{"id":2264,"date":"2021-04-20T10:50:41","date_gmt":"2021-04-20T08:50:41","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2264"},"modified":"2024-01-21T17:49:13","modified_gmt":"2024-01-21T16:49:13","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-02-02","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2264","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/02\/02)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2261\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2269\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 2 f\u00e9vrier 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moi aussi je n&rsquo;ai plus envie de t&rsquo;\u00e9crire, mais de te voir. C&rsquo;est la seule chose qui m&rsquo;int\u00e9resse. Mais t\u2019\u00e9crire c\u2019est te voir plus profond\u00e9ment encore et puisque pour l&rsquo;instant il n&rsquo;est pas d&rsquo;autre moyen de t&rsquo;atteindre, je t&rsquo;\u00e9crirai tout mon saoul de plaisir, et pour me raconter, et pour te bercer, et pour t\u2019endormir, et pour te r\u00e9veiller, et pour \u00eatre celui qui t&rsquo;a pris les mains sur le sentier o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;en va tous les deux, d&rsquo;un pas tranquille, chercher les \u00e9toiles qui brillent au fond de l&rsquo;espace, celles qu&rsquo;on atteint que par une lente et pers\u00e9v\u00e9rante ascension sur les cimes vierges. Ainsi je suis pr\u00e8s de toi, ainsi tu es mienne, ainsi nous avons convenu de ne soutenir dans cette travers\u00e9e de la vie orageuse, qui deviendra plus calme, qui est d\u00e9j\u00e0 plus calme, qui va devenir mer d\u2019huile, temps b\u00e9ni pour les amants et les po\u00e8tes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n&rsquo;ai re\u00e7u qu\u2019un mot tr\u00e8s court de toi cette semaine. Je sais bien que les temps sont difficiles pour \u00e9crire. Loin de moi l&rsquo;id\u00e9e de me plaindre. Tu me donnes tant, avec tant de d\u00e9vouement. Tu t&rsquo;es montr\u00e9e si parfaite que tu as pris toute la place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi. Tu es ma compagne en tous points. Donc je n&rsquo;ai souci de ton silence sauf pour me demander si tout va bien, si tue n&rsquo;es pas trop occup\u00e9e, si ton travail n&rsquo;est point trop absorbant, si tu as assez d&rsquo;argent, si je puis aider en quoi que ce soit. Je ne sais gu\u00e8re ce que je puis faire, que penser \u00e0 toi avec toute l&rsquo;affection que je peux, et je pense qu&rsquo;elle te r\u00e9conforte. Puiss\u00e9-je aussi d&rsquo;ouvrir patiemment comme une fleur qu\u2019on effeuille et t\u2019amener \u00e0 la toute confiance, \u00e0 la toute s\u00fbret\u00e9, au bonheur le plus d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9. Tu as un fils magnifique qu&rsquo;il faut aimer comme un amour qu&rsquo;il est, avec qui il ne faut jamais, <u>jamais<\/u><em>,<\/em> t\u00e9moigner la moindre impatience, qu&rsquo;il faut conduire et dominer jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il soit parvenu \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;homme. Tu en auras grand profit, grande joie. Il te paiera en retour de tout ce que tu lui donneras. Ce sera, lui, le premier, et ses fr\u00e8res et s\u0153urs, le grand soutien de sa m\u00e8re, la grande joie de tous ceux qui lui ont donn\u00e9 la substance premi\u00e8re. Pour moi je compte bien m&rsquo;en occuper d\u00e8s que possible. Il est vraisemblable maintenant que j&rsquo;ai \u00e9chapp\u00e9 au plus dur. Nous allons chercher une solution plus active. Qui sait ? Tout est possible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">As-tu vu Floriot ? Que dit-il ? Je n&rsquo;ai pas encore re\u00e7u la troisi\u00e8me visite. Le premier visiteur reviendra-t-il ? Quand ? As-tu vu tes amis ? Dis-moi tout cela jeudi. C&rsquo;est ton jour. Je t&rsquo;attends. Je t&rsquo;attends toujours. Cette nuit j&rsquo;ai dormi pr\u00e8s de toi, et je t&rsquo;ai sentie tout le matin naissant. Il me semble que souvent j\u2019ai ton bras qui m&rsquo;entoure le co\u00fbt. Cela n&rsquo;est pas d\u00e9plaisant du tout. On aime se sentir aim\u00e9. On aime qui vous aime. On pense \u00e0 qui pense \u00e0 vous. On regarde qui vous sourit. On esp\u00e8re qui viendra comme un printemps, toujours neuf.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai encore beaucoup travaill\u00e9 sur <em>Lancelot <\/em>cette semaine. Modifications importantes dans le texte et les d\u00e9tails. Peu \u00e0 peu la chose s&rsquo;am\u00e9liore jusqu&rsquo;\u00e0 la beaut\u00e9. Je me sens assez dispos\u00e9 non pas \u00e0 cr\u00e9er, mais \u00e0 parfaire. Il faut roder sans cesse ce qu&rsquo;on \u00e9crivit de louable. Quant au reste, le r\u00e9p\u00e9ter. Pour <em>Gabriella<\/em>, je vais \u00e9galement lui faire subir un traitement s\u00e9v\u00e8re. Et voil\u00e0 du travail en perspective pour Jeannette. As-tu recopi\u00e9 mes dix pages de po\u00e8mes\u00a0? Si cela est utile montre vite l\u2019exemplaire complet ainsi transform\u00e9 \u00e0 tes amis. Ils diront s\u2019il faut le transmettre aux trois superviseurs. Vois cela d\u2019urgence. Pr\u00e9viens Floriot naturellement, que ce soit lui peut-\u00eatre qui ait l\u2019initiative de la chose. \u00c0 moins qu\u2019il ne soit plus simple que tu fasses la d\u00e9marche toi-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je te renouvelle l\u2019assurance que tu es <u>la seule<\/u> \u00e0 t\u2019occuper de moi. Si quelque autre veut s\u2019amuser \u00e0 se renseigner pour son compte, libre \u00e0 elle. Cela ne nous g\u00e8ne point. Et donnes-moi tes yeux pour que j\u2019y lise ce que je sais y trouver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voila qu\u2019il me plairait plus tard \u2014et je l\u2019imagine\u2014 de t\u2019\u00e9crire d\u2019aussi grandes lettres alors que tu serais dans la pi\u00e8ce \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Non pour te sermonner, mais pour te dire tout ce qu\u2019on ne peut faire passer dans les mots parl\u00e9s qui sont beaucoup trop rapides et volages pour \u00eatre puissants. Et tout \u00e0 coup tu recevrais \u00e0 ton bureau une longue lettre de celui avec qui tu vis et que tu ne soup\u00e7onnais point si prolixe. Et je te raconterai tout ce qu\u2019une journ\u00e9e pass\u00e9e ensemble ne peut contenir tant il faut faire de gestes pour faire comprendre qu\u2019on marche au m\u00eame rythme, qu\u2019on vit du m\u00eame souffle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tes \u0153illets roses durent toujours, et aussi deux \u0153illets rouges d\u2019il y a quinze jours. Mes jacinthes poussent. Je crois que les deux crocus ont gel\u00e9, mais je n\u2019en suis pas si s\u00fbr. Il semble que les jacinthes pr\u00e9f\u00e8rent la chaleur. Je les ai rentr\u00e9es par les grands froids pour leur plus grand bien. Le petit jardin de cactus de cet \u00e9t\u00e9 est toujours sur ma table. Tous les cactus y sont. Les uns ont grandi, les autres n\u2019ont pas boug\u00e9. Je leur donne de l\u2019eau tous les quinze jours. On se demande \u00e0 quoi pensent ces \u00eatres garnis de piquants. Suis-je aussi r\u00e9barbatif\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lu depuis quelque temps\u00a0: <em>Lucien Leuwen<\/em> de Stendhal (dont j\u2019ai relu <em>Le Rouge et le Noir<\/em>), <em>La Pharisienne<\/em> de Mauriac, <em>Moby Dick<\/em> d\u2019Herman Melville, <em>La vie des termites<\/em> de Maeterlinck, <em>Catherine de M\u00e9dicis<\/em> de H\u00e9ritier, un bouquin de g\u00e9omancie, <em>La France sous la terreur, <\/em>relu <em>la vie de Marie<\/em>, celle de Jean-Bart, <em>La Reine morte<\/em> de Montherlant, <em>Mauprat <\/em>de Georges Sand, des contes de Maupassant, relu <em>Amok<\/em> de St\u00e9phane Zweig (tr\u00e8s mauvais, horrible\u00a0!), une excellente \u00e9tude de Huxley sur le P\u00e8re Joseph, le dernier bouquin de Benjamin\u00a0: <em>L\u2019Enfant tu\u00e9<\/em> (pas mal), relu <em>Le P\u00e8lerinage aux sources<\/em> de Del Vasto (moins bien que je croyais), <em>La Vie en forme de proue<\/em> de Montherlant (excellent) etc\u2026 etc\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je travaille en m\u00eame temps \u00e0 un petit bouquin de maximes intitul\u00e9 <em>Empyr\u00e9e<\/em>. D\u2019ici peu de temps, d\u00e8s termin\u00e9 le travail sur <em>Lancelot<\/em> et <em>Gabriella<\/em>, je vais travailler \u00e0 un <em>Socrate<\/em>. Sujet\u00a0: la condamnation et la mort de Socrate, coupable d\u2019avoir voulu changer les dieux de la Gr\u00e8ce\u00a0!!! Horrible r\u00e9formateur. Il n\u2019y a pires ent\u00eat\u00e9s que les sectaires en place. La v\u00e9rit\u00e9 les d\u00e9range toujours. Et pour la contredire, ils tuent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 pr\u00e9parer ma d\u00e9fense, nous en sommes loin. Je me fiche de toutes ces histoires imb\u00e9ciles. Ce sera suffisant d\u2019y travailler quelques jours auparavant. Et encore : elle tient en quelques points pertinents. La meilleure d\u00e9fense serait de ne point ouvrir la bouche. Alors, on pensera \u00e0 toi dans le noir. Et on vivra une nuit d\u2019espoir, de douceur, d\u2019amiti\u00e9, de tendresse, de chaleur si grande que tu en serai toute remu\u00e9e dans ton grand lit ti\u00e8de. Il n\u2019y a pas de distance entre nous. Tu m\u2019aimes ? Pas assez ! Encore ! Peut-\u00eatre bien ! Je commence \u00e0 le croire\u2026 J\u2019en suis s\u00fbr\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mardi. Bien re\u00e7u colis. Tout parfait. Je crains de vous priver. Quand on sait les difficult\u00e9s qu&rsquo;on a pour se procurer de la viande. Bravo pour le flocon d&rsquo;avoine. T\u00e2che de trouver de la poudre d\u2019\u0153ufs. Pour la saccharine, voil\u00e0 ce qu&rsquo;il faudrait tous les 15 jours. Et merci, merci ! On t&#8217;embrasse encore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;avais oubli\u00e9 lundi dernier de te demander encore de la colle le bureau dont j&rsquo;ai un besoin extr\u00eame. Jeudi, je l&rsquo;ai fait dire \u00e0 ma m\u00e8re. On a, comme de juste, oubli\u00e9. Tout ce qui ne passe pas par toit est oubli\u00e9 ou mal fait. Veux-tu bien \u00eatre gentille de m&rsquo;en envoyer. Merci pour le buvard. Je suis tout r\u00e9joui \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00e9ponger tant d&rsquo;encre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donne-moi des nouvelles de ma m\u00e8re. Se r\u00e9tablit-t-elle ? Je suis certain de son bon moral. Mais elle a parfois des intermittences.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis au courant de toutes les d\u00e9cisions prises pour le conseil de la magistrature. Dis-moi ce qu&rsquo;on en pense. Est-ce que les noms mis en avant sont ceux des partisans, ou le contraire ? Il semble bien que les campagnes se font pour l&rsquo;amnistie, et que l&rsquo;opinion publique a beaucoup \u00e9volu\u00e9. J&rsquo;esp\u00e8re que tu me diras tout cela jeudi. Peut-\u00eatre aussi aurais-tu des tuyaux sur l\u2019avis des deux premiers visiteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai maintenant huit \u0153illets puisque deux rouges tiennent encore. Et long tunnel o\u00f9 je chemine sans prendre garde si l&rsquo;on voit au loin la clart\u00e9 du jour,\u00a0 je pense que tu es l\u00e0, toute pr\u00e9sente. Je regarde ta photo. Je ne veux penser ni au temps \u00e9coul\u00e9, ni \u00e0 celui qui reste, ni \u00e0 toute id\u00e9e d\u00e9primante, ni \u00e0 un retard, ni \u00e0 une angoisse, ni \u00e0 une impatience. Il me suffit de poss\u00e9der une lumi\u00e8re intime si pleine de bonheur et de vie, et de patience que tout se r\u00e9alisera d\u2019un coup, lors du d\u00e9gel de la haine. La glace a fondu toute la nuit sur la fen\u00eatre. Est-ce que la flamme de col\u00e8re ne s&rsquo;\u00e9teindra pas d&rsquo;un coup ?\u00a0Nous continuerons dans la vie notre m\u00e9tier d\u2019honn\u00eate homme, sans plus attacher d&rsquo;importance aux fous qui pr\u00e9tendent tout r\u00e9genter. Et nous irons notre chemin \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;une puissance juste. Et nous serons heureux. Et nous sommes d\u00e9j\u00e0 heureux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je voudrais penser au jour o\u00f9 je te reverrai. Il me semble qu\u2019en une heure ; en une minute, en une seconde, toute ma peine sera bue, que je n\u2019aurai plus d\u2019autre joie que d\u2019\u00eatre berc\u00e9 de tendresse, que la douceur reviendra \u00e0 flots dans une \u00e2me trop ballott\u00e9e par la guerre, et les luttes, et les dangers, et les menaces, et les \u00e9checs. Vivement un pays o\u00f9 l\u2019on puisse travailler sans \u00eatre insult\u00e9 par des bandes de voyous. Il en est dont la fonction est de jeter des pierres ! Il en est d\u2019autres qui pr\u00e9f\u00e8rent les fleurs, et les vers, et les cailloux de feu et de diamant, et les \u00e9toiles d\u2019espoir et d\u2019amiti\u00e9. C\u2019est \u00e0 vouloir trop aimer les hommes que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 atrocement d\u00e9\u00e7u. C\u2019est pour les avoir pr\u00each\u00e9s que j\u2019ai re\u00e7u ricanements et violences. C\u2019est \u00e0 me f\u00e2cher contre leurs turpitudes que je provoquai les r\u00e9actions. Il faut \u00eatre prudent avec les animaux sauvages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si tu n\u2019\u00e9tais pas l\u00e0, et Fr\u00e9d\u00e9ric, et ma m\u00e8re, la vie serait un trou noir. Il y a bien les camarades et tout l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019on porte \u00e0 la vie, et tout le d\u00e9go\u00fbt qu\u2019on en \u00e9prouve. Mes jacinthes me consolent terriblement. Oser pousser, vivre, s\u2019\u00e9panouir. Oser fleurir\u00a0! Oser se montrer\u00a0! Oser \u00eatre\u00a0! Quel courage\u00a0!<\/p>\n<p>J.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 2 f\u00e9vrier 1947 Ma ch\u00e9rie, Moi aussi je n&rsquo;ai plus envie de t&rsquo;\u00e9crire, mais de te voir. C&rsquo;est la seule chose qui m&rsquo;int\u00e9resse. 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