{"id":2226,"date":"2021-04-19T10:28:04","date_gmt":"2021-04-19T08:28:04","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2226"},"modified":"2021-04-19T10:48:08","modified_gmt":"2021-04-19T08:48:08","slug":"jm-a-jr-fresnes-46-12-15","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2226","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 46\/12\/15)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2218\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2232\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 15 d\u00e9cembre 1946<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens de lire ce matin d\u2019excellents textes de Montherlant qui n\u2019aime pas les femmes. Comme je le comprends. Il les trouve sentimentales, b\u00eates, pr\u00e9occup\u00e9es par des choses superficielles (le go\u00fbt de plaire, celui de se \u00ab\u00a0maquiller\u00a0\u00bb, de s\u00e9duire, d\u2019attirer dans des filets de bassesse), inutiles, maladives, tout juste bonnes \u00e0 faire des enfants, mais pas plus. Autant je suis Montherlant dans sa conception de la \u00ab\u00a0hauteur\u00a0\u00bb de la vie morale, autant j\u2019ai failli prendre ma plume neuve pour lui dire que s\u2019il avait raison en ce qui concerne toutes les femmes, il avait tort en ignorant qu\u2019il existait pour le moins une exception. Ce que c\u2019est que ne point t\u2019avoir connue. J\u2019ai moi aussi le m\u00e9pris le plus total pour routes les petites fadaises f\u00e9minines qui ne sont pas \u00e0 la hauteur de cette grandiose et cruelle \u00e9poque o\u00f9 nous vivons naufrages et triomphes, beaut\u00e9s et massacres, o\u00f9 une civilisation meurt pour accoucher d\u2019une barbarie qui donnera plus tard le magnifique spectacle d\u2019un ordre nouveau, mais Jeannette est un de ces refuges que nous avons \u00ab\u00a0virginis\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 notre gr\u00e9, et je ne permettrai pas qu\u2019une m\u00e9chante voix s\u2019introduise en moi-m\u00eame pour y attaquer l\u2019image que nous nous faisons d\u2019elle, qui est la vraie. Non point imagination, mais d\u00e9couverte. Non point personne superficielle, fabriqu\u00e9e par le monde, mais sauvage petit \u00eatre, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 de sa mission particuli\u00e8re, ayant par instinct reconnu toutes ses propri\u00e9t\u00e9s, comme ses amis, comme son amant, comme son droit chemin, et ne souffrant pas qu\u2019on ne la distingue point. Si je t\u2019ai cherch\u00e9e, c\u2019est qu\u2019il le fallait bien. Je ne suis \u00e0 la d\u00e9couverte que de v\u00e9rit\u00e9s essentielles. De m\u00eame que nos go\u00fbts s\u2019affirment pour les objets o\u00f9 l\u2019art intervient de plus en plus pour dominer toute mati\u00e8re, de m\u00eame en amour la personne suit nos efforts ou non. Nous ne pouvons avoir que l\u2019\u00e9quivalent de notre effort. Je ne puis chercher l\u2019absolu et trouver la laideur. Si tu es si jolie, corps et c\u0153ur, c\u2019est qu\u2019il m\u2019appara\u00eet \u00e0 moi seul que tu es la sainte de mon chemin. Tais-toi. Tu ne sais pas \u00e0 quel point tu es charmante. Je puis te le dire car tu n\u2019as pas d\u2019orgueil. J\u2019ai compl\u00e8tement bris\u00e9 ce qu\u2019il en restait. Accepte mes compliments comme une pomme ou un verre d\u2019eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne suis point exalt\u00e9 mais enthousiaste. Sais-tu que je porte sur toi le jugement le plus s\u00e9v\u00e8re. Tu peux \u00eatre certaine que je ne t&rsquo;\u00e9pargnerai en rien. Ainsi fait-on de ceux qu&rsquo;on aime. Si le sculpteur attaque la pierre au ciseau, c&rsquo;est qu&rsquo;elle est solide. Les liaisons superficielles sont du pl\u00e2tre \u00e0 g\u00e2cher. Esquisse. Je vais avec toi tailler en plein marbre. Tu es d&rsquo;une p\u00e2te \u00e0 chef-d&rsquo;\u0153uvre. Reste pure. Du reste, tu ne peux point faire autrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu ne m&rsquo;\u00e9cris pas le centi\u00e8me de ce que tu penses. Non pas que tu ne saches point. Non plus par paresse, mais par discr\u00e9tion. C&rsquo;est un tort grave. Je saurai tout comprendre. J&rsquo;aimerai tout ce qu&rsquo;il faut que je sache de toi. Tu ne peux te refuser \u00e0 l&rsquo;affection qu&rsquo;on te porte. Il faut te montrer au soleil. On sort son \u00e2me comme ses muscles, non pour le plaisir des autres, mais pour se faire dorer. Dorer. Adorer. Veux-tu bien me dire les mots qui te racontent. Laisse \u00e9chapper de toi ce qui doit m\u00fbrir. Ne crains point d&rsquo;\u00eatre vide. Les mains pleines sont celles qui s&rsquo;ouvrent. Naturellement j&rsquo;aurais voulu te voir jeudi. Mais las\u00a0! Ce sera pour jeudi prochain. Ordre formel. T\u00e9l\u00e9phone \u00e0 ma m\u00e8re pour l&rsquo;en pr\u00e9venir. Qu\u2019aucun obstacle n&rsquo;intervienne. Et vient de bonne heure. Si l&rsquo;on se pr\u00e9sente apr\u00e8s toi, tant pis. Mais l&rsquo;on ne se pr\u00e9sentera pas. J&rsquo;ai dit ma volont\u00e9. Notre volont\u00e9. La volont\u00e9 de l&rsquo;absolu. Nous ne d\u00e9pendons point de nous-m\u00eames, mais de la vie. Elle nous oblige \u00e0 monter. Tu seras la femme d&rsquo;une exp\u00e9rience tr\u00e8s haute, rare. J&rsquo;\u00e9pouserai en toi tout ce qui doit germer encore, comme tout ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 terme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vois maintenant la vie avec d&rsquo;autres yeux. Les \u00e9preuves nous blindent. Infiniment plus fort qu&rsquo;il y a deux ans. La m\u00e9ditation produit ses fruits. Couvent ou prison sont m\u00eames choses pour l&rsquo;homme. Il s&rsquo;agit de briser en nous la vulgarit\u00e9. Ce faisant, nous nous s\u00e9parons de la soci\u00e9t\u00e9 qui ne peut que nous ha\u00efr de plus en plus. \u00c0 \u00e9prouver le monde, on s&rsquo;en \u00e9carte ou l&rsquo;on en meurt. Nous ne vivrons pas en sauvages, mais nous ne toucherons l&rsquo;univers qu&rsquo;avec des pr\u00e9cautions de Peau Rouge. Ce n&rsquo;est pas par ignorance, mais par exp\u00e9rience qu&rsquo;il faut se refuser \u00e0 subir une civilisation machiniste. Seul moyen de la dominer. De m\u00eame, nous nous refuserons aux exigences fausses de tout mirage de nos petites sentimentalit\u00e9s exasp\u00e9r\u00e9es, ou \u00e9mollientes. J&rsquo;exigerai beaucoup de toi, comme de nous, pour pouvoir te donner beaucoup. Et la place o\u00f9 je te mets sera tr\u00e8s haute. Et je prendrai garde que tu t\u2019y tiennes confortablement, que tu y vives \u00e0 l&rsquo;aise, que tu puisses y trouver leur r\u00e9gime d\u2019air rare qui te convient. Il ne s&rsquo;agit pas de me suivre (j&rsquo;ai horreur des toutous) mais d&rsquo;apprendre \u00e0 ouvrir tes ailes, \u00e0 briser la gangue de timidit\u00e9 qui \u00e9touffe l&rsquo;\u00e2me sous les pr\u00e9jug\u00e9s personnels, de devenir la princesse qu&rsquo;on est, l\u2019\u00eatre noble qui foule aux pieds la terre avec le d\u00e9dain aimable qui convient aux natures fortes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici que nous ne sommes plus dans le r\u00eave, mais dans la r\u00e9alit\u00e9 potentielle. On est digne de son destin le plus haut quand on sait reconna\u00eetre en soi la vie qui s&rsquo;\u00e9lance \u00e0 l&rsquo;infini et vous oblige \u00e0 tendre le cou. Petite fille, vous \u00eates mon amie, vous saurez monter d\u00e9marches avec gr\u00e2ce. On vous donnera la main. Vous \u00eates si forte d\u00e9j\u00e0 que vous pouvez apprendre aux autres et \u00e0 moi-m\u00eame comment on dure, et on lutte, et on reste vainqueur quand les d\u00e9mons troublent la terre. Embrassez-moi, petite amie, grande fille toute m\u00fbrie de bonheur et d&rsquo;\u00e9motion. Je saurai bien vous d\u00e9couvrir et vous arracher \u00e0 vous-m\u00eame, comme une fleur de sa graine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230; Ce soir les nouvelles annoncent un minist\u00e8re possible avec Moro-Giafferi <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et peut-\u00eatre une transformation radicale de la Justice. Souhaitons-en l&rsquo;augure. Pour moi je continue \u00e0 travailler en toute s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Dans mon travail, il est compris que je cultive le coin o\u00f9 mon amour pour toi vit et grandit et soup\u00e8se ses chances, et se r\u00e9conforte. Il esp\u00e8re. Il patiente. Il arrache \u00e0 la terre les mots qu&rsquo;il faut pour te faire vivre. Dors bien.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien dormi. Bien r\u00e9veill\u00e9. Bien re\u00e7u colis. Tout parfait. Veux-tu dire \u00e0 ma m\u00e8re (et il ne faut pas t&rsquo;enfermer dans la tour d&rsquo;ivoire charmante : \u00ab nous deux \u00bb ! Tu prendras vis-\u00e0-vis de ma m\u00e8re une position de plus en plus officielle) qu&rsquo;elle oublia mes recommandations de jeudi surtout en ce qui concerne la saccharine. Ce n&rsquo;est pas un reproche, grands dieux ! Je sais qu&rsquo;on fait l&rsquo;impossible pour moi et suis reconnaissant au-del\u00e0 de toute limite de tout le d\u00e9vouement dont elle fait preuve. Mais si elle en poss\u00e8de, qu\u2019elle m\u2019en mette carr\u00e9ment deux ou trois bo\u00eetes. Je crois que la chose n&rsquo;est pas si ch\u00e8re. Les 22 pilules pour une semaine sont insuffisantes quand on boit th\u00e9 ou caf\u00e9 quatre fois par jour. Surtout par ce froid. Donc si possible. Et embrasse ma m\u00e8re pour moi. Je sais qu&rsquo;elle t\u2019aime beaucoup. Ne soit pas sauvage avec elle. Pas plus qu&rsquo;avec moi. Petite sauvage ! Ah ! Sauvageonne. Tes \u0153illets brillent de tout leur \u00e9clat. J&rsquo;attendrai pour planter les derni\u00e8res tulipes que ma terre soit d\u00e9gel\u00e9e. Pour <em>Hippodamie<\/em>, inutile d&rsquo;en donner trois ex \u00e0 Lieb., un seul suffit. Mais par contre lui donner le <em>Lancelot<\/em> et <em>Gabriella<\/em> demand\u00e9s. D&rsquo;autre part, tu vas avoir d&rsquo;urgence une version d\u00e9finitive des po\u00e8mes. Le dossier sera donc complet. Il n&rsquo;y a que quelques pages \u00e0 retoucher. Ensuite, parce que tu as \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s gentille, je te promets un gros six, gros baiser, et aussi une grosse surprise : un nouveau travail tr\u00e8s important. En as-tu de la chance !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette nuit, j&rsquo;ai r\u00eav\u00e9 que j\u2019\u00e9tais lib\u00e9r\u00e9 et que je prenais Fr\u00e9d\u00e9ric dans mes bras pour lui apprendre beaucoup de choses, en particulier \u00e0 n&rsquo;avoir pas de caprices avec ta main avec sa m\u00e8re. Caprice ! Qu\u2019est-ce aco ? Veux-tu bien me corriger ce moutard et lui apprendre \u00e0 marcher droit. Est-ce que nous avons des caprices nous autres ? Il ne faut pas en faire un chien couchant, mais pas une ch\u00e8vre non plus. Ne soit ni faible, ni agac\u00e9e avec lui. Un enfant se dresse par la patience, avec la plus douce, mais la plus inexorable fermet\u00e9. Il ne faut <u>jamais<\/u> lui c\u00e9der rien de mauvais. <u>Jamais<\/u> ! Sinon tu le fais d\u00e9vier de sa route. Et ce qui est bon est tout ce qui d\u00e9veloppe sa v\u00e9ritable nature. La premi\u00e8re le\u00e7on \u00e0 donner aux enfants et celle de la politesse, de la plus haute, la plus d\u00e9f\u00e9rente politesse, et de la mod\u00e9ration. Ne supporte pas les criailleries ni les impatiences. R\u00e9agi. Et surtout que cet enfant ne vive pas trop entre des jupes. Les femmes sont toujours trop faible ou trop nerveuses. Mets-le au jardin d&rsquo;enfants, qu\u2019il y trouve des camarades. La vie s&rsquo;apprend en se rodant sur tous les cailloux de la route. D\u00e9veloppe surtout son caract\u00e8re avant de le combler de c\u00e2lineries. Que la douceur soit la r\u00e9compense de son ob\u00e9issance. Il n&rsquo;est pas trop petit pour comprendre. L&rsquo;intelligence n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2ge. Tu seras une magnifique maman.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici la fin de l&rsquo;entretien. Aussi bref que les jours ou l&rsquo;on s&#8217;embrassait derri\u00e8re la porte d&rsquo;une armoire en fer ou dans le couloir d\u2019un cabinet. On t\u00e2che d\u2019y mettre tout le raccourci d\u2019un amour. Dans un baiser tout vient. C\u2019est une fleur \u00e9close et une semence \u00e0 la fois. Je ne veux pas penser trop \u00e0 tout ce que je voudrais faire de toi. Je veux simplement me r\u00e9jouir que tu sois l\u00e0, ma t\u00eate contre la tienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> D&rsquo;origine corse, Vincent de Moro-Giafferi (1878-1956) est reconnu comme l&rsquo;un des grands avocats fran\u00e7ais. Il a entre autres d\u00e9fendu Landru, Dieudonn\u00e9, accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre de la bande \u00e0 Bonnot en 1913, ainsi qu&rsquo;Eug\u00e8ne Weidmann et le militant communiste bulgare Georgi Mikhailov Dimitrov, l&rsquo;un des auteurs pr\u00e9tendus de l&rsquo;incendie du Reichstag de Berlin dans la nuit du 27 au 28 f\u00e9vrier 1933, s&rsquo;en prenant directement au mar\u00e9chal Hermann Goering qui tentera de le faire arr\u00eater par la Gestapo au d\u00e9but de la Seconde Guerre mondiale. En 1946, il est d\u00e9put\u00e9 de Paris sous la Quatri\u00e8me R\u00e9publique pour le Rassemblement des Gauches R\u00e9publicaines. (note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 15 d\u00e9cembre 1946 Ma ch\u00e9rie, Je viens de lire ce matin d\u2019excellents textes de Montherlant qui n\u2019aime pas les femmes. Comme je le comprends. 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