{"id":2208,"date":"2021-04-19T09:36:58","date_gmt":"2021-04-19T07:36:58","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2208"},"modified":"2024-01-21T16:47:47","modified_gmt":"2024-01-21T15:47:47","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-11-25","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2208","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/11\/25)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2204\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2213\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Lundi 25 novembre 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je dois tout d&rsquo;abord te remercier pour le colis de ce matin. Tout y est si parfait et en telle abondance que je me sens un peu confus de ne pouvoir r\u00e9pondre autrement que par des paroles, par des doses d&rsquo;amiti\u00e9, des mots de tendresse, toute la reconnaissance de celui pour qui la vie se r\u00e9v\u00e8le comme ne frappant pas toujours, mais pleine de ces surprises de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 qui touchent. Veux-tu bien t\u00e9l\u00e9phoner \u00e0 ma m\u00e8re, l&#8217;embrasser de ma part, lui dire que tout est magnifique : le pardessus et le sac (je crains d&rsquo;avoir fait faire une grosse d\u00e9pense, mais il m\u2019est si utile) et tout le reste. Vous \u00eates bienheureuses, vous autres, avec vos mains pleines. Que pourrais-je bien faire pour vous remplir de joie et de paix. Nous \u00e9crirons vos louanges, mesdames, et vos vertus ! Et tout le bien qu&rsquo;on pense de vous. Dire que je fus menac\u00e9 d&rsquo;\u00eatre misogyne ! Je ne savais plus reconna\u00eetre les tr\u00e9sors du c\u0153ur. Vite nous allons effacer ce pass\u00e9 furieux et vous assurer de toute l&rsquo;estime, de tout l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, d\u00e9sormais averti, que nous portons \u00e0 ces compagnes maternelles ou fr\u00e9d\u00e9riciennes, dont les pas menus cheminaient vers nos avocats ou nos amis, dont les mains expertes ficellent des paquets de vivres, dont le c\u0153ur battant attend la paix du monde, ou la libert\u00e9 des bons combattants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nouvelles g\u00e9n\u00e9rales ne sont point trop mauvaises. Recul du d\u00e9sordre dans France. D\u00e9cisions de fermet\u00e9 implacable dans les pays civilis\u00e9s contre cette Russie communarde o\u00f9 l&rsquo;on continue \u00e0 tuer et d\u00e9porter au nom de la d\u00e9fense de la personne humaine. Il nous semble que le vent devient plus doux pour nous. Veux-tu bien au re\u00e7u de cette lettre confier \u00e0 Flo. Les documents de d\u00e9fense que tu auras pu trouver et que je t&rsquo;ai indiqu\u00e9s (num\u00e9ro du <em>Peuple<\/em>). Recherche \u00e0 la Nationale un num\u00e9ro sp\u00e9cial de <em>La France au Travail <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a><\/em> d&rsquo;ao\u00fbt 1940 consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;anniversaire du pacte franco-sovi\u00e9tique et o\u00f9 l&rsquo;on publiait la double photo d&rsquo;Hitler et Staline. Si cela n&rsquo;est pas trop cher, demandes-en une photocopie. C&rsquo;est un des points capitaux de mon argumentation. Autre chose : va 3 Cit\u00e9 Falqui\u00e8re ou Falgui\u00e8re (15<sup>\u00e8me<\/sup>) au si\u00e8ge de la revue <em>Review of World Affairs<\/em> r\u00e9dig\u00e9e par Kenneth de Courcy (elle est r\u00e9dig\u00e9e en anglais). Il faut retrouver un num\u00e9ro de 1945 o\u00f9, parlant de la situation en France, on donne le chiffre des victimes de la Lib\u00e9ration (80 ou 120.000). C&rsquo;est \u00e9galement un des points importants \u00e0 \u00e9claircir. Les derni\u00e8res campagnes de journaux de droite nous sont des plus favorables. Peu \u00e0 peu on d\u00e9couvre la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Veux-tu bien v\u00e9rifier qu\u2019on remette la note pr\u00e9vue \u00e0 la rue B. d&rsquo;A <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. le samedi 30 novembre <u>et pas avant<\/u>. T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 Liebermann \u00e0 ce sujet. Et qu&rsquo;on obtienne un nouvel interrogatoire aux environs du 15 d\u00e9cembre pour derni\u00e8res explications. Tout cela est tr\u00e8s possible. Pour Flo., dis-lui que je fais le n\u00e9cessaire pour ce qu&rsquo;il me demande. Je suis oblig\u00e9 d&#8217;emprunter, mais \u00e9tant donn\u00e9 la valeur actuelle du franc, cela me sera sans doute possible. En tout cas, l&rsquo;appel est lanc\u00e9, et je compte bien avoir satisfaction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si tu pouvais trouver tous les renseignements possibles sur le groupement France-Europe qui fonctionnait rue de Bondy de 1940 \u00e0 1942 (chefs, responsables, etc\u2026), fais-le. Tu pourrais peut-\u00eatre (en d\u00e9sespoir de cause) d&rsquo;adresser \u00e0 Husson, dont tu connais l&rsquo;adresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">As-tu fait des d\u00e9marches aupr\u00e8s des \u00e9diteurs ? Tiens-moi au courant de tout ce qu\u2019on t\u2019aura r\u00e9pondu. J&rsquo;ai donn\u00e9 \u00e0 Flo. une notice \u00e0 taper en plusieurs exemplaires et \u00e0 conserver. Tu m\u2019en enverras un double pour v\u00e9rification. Il faut pr\u00e9senter l&rsquo;ouvrage sous ce signe. Je suis persuad\u00e9 que l&rsquo;\u00e9tranger r\u00e9agira tr\u00e8s favorablement. C&rsquo;est le moment. Si l&rsquo;on peut aller tr\u00e8s vite, ce peut \u00eatre <u>tr\u00e8s favorable<\/u> pour nous. Si tu n&rsquo;as rien, pr\u00e9viens-moi vite. Je crois pouvoir toucher quelqu&rsquo;un.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je re\u00e7ois \u00e0 l&rsquo;instant ta lettre de vendredi. Alors, tu penses encore \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 il y a 26 mois. Mais il n&rsquo;y a pas d&rsquo;\u00e9preuves qui doivent vous \u00e9mouvoir, non plus de r\u00eaves qui doivent d\u00e9ranger vos coiffures virginales. \u00c0 Florence, sous les M\u00e9dicis, o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;entre-tuait autant et m\u00eame bien mieux qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les femmes s&rsquo;effor\u00e7aient (devant leurs peintres) de conserver des poses extatiques pour ne montrer \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 enflamm\u00e9e de passion que le visage souriant d&rsquo;un bonheur intime. Si j&rsquo;avais \u00e0 te peindre, je te placerais contre un mur sombre, orn\u00e9e de tapisseries au dessin flou et peu \u00e9clair\u00e9es. Drap\u00e9e dans une tunique d&rsquo;un bleu violent et lourd. Avec un collier d&rsquo;or massif autour du cou si rose. Manches longues, brod\u00e9es et termin\u00e9es par poignets de dentelle. Mains si menues que bijoux. Peu de bagues, mais fines. La t\u00eate de trois-quarts. Tr\u00e8s orn\u00e9e de boucles luisantes et souples. Un ruban aplatissant quelques m\u00e8ches rebelles. Petites perles pr\u00e9cieuses aux oreilles. Sourire esquiss\u00e9, mais pas trop large pour garder l&rsquo;afflux de tendresse derri\u00e8re un masque de timidit\u00e9. \u00c0 tes pieds, le Fr\u00e9d\u00e9ric si riant qu&rsquo;il en \u00e9clabousse la pi\u00e8ce au lourd plafond de poutres dor\u00e9es. Par les deux fen\u00eatres qui s&rsquo;ouvrent de chaque c\u00f4t\u00e9 de cette vierge centrale, la campagne florentine avec des perspectives de collines bleuies sem\u00e9es de cypr\u00e8s sur fond d&rsquo;oliviers, o\u00f9 les lourds b\u0153ufs blancs aux longues cornes labourent la terre rouge. La lumi\u00e8re est si douce dans l&rsquo;intimit\u00e9 de cette salle bienheureuse que le peintre est oblig\u00e9 de parsemer l\u00e9g\u00e8rement l&rsquo;ambiance de rayons d&rsquo;or, autour de la t\u00eate bleuie de la femme, autour de celle de l&rsquo;enfant, \u00e0 travers les nuages o\u00f9 le soleil prom\u00e8ne ses pinceaux sur la plaine. Par la fen\u00eatre si \u00e9blouissante de vie que le bonheur ouvre toutes les portes trop verrouill\u00e9es du c\u0153ur du spectateur intimid\u00e9 devant tant de gloire secr\u00e8te. Maintenant que le tableau est peint, suspendons-le au sommet de notre sommeil pour qu&rsquo;il garde nos r\u00eaves impatients de s&rsquo;\u00e9battre, et p\u00e9n\u00e9trons dans l&rsquo;intimit\u00e9 du mod\u00e8le. L\u00e0 on ferme les fen\u00eatres pour chasser sur ses domaines la lumi\u00e8re trop vive et r\u00e9tablir la p\u00e9nombre \u00e0 travers les vitres brouill\u00e9es o\u00f9 les vieilles couleurs chatoient entre leurs dessins de plomb. On porte l&rsquo;enfant endormi dans son berceau o\u00f9 il continue \u00e0 vivre son sourire que prolonge la musique des anges. Et l&rsquo;on prend la dame par la main pour l&rsquo;asseoir sur nos genoux. Il faut prendre garde de ne point froisser la robe, \u00e0 ne point friper la dentelle du corsage, \u00e0 ne point blesser les fr\u00eales oreilles perc\u00e9es d&rsquo;or. Et, jusqu&rsquo;\u00e0 la veill\u00e9e, on racontera des histoires de paradis entrecoup\u00e9es de silence sublime, tant\u00f4t pour aller fermer les volets pleins \u00e0 l&rsquo;heure du cr\u00e9puscule, pour tisonner le feu qui l\u00e8chera les vieux murs de son po\u00e8me ardent, tant\u00f4t pour compter l&rsquo;heure quand le timbre du souvenir s&rsquo;\u00e9veille. La nuit apaise tout le rut du dehors. Le vent apporte la chanson des \u00e9toiles. Ce sera le moment de prier plus haut pour que les c\u0153urs br\u00fblent d&rsquo;un feu plus rouge et de s&rsquo;endormir la main dans la main, afin de n\u2019\u00eatre point s\u00e9par\u00e9s par les d\u00e9mons \u00e9tranges. Et le premier rayon du matin frappera les yeux clos de la vierge d&rsquo;un tel flot de tendresse qu&rsquo;elle ne sentira plus la douleur de vivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que tu sens combien la vie est puissante pour gu\u00e9rir, prolonger, prot\u00e9ger, magnifier l&rsquo;homme ? Il est des plantes qui p\u00e9rissent d\u00e8s le premier orage. Il en est d&rsquo;autres que la pluie ou le vent, ou la graine, ne tourmentent point. J&rsquo;ai en ce moment sous mes fen\u00eatres mes bons amis Cousteau et Rebatet qui se prom\u00e8nent cha\u00eenes aux pieds avec six autres condamn\u00e9s. On s&rsquo;envoie des souhaits et des bonjours. On esp\u00e8re, et l&rsquo;on croit. Et les huit hommes que la IV<sup>\u00e8me<\/sup> r\u00e9pugnante a voulu supprimer rient, vivent par-del\u00e0 l&rsquo;actuelle boucherie en sachant qu&rsquo;ils ont d\u00e9j\u00e0 en eux toute la pl\u00e9nitude du ciel. \u00c0 se d\u00e9tourner de la terre et des luttes humaines, ils deviendront peut-\u00eatre doux comme des agneaux b\u00e9nis. On ne comprend jamais autant la vanit\u00e9 des choses que sous l&rsquo;adversit\u00e9. Et jamais le Christ ne fut plus puissant que crucifi\u00e9. Vaincre la foule est moins que vaincre la mort. Nous n&rsquo;avons plus de crainte, puisque nous refusons de courber la t\u00eate sous les hu\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi tu vas \u00e9couter la m\u00f4me Piaf et voir le <em>Mariage de Figaro<\/em> ! Mais c&rsquo;est tr\u00e8s mal. La m\u00f4me Piaf est une horrible petite laideronne qui racle des goualantes \u00e0 la gloire des femelles sans \u00e2me qui croupissent \u00e0 l&rsquo;ombre des taudis. C&rsquo;est du printemps rabougri, de la violette \u00e0 deux ronds, du faisand\u00e9 populaire, de la salle petite chansonnette pour gogos sans culture et bourgeois faisand\u00e9. Elle sue son S\u00e9basto <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, sa rue de Belleville, ses six jours <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, tout ce qui est d\u00e9testable dans cette R\u00e9publique quarante-huitarde. C&rsquo;est la vedette popu, malheureuse, grincheuse, mal foutue, mal nipp\u00e9e, pleurnicharde et mendigote : la fleur du ruisseau, fan\u00e9e et \u00e9chapp\u00e9e de la poubelle. Quant au <em>Mariage<\/em>, c&rsquo;est, sous des dehors \u00e9tincelants, la critique la plus fausse d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui avait bien du mal \u00e0 se survivre. Nul h\u00e9ro\u00efsme. Que des traits d\u2019esprit. M\u00eame pas de coups d&rsquo;\u00e9p\u00e9e. Beaumarchais tue la noblesse avec un porte-plume. Il est vrai qu&rsquo;elle s&rsquo;est laiss\u00e9 faire. Tant pis. C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 le glas d&rsquo;une civilisation glorieuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble que nous soyons les nouveau-n\u00e9s d&rsquo;un prodigieux avenir. On peut nous \u00e9touffer d\u00e8s le berceau. On n\u2019assassinera pas les id\u00e9es que nous portons en nous. Le bouquin de Lange <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[5]<\/a> est prodigieux. Il exprime toutes les id\u00e9es que nous avons promis pendant quatre ans. Pourquoi nous assomme-t-on alors que dehors paraissent des livres qui sont n\u00f4tres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je t&#8217;embrassais derri\u00e8re l&rsquo;oreille, quelles pens\u00e9es t\u2019animeraient. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 on peut parler le plus doucement, et dire \u00e0 \u00a0mots lents, ce qu\u2019on pense le mieux. Vais-je le dire ? Il vaut peut-\u00eatre mieux r\u00e9server les grands mots pour les grands moments. Mais oui, nous nous retrouverons, libres de nous mouvoir sans garde-chiourme, dans notre maison de Florence, ou notre ferme du Canada, ou notre hacienda d&rsquo;Argentine, ou notre hutte de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, ou notre palais chinois, ou notre tente de camping, ou notre petit chez nous d&rsquo;un quelconque quartier de Paris, sous le parapluie radar antiatomique. Si je t&#8217;embrassais je te dirai de tendres choses. Eh bien\u00a0! Je t\u2019embrasse\u00a0! Et pour les tendres choses, je vais essayer de faire battre ton c\u0153ur tr\u00e8s fort. Es-tu pr\u00eate\u00a0? Voil\u00e0. Il y a un mot que je voulais te dire. L\u2019entends-tu\u00a0? \u00c9coute bien. C\u2019est un grand, un immense mot\u00a0! Le plus lumineux, total, infiniment vivant. Ce mot c\u2019est\u00a0: <u>Oui<\/u>\u00a0!!&#8230; Gros, gros, gros\u2026 C\u2019est bien <u>oui<\/u>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p>PS. Dis \u00e0 ma m\u00e8re de me faire envoyer 1000 frs sur mon compte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>La France au travail<\/em>, organe collaborationniste fond\u00e9 par l&rsquo;avocat Andr\u00e9 Picard, pendant l&rsquo;Occupation et dirig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine par Charles Dieudonn\u00e9 et Jean Drault. Henry Coston en fut le secr\u00e9taire de r\u00e9daction. Le premier num\u00e9ro sort le 1<sup>er<\/sup> juin 1940 avec comme sous-titre \u00ab <em>Grand quotidien d&rsquo;information au service du peuple fran\u00e7ais<\/em> \u00bb. Le journal ouvre ses colonnes \u00e0 des personnalit\u00e9s comme Georges Montandon, qui y \u00e9crit : \u00ab <em>En sus de ses fautes \u00e0 elle, la nation fran\u00e7aise a \u00e9t\u00e9 empoisonn\u00e9e par l&rsquo;esprit de l&rsquo;ethnie putain<\/em> \u00bb (2 juillet 1940). R\u00e9dig\u00e9 par des gens de droite mais cr\u00e9\u00e9 pour attirer un lectorat de gauche, le journal tirait \u00e0 plus de 180.000 exemplaires en ao\u00fbt 1940. (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Rue Boissy d\u2019Anglade, o\u00f9 se trouve le cabinet de Ma\u00eetre Floriot (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Le Boulevard S\u00e9bastopol (quartier populaire du centre de Paris)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Six jours : course cycliste ultrapopulaire en \u00e9quipe qui durait 6 jours, 24h\/24h et qui se d\u00e9roulait sur la piste en bois du V\u00e9lodrome d\u2019hiver (le Vel d\u2019Hiv\u2019) de la rue N\u00e9laton, celui o\u00f9 furent concentr\u00e9s les juifs lors de la rafle du 16 juillet 1942.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[5] <span style=\"color: #003300;\">Fran\u00e7ois Joseph Lange, dit L\u2019Ange, n\u00e9 vers 1743 en Alsace selon les documents relatifs \u00e0 son proc\u00e8s, mort ex\u00e9cut\u00e9 le 15 novembre 1793. Th\u00e9oricien pr\u00e9socialiste, auteur de \u00ab\u00a0<span style=\"color: #000000;\"><em>Rem\u00e8de \u00e0 tout ou Constitution invuln\u00e9rable de f\u00e9licit\u00e9 publique<\/em>\u00a0<\/span>\u00bb.<\/span><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Lundi 25 novembre 1946 Ma ch\u00e9rie, Je dois tout d&rsquo;abord te remercier pour le colis de ce matin. 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