{"id":2240,"date":"2021-04-19T11:01:35","date_gmt":"2021-04-19T09:01:35","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2240"},"modified":"2024-01-21T17:26:58","modified_gmt":"2024-01-21T16:26:58","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-01-12","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2240","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/01\/12)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2236\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2254\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 12 janvier 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">MaJeannette ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien re\u00e7u ton mot enthousiaste, mais pas plus de visites de Liebermann que de Demery. J&rsquo;aurais bien voulu que mes avocats m&rsquo;apportent un peu de nouvelles. Voil\u00e0 pr\u00e8s de trois semaines, et m\u00eame plus, que j&rsquo;attends ledit Liebermann. T\u00e9l\u00e9phone-lui et dis-lui qu\u2019il ne manque pas de m&rsquo;appeler. On ne me fera pas croire que la maison Floriot n&rsquo;est pas venue \u00e0 Fresnes cette semaine. J&rsquo;ai des tas de choses \u00e0 lui donner pour le dossier. Je s\u00e8che, moi. C&rsquo;est la moindre des choses qu&rsquo;il m&rsquo;avertisse de ce qui se passe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puisque voil\u00e0 ma mauvaise humeur calm\u00e9e, je vais imm\u00e9diatement f\u00e9liciter de ta joie. Elle doit \u00eatre parfaite pour m&rsquo;avoir envoy\u00e9 d&rsquo;aussi bons v\u0153ux d&rsquo;espoir. J&rsquo;en accepte l&rsquo;augure. Tu me diras jeudi au parloir ce qu&rsquo;il en est, car c&rsquo;est toi qui viens. Arrange-toi avec ma m\u00e8re. Je veux te voir. Pas d&rsquo;histoire. Et viens seule, ou avec Fr\u00e9d\u00e9ric, comme tu voudras. Si tu as beaucoup de choses \u00e0 me dire, viens seule, sinon, montre-moi le gros gar\u00e7on que je n&rsquo;ai pas vu depuis longtemps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moi, de toute fa\u00e7on, j&rsquo;ai beaucoup de choses \u00e0 te dire. Mais le grillage m&#8217;emp\u00eache de dire tout. Alors il faut se d\u00e9p\u00eacher de sortir et pour ce, faut-il activer ou retarder ? On ne sait. Qui le sait ? Je commence \u00e0 trouver le temps propice pour une promenade en for\u00eat. Sais-tu \u2014tu le sais\u2014 que dans moins de deux mois, je f\u00eaterai mes deux ans de Fresnes. Deux ans et demi d&#8217;emprisonnement ! Et ce n&rsquo;est pas fini. Il faut encore compter sur ses doigts les mois et peut-\u00eatre les ann\u00e9es \u00e0 venir. Je dis cela, mais dans le fond, j&rsquo;esp\u00e8re le contraire. Est-ce qu&rsquo;il y a un coin de la terre o\u00f9 les hommes aient le c\u0153ur juste, sinon g\u00e9n\u00e9reux. Il est vrai qu&rsquo;on ne peut attendre de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des injustes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc j&rsquo;ai encore beaucoup de choses \u00e0 te dire. Car je n&rsquo;ai encore rien dit. De ce que je pensais au fond et qui constitue le meilleur de tout. Tu n&rsquo;as recueilli que quelques p\u00e9tales jet\u00e9s h\u00e2tivement car il fallait bien \u00e9pancher le trop-plein et donner les fleurs naissantes pour ne pas les voir faner sur tige. Mais la s\u00e8ve de l&rsquo;arbre est si vigoureuse qu&rsquo;elle contient de magnifiques floraisons qui promettent des fruits succulents. Il faut attendre l&rsquo;\u00e9t\u00e9, l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de la tendresse. \u00c0 m\u00fbrir lentement, ils ne seront que plus doux. Et tu sais attendre, petite camarade. Mets ta main dans la mienne et pour une fois ne soit ni effarouch\u00e9e ni inqui\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon moineau, tu ne m&rsquo;\u00e9cris pas beaucoup, pas longtemps, tout juste ce qu&rsquo;il faut pour que je ne te gronde pas. Je sais bien que le Fr\u00e9d\u00e9ric doit prendre tes journ\u00e9es, qu&rsquo;il te grimpe un peu trop sur les \u00e9paules, et te tire le bras quand tu prends la plume, mais si j&rsquo;exigeai de toi un journal quotidien tr\u00e8s serr\u00e9 comme le mien et fabriqu\u00e9 de fa\u00e7on telle que toute ma semaine soit remplie de tes souvenirs ou des r\u00e9cits !!! En as-tu de la chance d&rsquo;\u00eatre dehors pour voir tous les films et toutes les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, et la figure de tous les fameux politiciens du jour. Ce doit \u00eatre magnifique d&rsquo;admirer les grands personnages de la IV<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 R\u00e9publique de pr\u00e8s. Avoir touch\u00e9 le veston d\u2019Untel, fr\u00f4l\u00e9 la moustache de l&rsquo;autre, quelle grande \u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tes tulipes tiennent encore et les \u0153illets sont aussi frais que le premier jour. Et demain, je remonterai du colis un nouveau bouquet. Jusques \u00e0 quand, mamzelle, allez-vous ainsi m&rsquo;entretenir comme ce proph\u00e8te de la Bible \u00e0 qui les corbeaux venaient apporter la becqu\u00e9e dans le d\u00e9sert. Mon moineau est plus joli. Il n&rsquo;a pas moins de c\u0153ur que les oiseaux consacr\u00e9s. Tous les cadeaux vous viennent du ciel. J&rsquo;imagine que tu as d\u00fb passer une heure au moins avec ma m\u00e8re aujourd&rsquo;hui pour lui apporter tes petits paquets. Et vous avez d\u00fb vous r\u00e9jouir ensemble d&rsquo;esp\u00e9rances et de certitudes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seule id\u00e9e possible de sortir un jour et de reprendre une activit\u00e9 publique ou priv\u00e9e m&rsquo;as secou\u00e9 la torpeur dont j&rsquo;\u00e9tais accabl\u00e9 depuis longtemps. On se fait lentement \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00eatre fusill\u00e9. On a \u00e0 c\u0153ur d&rsquo;\u00e9crire le plus vite possible les meilleurs choses dont on \u00e9tait capable, regrettant de ne pouvoir tout dire, et surtout craignant que le plus haut de soi-m\u00eame soit perdu, parce qu&rsquo;incompris ou \u00e9gar\u00e9. D\u00e9j\u00e0, les FFI m&rsquo;ont d\u00e9chir\u00e9 un tr\u00e8s pr\u00e9cieux po\u00e8me o\u00f9 j&rsquo;avais quelques chansons assez pures. Je n\u2019y tenais pas tellement. C&rsquo;\u00e9tait une esquisse curieuse. Il est vrai que j&rsquo;ai fait mieux depuis. On n&rsquo;en a fini avec ce monde, avec la vie, avec les amis, on n&rsquo;esp\u00e8re pas au-del\u00e0 de la mort, on vit pour l&rsquo;image qu&rsquo;on laissera, et puis tout \u00e0 coup d\u00e9ception ! On vient vous dire qu&rsquo;un jour il faudra revenir dans cette sacr\u00e9e existence avec laquelle on avait rompu, reprendre un collier de travail p\u00e9nible, avec en face de soi les habituels mufles que cette civilisation m\u00e9canicienne a fabriqu\u00e9s pour le malheur des po\u00e8tes. Ainsi tu crois que ma modeste existence ne finira pas un matin \u00e0 Ch\u00e2tillon ou Gennevilliers et qu&rsquo;il va falloir dans deux ou trois ans (?) Remettre \u00e7a ! Heureusement que tu seras l\u00e0 pour me cacher toutes les laideurs de la vie. Sais-tu bien quelle responsabilit\u00e9 tu prends ! \u00c9norme ! Mamzelle. T\u00e2che titanesque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je crois au fond qu&rsquo;il suffira de ta main sur mon front et d&rsquo;un souffle tendre pour que tout s&rsquo;apaise. C&rsquo;est le seul espoir de la France de rena\u00eetre, que les femmes prennent les hommes par la main et les emp\u00eachent de se battre. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas une association puissante de pacifistes femelles qui s&rsquo;oppose \u00e0 ce que les extr\u00eames se rencontrent, nous n&rsquo;y couperons pas d&rsquo;un choc g\u00e9ant. Car si tu t&rsquo;imagines que nous avons oubli\u00e9 la moindre des choses qui fut faite contre ce pays. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent j&rsquo;ai relu de douces choses ici, Racine et Baudelaire, Musset et Villon, Musset et Val\u00e9ry. Mais il y a un Corneille qui dort \u00e0 la biblioth\u00e8que et je compte bien reprendre le texte d&rsquo;Horace et celui du Cid pour m&rsquo;en impr\u00e9gner de m\u00e2le ardeur. Ce sera comme un sang nouveau dans des veines nobles, pr\u00e9par\u00e9 pour recevoir le feu d&rsquo;une pens\u00e9e vive. Je n&rsquo;ai pas fini d&rsquo;\u0153uvrer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors tu crois comme \u00e7a que les choses vont finir par s&rsquo;arranger pour moi. Et tu t&rsquo;en r\u00e9jouis ! Tu sais que la vie ne sera pas facile \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. Si tu veux vivre tranquillement, laisse-moi le plus longtemps possible en prison. Je ne me sens pas du tout dispos\u00e9 \u00e0 vivre dans mes pantoufles et \u00e0 cultiver mon jardin.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi 13h<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma lumi\u00e8re s&rsquo;est \u00e9teinte hier soir en pleine lettre, et j&rsquo;ai d\u00fb profiter d&rsquo;un restant de bougie pour faire ce que j&rsquo;appelle pompeusement mon lit. Ma paillasse est arriv\u00e9e au point de la parfaite rigidit\u00e9, si bien qu&rsquo;il m&rsquo;est agr\u00e9able de me r\u00e9veiller quelques fois par nuit pour me retourner comme une cr\u00eape que le feu doit r\u00f4tir alternativement de chaque c\u00f4t\u00e9. J&rsquo;ai lu avec attention ton offre aimable de m&rsquo;envoyer un petit oreiller de duvet. J&rsquo;avoue que cela me travaille l&rsquo;esprit. Est-ce que tu crois que c\u2019est chr\u00e9tien de coucher dans du mou ? Mon polochon est une sorte d&rsquo;amas de crin et de mati\u00e8re paillue, sur quoi je pose le coussin kapok, semi rigide, dont tu m&rsquo;as fourni l&rsquo;enveloppe. Mais si tu m&rsquo;envoies de la plume pour ma t\u00eate !!! J&rsquo;ai peur de faire des r\u00eaves ! \u00c0 consulter une tulipe qui s&rsquo;ouvre sous mon nez, j&rsquo;h\u00e9site encore. Faut-il vraiment accepter cette douceur si f\u00e9minine ? J&rsquo;ai peur de m&rsquo;attendrir. D&rsquo;autant plus que je relis le <em>P\u00e8lerinage\u00a0 aux Sources <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a><\/em> de Del Vayo o\u00f9 les m\u00e9thodes yogis les plus dures sont recommand\u00e9es pour l&rsquo;\u00e9veil de la spiritualit\u00e9. ! Voil\u00e0 que je commen\u00e7ais \u00e0 essayer la pause dite \u00ab <em>en fleur\u00a0 de lotus<\/em> \u00bb, les pieds couch\u00e9s sous le buste, la plante en l&rsquo;air, les bras crois\u00e9s dans le dos tenant le gros orteil adverse par une sorte d\u2019emm\u00ealement qui fait de l&rsquo;homme un v\u00e9ritable n\u0153ud gordien. Au bout de deux heures d&rsquo;exercice quotidien, on en sort moulu, amaigri, purifi\u00e9, plus lav\u00e9 qu&rsquo;au hammam. Et voici que tu me proposes le mol oreiller de jouissances occidentales, \u00e0 moi qui me suis refait une virginit\u00e9 \u00e0 force d&rsquo;\u00e9pouser la raideur du plancher. D\u00e9j\u00e0 je trouvais que la peau de mouton \u00e9tait un luxe !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Envoie le moi tout de m\u00eame l&rsquo;oreiller. S&rsquo;il me semble impie, je le retournerai avec des mots s\u00e9v\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je t&#8217;embrasse, c&rsquo;est moins pour le plaisir que pour la joie, moins pour ta bouche que pour ta tendresse, moins pour t&rsquo;\u00e9treindre que pour t&rsquo;\u00e9pouser. Si je suis heureux de la flamme qui court tes yeux, c&rsquo;est qu&rsquo;elle vient du ciel, et qu&rsquo;elle embrase tout l&rsquo;instant. Tu sais que j&rsquo;ai tellement souffert de toutes les oies que j&rsquo;ai rencontr\u00e9es (sans parler des grues, des perruches, des dindes, des corneilles et des harpies) que j&rsquo;avais r\u00e9solu de m&rsquo;isoler d\u00e9sormais dans le m\u00e9pris total de ce qu&rsquo;on appelle Sa Majest\u00e9 la Femme. Tu es la seule qui aie trouv\u00e9 le moyen de me faire changer de route. Cela tient, je crois, \u00e0 une seule chose : tu ne t&rsquo;enorgueilleras pas de ce secret (Attention ! Tant pis pour toi) : tu as os\u00e9 pers\u00e9v\u00e9rer ! Tu as continu\u00e9 \u00e0 combattre silencieusement toute l&rsquo;opposition qui grondait en moi et qui ne s&rsquo;adressait pas \u00e0 toi mais \u00e0 l&rsquo;image que je me faisais de la femme en g\u00e9n\u00e9ral. Tu t&rsquo;es montr\u00e9e soumise, d\u00e9vou\u00e9e, fid\u00e8le. Tu t&rsquo;es accroch\u00e9e. Et puis tu as eu depuis que tu es m\u00e8re une attitude \u00e9patante. Tu t&rsquo;es montr\u00e9e d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e. Tu as gagn\u00e9. La porte est ouverte. Il ne fallait qu&rsquo;une chose pour d\u00e9clencher mon affection confiante : l&rsquo;estime. Tu l\u2019as. Tu es mon moineau.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>20h<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu es de plus en plus mon moineau. Tes \u0153illets (ceux de cette semaine et ceux de l&rsquo;autre) sont tous regroup\u00e9s dans la m\u00eame gerbe. Les chiffons de paresse tendre en papier sulfur\u00e9 sentent bon le c\u0153ur de Jeannette. Tu as mis tout ce qu&rsquo;il me fallait pour vivre huit jours heureux dans ton bouquet pr\u00e9cieux. Et je vais vivre des heures patientes, en noircissant du papier. J&rsquo;ai pens\u00e9 la nuit derni\u00e8re un nouvel ouvrage. Sais-tu que j&rsquo;ai devant moi au moins cinq pi\u00e8ces et quatre romans \u00e0 \u00e9crire, plus un bouquin de philosophie. Et je ne compte pas les vers. Tu peux acheter trois machines de rechange. On t\u2019embrasse une fois, deux fois, trois fois, dix fois, cent fois. Tr\u00e8s s\u00e9rieusement. Tu n\u2019imagines pas \u00e0 quel point c\u2019est s\u00e9rieux. Je mets tr\u00e8s longtemps \u00e0 m\u2019attacher, mais\u2026 Bonsoir<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PS. Fais rire le Fr\u00e9d\u00e9ric pour moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Livre de Lanza del Vasto, et non del Vayo, (1901-1981), philosophe, po\u00e8te et militant de la paix italien, publi\u00e9 en 1943 o\u00f9 il raconte son premier voyage en Inde (note de FGR)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 12 janvier 1947 MaJeannette ch\u00e9rie, Bien re\u00e7u ton mot enthousiaste, mais pas plus de visites de Liebermann que de Demery. J&rsquo;aurais bien voulu que mes avocats m&rsquo;apportent un peu de nouvelles. Voil\u00e0 pr\u00e8s de trois semaines, et m\u00eame &hellip; <a href=\"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2240\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":11,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"folder":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2240"}],"collection":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2240"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2240\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3233,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2240\/revisions\/3233"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/11"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2240"}],"wp:term":[{"taxonomy":"folder","embeddable":true,"href":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ffolder&post=2240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}