{"id":2374,"date":"2021-04-25T09:54:03","date_gmt":"2021-04-25T07:54:03","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2374"},"modified":"2024-01-22T11:23:23","modified_gmt":"2024-01-22T10:23:23","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-07-06","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2374","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/07\/06)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2370\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2378\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 6 juillet 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi donc j\u2019aurai le bonheur de te voir demain quelques minutes, si br\u00e8ves et si longues, si pleines de tendresses, qui comptent plus que des semaines. Et puis jeudi nous nous redirons tout ce que nous avons pens\u00e9 l\u2019un de l\u2019autre pendant ces courts instants. Ensuite, ce sera le prochain parloir. Et puis les grands \u00e9v\u00e8nements qui vont arriver. Car nous y sommes. Tu n\u2019y crois pas. On ne croit jamais tout le ciel. L\u2019humain est ainsi fait qu\u2019il ne voit plus que le mal et non plus la d\u00e9livrance. Il ne sait plus croire \u00e0 la libert\u00e9. Mais nous qui sommes pass\u00e9s par toutes les affres de l\u2019adversit\u00e9 nous savons bien maintenant qu\u2019elle existe celle-l\u00e0, et qu\u2019elle nous est donn\u00e9e pour qu\u2019on en fasse pr\u00e9cieux usage. Ne faisons pas de projets trop t\u00f4t. Pensons \u00e0 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui est splendide. Il est bleu, parsem\u00e9 de nuages l\u00e9gers, fouett\u00e9 par le vent, fleuri comme il faut (mes gueules de loup ont produit de nouveaux amours \u2013 mon camarade m\u2019a laiss\u00e9 des capucines qui poussent rapidement et mes \u0153illets d\u2019Inde tiennent encore). Pas de point noir \u00e0 l\u2019horizon. Au contraire, Jeannette, toute heureuse avec Fr\u00e9d\u00e9ric qui est si content de se suspendre aux lustres de toutes les salles \u00e0 manger <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et de casser des potiches pleines d\u2019eau. Ah\u00a0! Tu as voulu conna\u00eetre les joies de la maternit\u00e9\u00a0! Et bien, il faudra plus souvent r\u00e9parer les d\u00e9g\u00e2ts, panser les genoux et les bobos, et veiller tard que se sentir flatt\u00e9e par des milliers d\u2019anges mondains. Que sera-ce quand tu en auras six qui monteront sur tous les arbres, escaladeront toutes les chemin\u00e9es, chevaucheront toutes les rampes d\u2019escalier, tireront les sonnettes de toutes les concierges, tireront la queue de tous les chiens, et d\u00e9couperont tous les chapeaux et tous les parapluies de leur tante (comme il m\u2019est arriv\u00e9 dans mon \u00e2ge limpide). Quel bon souvenir \u00e0 raconter pour le Fr\u00e9d\u00e9ric quand il sera grand-p\u00e8re. Voil\u00e0 qui va lui rester toute sa vie\u00a0: quand j\u2019avais trois ans, un jour, j\u2019ai pouss\u00e9 le lustre et j\u2019ai dit \u00ab\u00a0<em>pourquoi ma t\u00eate n\u2019est-elle pas cass\u00e9e\u00a0?\u00a0<\/em>\u00bb. Voil\u00e0 de quoi faire rire pendant cent ans tous les petits enfants d\u2019une belle famille. F\u00e9licite le Fr\u00e9d\u00e9ric de s\u2019en \u00eatre aussi bien tir\u00e9. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019un dieu b\u00e9n\u00e9vole remplira aussit\u00f4t sa tirelire car si nos fautes nous d\u00e9pouillent il faut bien que nos qualit\u00e9s nous enrichissent et un sourire de Fr\u00e9d\u00e9ric vaut toutes ses lettres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je te verrai demain et je te dirai tout, en trois mots. Tu n\u2019auras pas besoin de me dire quoique ce soit. Tout est d\u00e9j\u00e0 dit. Mais il faut le redire, ou le renouveler. Parce que tous les matins il faut changer l\u2019eau des fleurs, aviver celles qui vont venir et laver les larmes de la nuit. Un amour, pour \u00eatre pur doit \u00eatre lav\u00e9 \u00e0 grande eau fra\u00eeche avec des mots tout neufs, et surtout br\u00fbl\u00e9 \u00e0 un soleil nouveau, qui fait jaillir toutes les nouvelles pousses. On ne se lasse pas de le contempler, de l\u2019enrichir, de le d\u00e9velopper, de l\u2019approfondir. C\u2019est qu\u2019il n\u2019\u00e9tait point en surface, c\u2019est qu\u2019il ne s\u2019applique point \u00e0 la personne, mais \u00e0 l\u2019\u00eatre substantiel par del\u00e0 la personne, c\u2019est qu\u2019il vient de plus haut comme de plus loin, comme de partout, c\u2019est qu\u2019il est un univers de tendresse patiente, c\u2019est qu\u2019il gronde et qu\u2019il attend, qu\u2019il s\u2019\u00e9lance et qu\u2019il est immuable, qu\u2019il court et qu\u2019il s\u2019arr\u00eate, qu\u2019il est une orgue et un chant t\u00e9nu. As-tu les oreilles pour entendre\u00a0? Sais-tu bien distinguer la voix juste, le plus haut chant intime, la gloire qui vient de la douceur quotidienne. J\u2019ouvrirai tes mains toutes grandes pour qu\u2019y tombent toutes les b\u00e9n\u00e9dictions et toute la paix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Petite fille, j\u2019ai re\u00e7u beaucoup et peu de toi cette semaine. Un petit mot, une grande lettre, et \u00e0 travers toutes tes pattes de mouche beaucoup de sourires et de pens\u00e9es que j\u2019aime, beaucoup de tendresse vivante. Donne tout ce qui te plaira. Elle est toujours re\u00e7ue dans la meilleure terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne crois pas que ce soit Floriot qui ait obtenu tout seul l\u2019heureuse surprise qui te r\u00e9jouit. Il me semble que ce soit venu d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 que je connais. On m\u2019a donn\u00e9 les meilleures informations. De toutes fa\u00e7ons il appara\u00eet que nous sommes report\u00e9s apr\u00e8s vacations. J\u2019ai lu moi-m\u00eame une lettre de l\u2019avocat de mon co\u00e9quipier qui est formelle dans ce sens. Donc, pas d\u2019inqui\u00e9tude. D\u2019ici l\u00e0\u2026 Et \u00e0 ce moment-l\u00e0\u2026 Patientons. Nous arrivons aux derniers sursauts de l\u2019\u00e9puration. Les derni\u00e8res ruades sont toujours dures. C\u2019est pourquoi il \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019\u00e9viter les chaleurs, mais, comme pr\u00e9vu, la roue tourne et le monde entre dans une nouvelle phase d\u2019action. On ne voit pas demain, quand les anti-communistes seront recherch\u00e9s sur le march\u00e9 politique ce dont on pourrait nous accuser sinon d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 des pr\u00e9curseurs et des pr\u00e9voyants. Bien plus, il appara\u00eetra que, dans la mesure o\u00f9 nos adversaires se sont lourdement tromp\u00e9s, nos fautes seront consid\u00e9r\u00e9es comme v\u00e9nielles, si fautes il y a ne seront-elles point r\u00e9f\u00e9rences ? Car, en Am\u00e9rique, les plus \u00e9normes campagnes de presse sont faites contre l\u2019ombre de Roosevelt qu\u2019on accuse de tout ce dont nous l\u2019accusions pendant l\u2019occupation. Les journaux et les livres am\u00e9ricains sont pleins d\u2019arguments que nous \u00e9tions les seuls \u00e0 faire valoir pendant quatre ans. La v\u00e9rit\u00e9 d\u2019hier est toujours celle d\u2019aujourd\u2019hui. Pour l\u2019avoir dite contre qui nous condamne, on nous f\u00e9licitera bient\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La v\u00e9rit\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui est surtout caract\u00e9ris\u00e9e par le fait qu\u2019il fait beaucoup plus calme dans la t\u00eate de certains hommes que l\u2019\u00e9preuve a m\u00fbris. Je suis de ceux-l\u00e0. Trois ans de prison, trois ans de m\u00e9ditation quotidienne dans la temp\u00eate r\u00e9volutionnaire, trois ans de luttes pour \u00e9chapper \u00e0 la vague absurde, trois ans de progr\u00e8s et de tranquille pri\u00e8re pour qu\u2019on retrouve \u00e0 travers soi, au-del\u00e0 de soi, les grands courants vivifiants qui balaient les nu\u00e9es du monde. J\u2019aurais appris davantage dans ces trois ans que pendant vingt et trente ans de vie tumultueuse et facile. Il faut que l\u2019homme impur soit boulevers\u00e9 dans tous ses travaux, dans tous ses dogmes, dans toutes ses constructions terrestres pour qu\u2019il s\u2019\u00e9vanouisse comme un spectre et qu\u2019apparaisse une r\u00e9alit\u00e9 plus douce et juste. La prison est n\u00e9cessaire \u00e0 celui qui entre dans le combat politique avec une foi vive. Il conna\u00eetra les dangers de l\u2019action, comme la prudence. Elle conduit toujours \u00e0 une action plus haute, \u00e0 un sens de sup\u00e9riorit\u00e9 dans la doctrine \u00e9pur\u00e9e, dans l\u2019acte plus certain. Tous ceux qui sont pass\u00e9s par l\u2019adversit\u00e9 en ont \u00e9prouv\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice. Je ne pense pas que nous soyons exclus de cette r\u00e9compense, toute morale, toute mentale mais capitale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voil\u00e0 pour le futur. Revenons toujours au pr\u00e9sent. Quel est-il\u00a0? Merveilleux. Puisque nous sommes l\u00e0 tous les deux, riches de nous-m\u00eames, des dons que nous manifestons sans cesse. Tu as chemin\u00e9 un sentier d\u2019angoisse et de tendresse pendant ces ann\u00e9es d\u2019\u00e9preuve. La r\u00e9compense est au bout de ton effort. Sois confiante et pers\u00e9v\u00e9rante. Lutte toujours. Il s\u2019agit de gagner le port. Il n\u2019est plus tr\u00e8s loin. C\u2019est le moment de veiller et de redoubler d\u2019efforts. Ne jamais s\u2019endormir sur les succ\u00e8s pass\u00e9s. Un pas apr\u00e8s l\u2019autre. C\u2019est le dernier pas qui compte, car c\u2019est pour celui-l\u00e0 que nous avons fait tous les autres. Et derri\u00e8re celui-l\u00e0, il y a encore devant soi un autre sentier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les vacances, il me semble que tu devrais te contenter raisonnablement de Loz\u00e8re, si tu en as les moyens. Pour toutes sortes de raisons. Tu verras que ces vacances seront ou excellentes ou tr\u00e8s courtes. Il faut pr\u00e9voir tous les \u00e9v\u00e8nements. Et tout ce que je te disais l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re l\u00e0-dessus est valable pour cette ann\u00e9e. On ne se sera tromp\u00e9 que de quelques mois. C\u2019est toujours ainsi. Nous nous trompons r\u00e9guli\u00e8rement de date, mais non point sur les faits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-2384\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/France-Soir-1947-07-01.jpg\" alt=\"\" width=\"274\" height=\"128\" \/>Pour le complot <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, je n\u2019en sais pas plus que toi. Tout cela a l\u2019air peu s\u00e9rieux. Des histoires rocambolesques invent\u00e9es par la police pour couvrir les scandales et la faillite. C\u2019est toujours ainsi en p\u00e9riode jacobine. D\u00e8s que les d\u00e9magogues incapables se sentent menac\u00e9s ils crient au secours en agitant devant le peuple le spectre de la dictature. C\u2019est un vieux proc\u00e9d\u00e9 politicien. Il faudra leur en faire passer le go\u00fbt. En Russie, tous les proc\u00e8s sont bas\u00e9s sur ce m\u00eame esprit. Dame\u00a0! Il faut bien un bouc \u00e9missaire pour supporter les fautes des dirigeants. Alors on accuse un adversaire imprudent ou on fabrique une petite conspiration. C\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 de gouvernement aux abois. En p\u00e9riode de prosp\u00e9rit\u00e9, il n\u2019y a pas de complot.<img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-2385\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Sud-Ouest-1947-07-01.jpg\" alt=\"\" width=\"257\" height=\"137\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma ch\u00e9rie, je t\u2019embrasse, mais ce n\u2019est rien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du jour o\u00f9 nous pourrons nous retrouver sans barreaux. Dire, quand tu recevras cette lettre que je t\u2019aurai d\u00e9j\u00e0 vue et que je te verrai l\u2019apr\u00e8s-midi. Viens toute confiante, par\u00e9e et pimpante \u00e0 ce parloir qui est notre boudoir pr\u00e9cieux. Je t\u2019y raconterai mille histoires en une. Ton bouquet de lavande que tu m\u2019envoyas pour ma f\u00eate est toujours sur ma table, aussi odorif\u00e9rant. Je le porte \u00e0 ma respiration aussi souvent qu\u2019il faut pour retrouver l\u2019image de ta main qui le piqua dans la lettre. Mais ma plus ch\u00e8re image est celle de la petite fille qui pose toujours la m\u00eame question depuis tant de temps qu\u2019on la connais : \u00ab tu m\u2019aimes ? \u00bb. Comment pourrait-on ne pas t\u2019aimer ? Tu as tout le paradis dans ton c\u0153ur qui bat trop vite. Et tu sais si bien attendre pour qu\u2019il vienne. Dans combien de temps veux-tu que je sorte ? Donne une date et ferme les yeux. Ou plut\u00f4t non. Ne donne pas de date. Ouvre les yeux. Me voil\u00e0. Ce n\u2019aura pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s long. On n\u2019y pensera plus jamais ou on se rappellera les seuls bons souvenirs. Et on sera plus prudent. Au revoir Mamzelle ! Petite madame, mon moineau. Je t\u2019embrasse \u00e0 tous vents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> J\u2019ai parfaitement souvenir (mais je n\u2019imaginais pas que j\u2019avais alors 3 ans) d\u2019\u00eatre mont\u00e9 un jour sur la table centrale de la salle \u00e0 manger et de m\u2019\u00eatre alors suspendu au lustre \u00e0 quatre globes accroch\u00e9 au plafond et qu\u2019il s\u2019est d\u00e9croch\u00e9 et que nous sommes tomb\u00e9s tous les deux devant ma tante qui \u00e9tait cens\u00e9e me surveiller. J\u2019ai aussi souvenir de lui avoir fait si peur que je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 puni sauf \u00e0 recevoir une fess\u00e9e magistrale que ma donn\u00e9e ma m\u00e8re avec une \u00e9nergie d\u00e9mesur\u00e9e et sans la moindre \u00e9motion quand elle est rentr\u00e9e le soir de son travail. En revanche je n\u2019ai aucun souvenir de potiches pleines d\u2019eau.(note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Il s\u2019agit du \u00ab plan bleu \u00bb, complot anti-communiste, visant \u00e0 prendre le pouvoir en France, pr\u00e9par\u00e9 en 1946-1947. Le jugement de l&rsquo;affaire du Plan bleu fut prononc\u00e9 le jeudi 3 f\u00e9vrier 1949. Ce complot r\u00e9unit d\u2019anciens vichystes, d\u2019anciens r\u00e9sistants anti-communistes, des militaires, qui obtiennent des financements d\u2019industriels en jouant de la peur du communisme. Ses principaux dirigeants sont Roger-Luc Aurouet (de Mervelce) et le comte Edme de Vulpian. Georges Loustaunau-Lacau et le g\u00e9n\u00e9ral de gendarmerie Maurice Guillaudot \u00e9galement impliqu\u00e9s seront arr\u00eat\u00e9s et lib\u00e9r\u00e9s sans suite apr\u00e8s six mois de prison. Le complot est d\u00e9couvert par les Renseignements g\u00e9n\u00e9raux et r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, \u00c9douard Depreux le 30 juin 1947. Cette r\u00e9v\u00e9lation permet de souder les forces d\u00e9mocrates autour de la IV<sup>\u00e8me<\/sup> R\u00e9publique. (note de FGR)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 6 juillet 1947 Ma ch\u00e9rie, Ainsi donc j\u2019aurai le bonheur de te voir demain quelques minutes, si br\u00e8ves et si longues, si pleines de tendresses, qui comptent plus que des semaines. 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