{"id":2194,"date":"2021-04-18T18:45:27","date_gmt":"2021-04-18T16:45:27","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2194"},"modified":"2024-01-21T12:01:38","modified_gmt":"2024-01-21T11:01:38","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-11-03","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2194","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/11\/03)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2188\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2199\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 3 novembre 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai aujourd\u2019hui travaill\u00e9 comme un Dieu. Enfin, je vois clair dans un petit travail entrepris. Il m\u2019a fallu huit jours assidus pour mettre au point quelques notes et je vais pouvoir repartir du pied droit dans un nouveau travail (important comme toujours). Tout est important de ce qu\u2019on \u00e9crit dans ces conditions. Nous n\u2019avons plus de temps \u00e0 perdre nous autres si nous voulons laisser \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 \u2014qui jugera\u2014 quelque chose de coh\u00e9rent. Les ann\u00e9es passent si vite : on n\u2019a si peu d\u2019occasions d\u2019\u00e9crire calmement. Utilisons \u00e0 fond les jours que nous avons devant nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Inutile de te dire que je n\u2019ai pas flanqu\u00e9 le nez dans mon dossier. J\u2019ai pourtant une note \u00e0 r\u00e9diger. Je la commencerai demain car j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on m\u2019appellera cette semaine. Nous mettrons beaucoup de choses au point. Attendons avec patience le r\u00e9sultat des prochaines \u00e9lections. Et la situation internationale. Tous les matins, les prisonniers interrogent l\u2019horizon politique. Toujours rien\u00a0? Pas de changement\u00a0? Que les hommes sont lents \u00e0 se d\u00e9cider au bien\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, tu ne m\u2019as point \u00e9crit du tout cette semaine\u00a0! Que des mots griffonn\u00e9s\u00a0 en h\u00e2te, quand j\u2019avais besoin de longues explications pr\u00e9cises. Que se passe-t-il\u00a0? Aurais-tu tant de travail que tu ne trouves plus le temps d\u2019\u00e9crire\u00a0? Ou bien si peu de choses \u00e0 raconter\u00a0? Paresseuse\u00a0! Je t\u2019\u00e9cris toutes les semaines un roman et tu me r\u00e9ponds par trois bouts de lignes bourr\u00e9es de caresses rapides. O\u00f9 vol\u00e8te-elle cette Jeannette\u00a0? Pourquoi ne prend-elle pas le temps qu\u2019il faut de se poser pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0, pendant une heure, \u00e0 regarder la vie s\u2019\u00e9couler et comprendre le flot, les myriades de sentiments qui s\u2019entrecroisent \u00e0 propos de tout et de rien, o\u00f9 Jean doit probablement \u00eatre m\u00eal\u00e9, avec des pr\u00e9sences qui sont sup\u00e9rieures \u00e0 l\u2019absence. Il faut oser respirer son amour, le vivre, le savourer, s\u2019endormir avec, le penser, en rem\u00e2cher la substance, sans quoi ce n\u2019est qu\u2019un nuage au vent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ciel \u00e9tait si bleu et rose ce soir, si triste et grand, plein de myst\u00e8res comme les vieilles chansons europ\u00e9ennes. O\u00f9 sont-ils les trouv\u00e8res qui c\u00e9l\u00e9braient les anciens mythes, ces g\u00e9ants qui portaient en eux des histoires prodigieuses, si riches de r\u00e9cits de batailles, de pri\u00e8res, de hurlements sauvages contre la terre, de paix en s\u2019endormant sur le ciel tout charg\u00e9 d\u2019astres purs\u00a0? \u00c0 voir ce ciel boursoufl\u00e9, \u00e9tir\u00e9, parsem\u00e9 de longues train\u00e9es indigo, on croirait vivre dans des r\u00f4les d\u2019antan, des songes de f\u00e9es o\u00f9 les mortes princesses s\u2019\u00e9talent langoureusement sur les cr\u00e9puscules pour laisser le parfum de leur souvenir. Si dans une bo\u00eete des quais tu trouves un [\u2026beleurgen\u2026]<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> pas cher, envoie le moi. Je relirai les vieux chants du Rhin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et, pour ce soir, je vais t\u2019endormir patiemment avec des fleurs ti\u00e8des, des mots fan\u00e9s, de lentes pr\u00e9cisions. Les cl\u00e9s tournent dans les serrures ici, avec des bruits barbares. Les heures sonnent, s\u00e8ches, sans gr\u00e2ce, des heures de prison en uniforme. Mais nos pens\u00e9es traversent l&rsquo;ironie ou la douleur des choses et r\u00e9conforte celui qui marche vers son destin. Patience, lenteur, confiance. Toutes les r\u00e9compenses sont au bout de la route m\u00eame si elle est longue. L&rsquo;homme ne meurt jamais tant qu&rsquo;il a conscience de la lumi\u00e8re, \u00e0 travers tous les obstacles de mati\u00e8re. Je sais que tu sais cela si bien qu&rsquo;il est inutile de souffler des mots qui pourraient d\u00e9ranger tes pens\u00e9es sauvages. \u00c0 demain. Ferme les yeux. On t&#8217;embrasse. Tu as d\u00fb mettre de l&rsquo;amour toute la journ\u00e9e en petits paquets. Et on t&rsquo;aime bien, beaucoup, tr\u00e8s beaucoup.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi matin<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">On t&rsquo;aime beaucoup plus encore en se r\u00e9veillant qu\u2019en s&rsquo;endormant, car je te tiens mieux dans ma pens\u00e9e active que dans mon sommeil. Tu y apparais plus vivante, plus r\u00e9elle, non point avec des souvenirs, mais comme une pr\u00e9sence en mouvement. Je ne t&rsquo;imagine pas. Je te sens vivre ! Et ce contact est la permanence notre accord. Je sais que tu penses de m\u00eame, que les arbres que tu vois, la libert\u00e9 o\u00f9 tu vis, ne sont que le reflet de celle o\u00f9 j&rsquo;\u00e9volue. M\u00eame libert\u00e9 en de\u00e7\u00e0 et au-del\u00e0 des barreaux qui ne sont que symbole de pauvre heure t\u00f4t effac\u00e9e. Qu&rsquo;est-ce qui semble nous s\u00e9parer ? Une opinion publique. F\u00e9lid\u00e9 ! Il n&rsquo;y a pas de brouillard pour les yeux vifs. Tout se dissipera bient\u00f4t. Il faut beaucoup de patience et de fermet\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai encore sous les yeux tes \u0153illets de la semaine derni\u00e8re. Le froid les a fait durer. Pas du tout fan\u00e9, aussi frais qu&rsquo;un sourire du premier jour. Est ce que le froid conserve aussi tes yeux clairs ? Et ton souvenir du premier jour ? Est-ce que vraiment cela t\u2019a f\u00e2ch\u00e9 que je t&rsquo;ai cass\u00e9 une boucle de ceinture\u00a0? Est-ce que tu \u00e9gr\u00e8nes tes souvenirs comme un chapelet\u00a0? Est-ce que la masse de jours heureux qui nous attend n&rsquo;est pas plus importante que tout ce que nous laissons derri\u00e8re nous. Il ne faut jamais regarder en arri\u00e8re. Jamais tenter de retrouver quelque chose. Tout ce qui est pass\u00e9 est une construction dans quoi on peut vivre \u00e0 condition de ne pas la laisser manger par la poussi\u00e8re, le chagrin, le d\u00e9sespoir, toutes ces petites maladies sans r\u00e9alit\u00e9. Rien ne peut emp\u00eacher un homme d&rsquo;accomplir son destin. Si je dois \u00eatre ce que je suis, m\u00eame la mort ne saurait s&rsquo;interposer entre la vie et moi. Il me semble souvent que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 franchi la barri\u00e8re. Peut-\u00eatre plusieurs fois. Que l&rsquo;existence humaine peut \u00eatre compar\u00e9e \u00e0 la feuille d&rsquo;un arbre. La feuille tombe. L&rsquo;arbre reste. Et quand celui-ci meurt, une graine en reproduit l&rsquo;esp\u00e8ce. Et quand celle-ci s&rsquo;\u00e9teint, c&rsquo;est parce que le monde \u00e0 qui elle appartient c\u00e8de la place \u00e0 un autre plus vigoureux. Ainsi de suite. L&rsquo;homme se perp\u00e9tue, se transmet, hors des formes. Bien plus, il n&rsquo;existe qu&rsquo;en dehors d&rsquo;elle. Il ne faut pas qu&rsquo;il soit atteint par le sens de l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re. C&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 il s&rsquo;agite dans l&rsquo;angoisse. La s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 exige de nous d&rsquo;\u00eatre \u00e9ternels. Que rien au monde ne trouble cette magnifique lumi\u00e8re qui ne saurait venir que d&rsquo;un esprit imp\u00e9rissable. Et c&rsquo;est l\u00e0, o\u00f9 je n&rsquo;entends plus les cha\u00eenes des condamn\u00e9s \u00e0 mort, comme les hurlements de la foule, o\u00f9 les pleurnicheries des pr\u00e9tendues victimes, qui, furieuse de leur impuissance, pr\u00e9tendent d\u00e9chirer le ciel avec leur ongles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On t\u2019aime beaucoup. On t\u2019embrasse. On te f\u00e9licite de n&rsquo;avoir pas \u00e9crit, mais d&rsquo;avoir dit tant de choses entre les lignes d\u00e9sir\u00e9es. Et on pense \u00e0 toi, en imaginant que nos petits doigts se sont accroch\u00e9s pour une longue promenade sur les feuilles s\u00e8ches des for\u00eats d\u2019automne. Et nous avons couru tout le brouillard d&rsquo;hier, tout le calme myst\u00e9rieux de la nuit, tout le repos du matin. Et j&rsquo;ai bu tes larmes de joie, sous les branches d\u00e9nud\u00e9es d\u2019un grand ch\u00eane qui tendait au ciel triste une sorte de chevelure de m\u00e9tal, rigide comme une harpie, fig\u00e9 dans son h\u00e9ro\u00efsme inutile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 ma m\u00e8re au sujet de couverture et robe de chambre. J&rsquo;ai oubli\u00e9 de lui en parler jeudi. Je pense que tu pourrais venir jeudi en huit. J&rsquo;arrange tout pour cela. Viens seule. Fr\u00e9d\u00e9ric est charmant mais je pr\u00e9f\u00e8re te parler pr\u00e9cis\u00e9ment sur beaucoup de points.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><em>18h<\/em>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens de passer une heure \u00e0 d\u00e9baller le colis qu&rsquo;avait pr\u00e9par\u00e9 la f\u00e9e blonde que je connais, et les trois \u0153illets ont pris leur place avec les autres. Ils font bon m\u00e9nage, les mimosas aussi s&rsquo;entendent bien. \u00c0 la minute je re\u00e7ois ton mot tr\u00e8s court de samedi. Ah ! Tu penses \u00e0 moi entre toutes les pages. Eh bien moi, c&rsquo;est entre toutes les lignes que je pense \u00e0 toi, entre toutes les lettres, et \u00e0 travers le papier. Voil\u00e0. Si l&rsquo;on veut faire un match entre qui de nous deux pense plus \u00e0 l&rsquo;autre, tu ne gagnerais peut-\u00eatre pas. Il est vrai, pour ton excuse, que j&rsquo;ai plus de temps que toi. En apparence seulement\u00a0!&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9diger la note pour le juge. 10 pages qui sont pr\u00eates. Dis-le \u00e0 Flo. ou plut\u00f4t \u00e0 ses subordonn\u00e9s que je la leur remettrai \u00e0 la prochaine visite. Tu la taperas rapidement. Puis ils la remettront officiellement quelques jours plus tard. Et tout sera peut-\u00eatre termin\u00e9. \u00c0 moins qu&rsquo;on m&rsquo;interroge encore sur cette note, ce qui est possible, car elle contient un certain nombre de d\u00e9tails nouveaux. Il faut encore que je voie ou Demeury ou Liebmann pour prendre avec eux certaines dispositions relatives \u00e0 la r\u00e9daction de ladite note. T\u00e9l\u00e9phone-leur qu&rsquo;ils n&rsquo;oublient pas de me faire appeler \u00e0 la prochaine visite. Merci pour tout. Les clous, etc&#8230; Tout va tr\u00e8s bien. Le colis est parfait, parfait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, tu y crois, toi, \u00e0 la d\u00e9tente ? On n&rsquo;en parle toujours ici comme si on esp\u00e9rait en la bont\u00e9 des hommes. C&rsquo;est bien difficile, quand de tout temps on a re\u00e7u des coups, d&rsquo;imaginer que tout \u00e0 coup ceux qui \u00e9taient hier vos d\u00e9tracteurs pourraient se comporter en amis. Il est surtout beaucoup plus difficile \u00e0 imaginer que tout \u00e0 coup l&rsquo;\u00e9go\u00efsme du monde a c\u00e9d\u00e9, et que ceux qui se recommandaient le plus de la fraternit\u00e9 finissent par \u00e9prouver l&rsquo;attrait des mots et mettre en pratique les principes qu&rsquo;ils prof\u00e8rent. \u00c0 propos de la tache que voil\u00e0, veux-tu bien me mettre quelques buvards qui boivent l&rsquo;encre. Les miens sont fatigu\u00e9s au point de se refuser \u00e0 tout travail. Il me reste trois lignes pour t&#8217;embrasser comme je le voudrais. Une pour te mettre le bras autour de la taille, une autre demi-ligne pour te regarder si longtemps dans les yeux que tu en ferme les paupi\u00e8res de peur d&rsquo;\u00eatre br\u00fbl\u00e9e par une flamme trop vive, une ligne pour mettre mes doigts dans tes cheveux et les fourailler en les caressant, une ligne tr\u00e8s courte pour t\u2019enlever les boucles d\u2019oreilles qui me plaisent et la derni\u00e8re pour te dire ce qu\u2019on ne dit pas. Gros, gros, comme tu dis. Bonsoir, bonne nuit.<\/p>\n<p>J.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Mot illisible (note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 3 novembre 1946 Ma ch\u00e9rie, J\u2019ai aujourd\u2019hui travaill\u00e9 comme un Dieu. Enfin, je vois clair dans un petit travail entrepris. 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