace chinoise, \u00e0 t\u2019essouffler sur un tapis arabe, \u00e0 t\u2019endormir dans un lit d&rsquo;une \u00e9troitesse rare, \u00e0 te r\u00e9veiller sous une pluie de caresses tumultueuses. Pour aujourd&rsquo;hui je ne t&rsquo;en dirai pas plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 ma m\u00e8re ceci : un camarade lui r\u00e9clamera sous peu robe de chambre et couverture. Pour la robe de chambre, qu\u2019elle la rende. Pour la couverture, elle ne l&rsquo;a jamais re\u00e7u. Qu&rsquo;il s&rsquo;adresse \u00e0 moi. Je t&rsquo;ai assez bouscul\u00e9e pour ce dimanche. \u00c0 ce soir. \u00c0 demain.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi 17h<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 toi souvent aujourd&rsquo;hui, pour ne pas dire toute la journ\u00e9e. D&rsquo;abord en relisant ce que j&rsquo;\u00e9crivis la veille, puis en recevant un pneu de Flo. m&rsquo;annon\u00e7ant que le dossier \u00e9tait transmis au commissaire du gouvernement pour une autre affaire et que mon instruction s&rsquo;en trouverait retard\u00e9e d&rsquo;autant. Par cons\u00e9quent, il faut attendre qu&rsquo;il revienne. C&rsquo;est une simple communication sans autres cons\u00e9quences. Donc pas de remue-m\u00e9nage. Je ne sais combien de temps le commissaire le gardera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai donc pens\u00e9 \u00e0 toi \u00e0 ce sujet, puis en recevant mon colis, en recevant une liste si impressionnante de choses \u00e9crites de ta main, et en d\u00e9pliant une bo\u00eete de fleurs. Trois \u0153illets. De quoi vivre sept jours. Trois mimosas. Toute une C\u00f4te d&rsquo;Azur. L&rsquo;adresse d&rsquo;un prisonnier \u00e9crite une main habile, avec des lettres carr\u00e9es, volontaires, d\u00e9cid\u00e9es. Toute une pr\u00e9sence. On t\u2019aime beaucoup pour ta boucle de ceinture cass\u00e9e, pour les enfants qu&rsquo;on te fera, pour les cheveux d&rsquo;or de Fr\u00e9d\u00e9ric, pour ton assiduit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ciel est devenu bleu tendre, mauve, rose, avec de grandes bandes indigo, contre une terre qui se noie dans une brume qui tend au bleu de Prusse m\u00eal\u00e9e de tra\u00een\u00e9es vertes. Tout cela est tr\u00e8s sombre, automnale, doux, lancinant \u00e0 force d&rsquo;\u00eatre chromo. Et pourtant C\u00e9zanne, et pourtant Monet, peignaient bien ces grands paysages tristes ou s&rsquo;allume la tour Eiffel, autour de quoi tournent quelques souvenirs sans regrets. Dire que tout cela est livr\u00e9 maintenant \u00e0 un nouvel occupant : le pirate international, le pire, le gangster anonyme, l\u2019heimatlos <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> \u00e0 carte d&rsquo;identit\u00e9 quelconque qui, toujours trafiquant, vole sans r\u00e9pit, pour le compte de son seul app\u00e9tit. La France \u00e9tait grande quand l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 y r\u00e9gnait. Il y a tr\u00e8s longtemps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 qui me fait t\u2019embrasser davantage pour avoir le plaisir de retrouver dans le creux de ta nuque un peu gr\u00e2ce pure. Voil\u00e0 qui m&rsquo;exalte dans la pens\u00e9e grecque, o\u00f9 l&rsquo;harmonie joue \u00e0 flot sur les lignes et les volumes. Voil\u00e0 qui me rapproche de tes yeux o\u00f9 passent des musiques inconnues. Soit sage et tais-toi. Qu&rsquo;on s&rsquo;\u00e9coute parler dans le silence. Et ferme les yeux, qu\u2019on regarde la vie en face sans \u00eatre d\u00e9rang\u00e9 par les objets. On t\u2019embrasse. On t\u2019aime. On te comprend. On t\u2019\u00e9coute vivre. On t\u2019attend. On te souhaite patience\u00a0! Envoie-moi<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">des clous\u2013petits\u20132 cms,<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">des attaches parisiennes qui percent pour 100 ou 200 feuilles.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pierre Albarran (1894-1960) est un joueur et th\u00e9oriste du bridge, auteur de <em>Bridge, Nouvelle m\u00e9thode de nomination<\/em> (1946) \u2013 (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Heimatlos\u00a0(droit)\u00a0: qualifie quelqu&rsquo;un qui vient de perdre sa nationalit\u00e9 et n&rsquo;en a pas encore acquis une autre. Syn\u00a0: apatride, \u00e9tranger, sans nationalit\u00e9, sans-patrie, m\u00e9t\u00e8que\u2026 (note de FGR)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 27 octobre 1946 Ma ch\u00e9rie, Froid dimanche. Quoique tr\u00e8s clair. 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