{"id":2370,"date":"2021-04-25T09:45:08","date_gmt":"2021-04-25T07:45:08","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2370"},"modified":"2021-04-25T10:01:10","modified_gmt":"2021-04-25T08:01:10","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-06-28","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2370","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/06\/28)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2365\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2374\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Samedi 28 juin 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma petite fille ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jamais je ne t\u2019ai autant aim\u00e9e d\u2019un amour si pur et si impersonnel, avec autant de bonheur et de patience. Je t\u2019ai vue bient\u00f4t assise pr\u00e8s de moi, chez ma m\u00e8re o\u00f9 nous d\u00e9jeunions, Fr\u00e9d\u00e9ric sur mes genoux. J\u2019ai tenu ta main dans ma bonne patte pleine de grosses promesses, de virilit\u00e9s saines. J\u2019ai serr\u00e9 ta taille aim\u00e9e, et devant l\u2019Univers entier j\u2019ai proclam\u00e9 qui tu \u00e9tais\u00a0: ma femme mienne\u00a0; celle qui m\u2019a suivi dans la plus grosse \u00e9preuve et qui a souffert dans l\u2019ombre, attendant le jour du repos et du triomphe. Il viendra. Il vient, m\u00eame si auparavant il est encore de durs moments. Il faut bien qu\u2019il vienne et que les prisons \u00e9clatent sous le souffle pur des honn\u00eates gens, sous la pression de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du vieil esprit chr\u00e9tien qui sait reconna\u00eetre les siens jusque dans les bagnes, sous la n\u00e9cessit\u00e9 de lib\u00e9rer ceux qui sont purs et savent construire le monde de bonheur qu\u2019il faut. Je travaille en paix ici \u00e0 mettre au point toutes sortes de travaux dont le meilleur est de te pr\u00e9parer un c\u0153ur neuf battu, tout luisant comme une armure d\u2019argent et or, o\u00f9 tu pourras nicher le plus pr\u00e9cieux de toi. Voil\u00e0 que nos sentiers se rapprochent. Je sens d\u00e9j\u00e0 le bruit de ton pas au loin, si menu, sous la lune qui b\u00e9nit la haute montagne alti\u00e8re. Tu passes au sommet du mont comme une vapeur embaum\u00e9e,, un envol preste, tandis que mon soulier vaillant mord le caillou pour mieux broyer la fatigue. Au petit jour je te trouverai assise contre le rocher qui domine la plaine. Le soleil aura lav\u00e9 tes larmes. Tu seras si pleine de bonheur tendre que je n\u2019aurai qu\u2019\u00e0 te prendre contre ma poitrine br\u00fblante d\u2019effort, et nous compterons au loin les maisons de la vall\u00e9e, les pics qui mangent le ciel, les failles et les gouffres, les lacs que la brume estompe, les nuages qui s\u2019en vont se faire b\u00e9nir par la lumi\u00e8re ardente. Tu ne diras rien, puisque tout est dit. Tu n\u2019auras plus peur puisque la nuit est morte. Tu oseras sourire puisque la Terre \u00e9clate de joie sans limites, et nous scellerons ce premier jour de conqu\u00eate sur l\u2019\u00e9preuve morte d\u2019un baiser plus vrai. Est-ce que tu m\u2019aimes avec un c\u0153ur qui ose se briser pour donner davantage, qui ose ch\u00e9rir l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re pour acqu\u00e9rir le sens de l\u2019infini, qui est si rempli de l\u2019esprit de don qu\u2019il ne s\u2019\u00e9coute plus lui-m\u00eame et n\u2019a plus d\u2019avidit\u00e9 pour recevoir. Tout ce que j\u2019ai est \u00e0 toi, plus que mon amour, ma pr\u00e9sence\u00a0; bien plus que mon d\u00e9sir, mon humble d\u00e9vouement\u00a0; infiniment plus que ma pens\u00e9e, ma confiance active. Je sais que tu es b\u00e9nie par tout ton propre c\u0153ur. Petite fille, tes yeux sont plus profonds que la joie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne veux plus te voir nerveuse, angoiss\u00e9e, comme au dernier parloir. C\u2019est l\u2019image que je chasse \u00e0 jamais. Toujours heureuse, toujours intelligemment ouverte \u00e0 la vie, Jeannette est si forte dans la compr\u00e9hension de la pr\u00e9sence quotidienne de la joie sereine qu\u2019elle ne peut rien \u00e9prouver qui soit moindre qu\u2019un ciel toujours bleu. Ce samedi soir je suis donc avec toi sans r\u00e9serves. Nous passerons encore de grandes soir\u00e9es \u00e0 vivre le meilleur de nos pens\u00e9es les plus hautes, dans des torrents de musique, ou des infinis de silence. \u00c0 toi toute enti\u00e8re. Dors comme une princesse, si heureuse des b\u00e9n\u00e9dictions que les f\u00e9es les meilleures jet\u00e8rent sur son berceau. Tu n\u2019as pas fini de les compter dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9 o\u00f9 nous sommes d\u00e9j\u00e0 d\u00e8s maintenant. Je t\u2019aime.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Dimanche, 18 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai cherch\u00e9 tout \u00e0 l\u2019heure comment je pouvais t\u2019aimer plus qu\u2019hier. Et je me creuse la t\u00eate. Si je lui disais que ceci, ou que cela, ou que ce matin, ou bien que ce soir\u2026 de quoi lui parler\u00a0? De ses yeux\u00a0? De ses boucles d\u2019oreilles\u00a0? De sa petite main\u00a0? De son c\u0153ur qui bat, qui bat\u00a0? De son oreille qui s\u2019ouvre \u00e0 tous les mots c\u00e2lins\u00a0? De moi\u00a0? De nous\u00a0? De demain\u00a0? De toujours\u00a0? C\u2019est un fait que je t\u2019aime beaucoup plus qu\u2019hier, parce que j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 des tas de choses toutes neuves et que je d\u00e9couvre chaque jour en toi une qualit\u00e9 de plus. Tu vas \u00eatre si parfaite qu\u2019on te mettra sur la chemin\u00e9e pour l\u2019admiration des enfants et des voisins, ou bien, on t\u2019enfermera comme un tr\u00e9sor dans un palais s\u00e9v\u00e8rement gard\u00e9. \u00c0 moins qu\u2019on te montre \u00e0 tout le monde en disant\u00a0: \u00ab\u00a0voil\u00e0 la femme id\u00e9ale, celle qu\u2019on aime le plus au monde parce que c\u2019est ainsi\u00a0\u00bb, sans explications. Et puis non, tu n\u2019es pas faite pour \u00eatre tra\u00een\u00e9e en place publique comme sp\u00e9cimen de tous les avantages. Je vais tout simplement te mettre dans ma poche gauche. Mon moineau\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai recommenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire des po\u00e8mes. Voici que je tombe sur ceux \u00e9crits il y a deux ans. D\u00e9j\u00e0 deux ans\u00a0!!! Et nous sommes encore l\u00e0 \u00e0 tourner dans la cage aux fauves. Encore un peu de temps et cela fera trois ans. En v\u00e9rit\u00e9 nous aurons \u00e9t\u00e9 bien ha\u00efs. Que le monde veut donc du mal \u00e0 ceux qui lui veulent le plus de bien. Mais la France est un pays dans lequel on ne peut plus prononcer le mot \u00ab\u00a0ordre\u00a0\u00bb (spirituel s\u2019entend) sans se faire insulter. Je crois avoir chang\u00e9 de mani\u00e8re, \u00e9volu\u00e9 beaucoup, dans le meilleur sens. Plus du tout d\u2019amertume. Plus de \u00ab\u00a0sursauts\u00a0\u00bb. Des chansons, de tendres mots, de douces images. Un peu en vrac. Mais cela fait beaucoup de bouquets de fleurs en fouillis. Un jour je composerai une fresque, ou un grand tableau, en vers. Pour l\u2019instant nous en sommes aux pochades.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Veux-tu bien m\u2019envoyer un petit pot de colle de bureau, avec pinceau ad\u00e9quat. Merci. Baiser sur les cheveux. Je tiendrai ma promesse de No\u00ebl. Si <em>Hypodamie<\/em> est termin\u00e9e, mets-en un exemplaire chez ma m\u00e8re, avec un des <em>Barreaux<\/em> et un de <em>Lancelot<\/em> (je suppose termin\u00e9 aussi). Puis d\u00e8s que <em>Le Jour et la nuit<\/em> seront faits, idem. Ainsi de suite. Surtout pas tous les \u0153ufs dans le m\u00eame panier. Je t\u2019en prie, \u00e9coute-moi l\u00e0-dessus. Tu veux bien que je dorme tranquille, pas vrai\u00a0?<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien re\u00e7u magnifique colis. D\u00e9j\u00e0 tout rang\u00e9. Beau bouquet \u0153illets. D\u00e9j\u00e0 tout respir\u00e9, compt\u00e9, appr\u00e9ci\u00e9. Attention, plus de poudre \u00e0 raser jusqu\u2019\u00e0 nouvel ordre, plus de cire non plus. Pour le reste tout est parfait. Dis \u00e0 ma m\u00e8re qu\u2019il est peut-\u00eatre inutile de m\u2019envoyer mon costume blanc avant quelque temps. Qu\u2019elle attende. On verra la prochaine quinzaine. Surtout ne m\u2019envoyer pas plus dans le colis. J\u2019engraisse terriblement. Il faudra se remuer beaucoup pour faire tomber tout \u00e7a.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai r\u00eav\u00e9 cette nuit que nous voyagions ensemble, que nous habitions ensemble \u00e0 la campagne, que nous nous promenions ensemble au bord de la mer, dans les bois, partout, que tu n\u2019\u00e9tais pas trop m\u00e9contente, que tu acceptais volontiers toutes mes suggestions et que nous nous entendions bien. Rassure-toi, Catherine viendra. Je la vois d\u2019ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On vient d\u2019appeler la promenade. Je n\u2019y vais pas pour terminer ma lettre. Et puis, pas tr\u00e8s int\u00e9ressante. Depuis mon changement je ne suis plus avec les camarades ministres, et le niveau n\u2019est pas le m\u00eame. Braves gars, mais on les conna\u00eet, pour les entendre huit heures par jour hurler des am\u00e9nit\u00e9s par les fen\u00eatres. Du bon troupier. Pas m\u00e9chant quand il n\u2019a pas de mitraillette sous la main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons l\u2019impression que les \u00e9v\u00e8nements s\u2019activent. Tant mieux. On parle de plus en plus d\u2019amnistie. Je persiste \u00e0 n\u2019y pas croire. Il y a bien d\u2019autres choses en l\u2019air. Cet \u00e9t\u00e9 sera plut\u00f4t chaud. On n\u2019est jamais g\u00e9n\u00e9reux par trop grand soleil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu ne me racontes plus d\u2019histoires de Fr\u00e9d\u00e9ric. Il doit pourtant parler beaucoup. Ne m\u2019\u00e9cris plus de pneumatiques, sauf urgence. L\u2019Administration pr\u00e9tend nous r\u00e9genter notre mode de correspondance et distinguer ce qui est urgent de ce qui ne l\u2019est pas. Donc ob\u00e9issons sans murmure. Il faut passer dans les clous ou ne pas vivre dans le monde dit civilis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai d\u00e9jeun\u00e9 hier avec mon pasteur. Brave homme qui ne conna\u00eet rien \u00e0 la politique. Il m\u2019a rapport\u00e9 les propos d\u2019un ancien \u00ab\u00a0ami\u00a0\u00bb qui appartenait \u00e0 une certaine organisation o\u00f9 l\u2019on m\u2019en veut beaucoup. Les braves gens\u00a0! S\u2019ils savaient comme je les plains et pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre \u00e0 ma place. Un jour viendra\u2026 Ils ont toujours tout g\u00e2ch\u00e9 et 47 est bien pire que 40. \u00c0 propos, que dit notre ami Brass[art]\u00a0? Fais lui mes amiti\u00e9s. Est-ce qu\u2019il est toujours aussi socialiste <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0? Ses amis au pouvoir sont de fiers comp\u00e8res. Ils ont brillamment r\u00e9ussi\u00a0!! Il n\u2019y a pas qu\u2019eux. Tout le monde s\u2019en est m\u00eal\u00e9. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent je n\u2019ai jamais connu qu\u2019un seul gouvernement honorable. C\u2019est celui dont je recueille ici les souvenirs. Il appara\u00eetra compos\u00e9, r\u00e9trospectivement, d\u2019hommes de valeur incomparablement sup\u00e9rieure \u00e0 tous les crabillons de la d\u00e9mocrassouille. Tu verras que finalement c\u2019est Benoist-M\u00e9chin qui aura raison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens d\u2019\u00e9tudier ma le\u00e7on de Science Chr\u00e9tienne et te conseille d\u2019en faire autant. N\u2019attends pas que je te l\u2019explique moi-m\u00eame. C\u2019est comme la musique. Si nous devons jouer un jour \u00e0 quatre mains, tu peux commencer \u00e0 apprendre le piano sans moi. Ce sera toujours autant de gagn\u00e9. Je crois que je serai meilleur professeur pour toi que ma tr\u00e8s ch\u00e8re et tr\u00e8s brave m\u00e8re qui, souvent, r\u00e9p\u00e8te des mots. Mais tu l\u2019apprendras Jeannette ch\u00e9rie. Ne crois pas que, si fine mouche sois-tu, tu pourras esquiver cet \u00e9norme travail de r\u00e9fection de la conscience. Ma femme doit marcher du m\u00eame pas que moi. Question d\u2019honneur. C\u2019est un ordre qui vient de plus haut que nous. Il le faut. Ne fais pas la moue. Je t\u2019embrasse si gentiment et longuement. J\u2019ai tant de tendresse, tant d\u2019affection pour toi que tu ne sais plus que dire merci, parce que tu es heureuse, bien plus encore que tu crois. Moi aussi.<\/p>\n<p>Viens me voir jeudi 10 juillet. N\u2019oublie pas de me f\u00e9liciter pour mes 45 ans que j\u2019aurais eus depuis deux jours. Bons, gros, grands, immenses et minutieux baisers. Je serre le Fr\u00e9d\u00e9ric sur mon c\u0153ur. Dis \u00e0 ta maman qu\u2019aussit\u00f4t libre j\u2019irai lui demander ta main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> La r\u00e9ponse est \u00ab oui \u00bb sans ambigu\u00eft\u00e9 car j\u2019ai parfaitement le souvenir que mon parrain appartenait \u00e0 la SFIO et qu\u2019il fut fier quand Andr\u00e9 Le Troquer me remis mon prix d\u2019honneur lorsque j\u2019\u00e9tais \u00e0 l\u2019\u00e9cole communale de l\u2019angle boulevard Diderot\/avenue Daumesnil. (note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Samedi 28 juin 1947 Ma petite fille ch\u00e9rie, Jamais je ne t\u2019ai autant aim\u00e9e d\u2019un amour si pur et si impersonnel, avec autant de bonheur et de patience. 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