{"id":2391,"date":"2021-04-25T10:27:53","date_gmt":"2021-04-25T08:27:53","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2391"},"modified":"2024-01-22T11:36:43","modified_gmt":"2024-01-22T10:36:43","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-07-27","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2391","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/07\/27)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2387\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2396\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 27 juillet 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai d\u2019un c\u00f4t\u00e9 du riz qui cuit dans une gamelle, de l\u2019autre des morceaux de lard qui ach\u00e8vent de se grillotter parmi des tomates. Le lard a tenu tout juste. Il est la derni\u00e8re parcelle de toutes les viandes du colis. La semaine a \u00e9t\u00e9 si chaude qu\u2019il a fallut manger tout rapidement. Aujourd\u2019hui on \u00e9touffe de plus en plus. Midi sonne. Je te suppose \u00e0 des cuisines compliqu\u00e9es et savoureuses. La mienne est excellente et d\u00e9j\u00e0 raffin\u00e9e. Je suis en voie de devenir bistrot. Quand les hommes se m\u00ealent de faire des petits plats, ils n\u2019y sont point trop maladroits. Mais pour moi, il me faut surtout des \u00e9pices. Ton thym, laurier, oignons, ail\u2026 y passent chaque semaine. Ne crains pas d\u2019en mettre trop. \u00c0 propos veux-tu bien me faire envoyer de la saccharine en quantit\u00e9. Ma r\u00e9serve s\u2019\u00e9puise et j\u2019en consomme beaucoup.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu m\u2019\u00e9cris des lettres de plus en plus gentilles et de plus en plus longues. Encore quelques ann\u00e9es de prison et nous nous enverrons des romans. Il faut absolument que je songe s\u00e9rieusement \u00e0 terminer cette exp\u00e9rience au plus t\u00f4t. Nous ne pouvons plus durer longtemps sur notre imagination ou notre sentiment. Il me semble que tu commences \u00e0 avoir besoin d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 plus proche. Ne t\u2019inqui\u00e8te pas. Elle viendra. Elle vient \u00e0 grand pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors tu t\u2019en vas dans des provinces lointaines\u00a0! Mais c\u2019est effrayant\u00a0! Et s\u2019il arrivait que je sorte pendant ce temps l\u00e0. Tu ne serais pas l\u00e0 pour m\u2019attendre \u00e0 la sortie. Sais-tu que c\u2019est tr\u00e8s risqu\u00e9. Donne-moi toujours l\u2019adresse que j\u2019aille te rejoindre dans cette Creuse <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> o\u00f9 tu vas trouver des joies champ\u00eatres. Me vois-tu appara\u00eetre au d\u00e9tour du chemin. Eh oui\u00a0! C\u2019est moi\u00a0! Surprise\u00a0! N\u2019allons pas si vite. Mais tout peut arriver. La vie est si bizarre. Elle comporte tant d\u2019impr\u00e9vu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis ravi que le Fr\u00e9d\u00e9ric s\u2019en aille courir dans les pr\u00e9s, et que tu te remplumes. Si je pouvais te passer un peu de mon superflu. Gr\u00e2ce \u00e0 toi j\u2019ai pass\u00e9 une semaine convenable qui m\u2019a fait grand bien. Autant que possible envoie-moi surtout des conserves dans le colis (ou bien viandes et lard sal\u00e9s). On ne garde rien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, je te verrai le 31. Bonjour. D\u00e9j\u00e0 bonjour. D\u00e9j\u00e0 dix sourires. D\u00e9j\u00e0 toutes les amabilit\u00e9s. Tu vas voir comme dans la cage je serai un fleuve de tendresses et de r\u00e9jouissances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne t\u2019impose pas du tout Mlle Meyer. Je ne t\u2019impose rien du tout. Tu es la personne la plus libre du monde. Tu as le droit de faire toutes les b\u00eatises comme toutes les bonnes choses. Et si tu ne veux rien apprendre du tout, de tout ce qui t\u2019ennuie, je serai encore l\u00e0 pour t\u2019aimer autant et pour intervenir le jour o\u00f9 il le faudra. Quand tu auras besoin d\u2019un peu plus d\u2019affection, je serai encore l\u00e0. Ne crois pas que je sois un conseiller bougon, ennuyeux ou autoritaire. Je sais bien ce que je veux. Tu ne seras pas mon esclave. Tu ne seras pas terroris\u00e9e par un compagnon rev\u00eache et moyen\u00e2geux. Et je pense bien t\u2019accorder toutes tes satisfactions l\u00e9gitimes. D\u2019autre part je sais que tu ne veux rien d\u2019autre que m\u2019aimer et me faire plaisir. Nous nous entendrons tr\u00e8s bien. Nous ne nous disputerons jamais. Nous serons toujours d\u2019accord. Nous chercherons toujours le meilleur. Notre vie sera une harmonie parfaite. Tu seras la douceur et je serai la force. Et comme celle-ci r\u00e9side dans la patience, je serai aussi la douceur. \u00c0 nous deux nous r\u00e9unirons toutes les qualit\u00e9s du ciel, que tu as d\u00e9j\u00e0 toutes. Ce ne sera donc qu\u2019une addition. Ou plus, une multiplication. Tu n\u2019imagines pas que nous allons \u00e9pouser l\u2019un et l\u2019autre nos d\u00e9fauts respectifs. Il faut se parfaire pour entrer par la petite porte, et j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de me soumettre en tout au meilleur, et au plus admirable, et au multi-merveilleux, et \u00e0 l\u2019\u00e9tonnamment simple, et autres chose. Embrasse-moi aussi fort que tu peux. Tu n\u2019arriveras pas \u00e0 \u00e9puiser tout le flot de tendresse qui coule de ton d\u00e9sir. Je te permets d\u2019\u00eatre aussi d\u00e9vou\u00e9e que tu voudras \u00e0 notre bonheur commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je vous le disais pourtant que je vous aime. Qui sait, blonde aux yeux gris, ce que vous en diriez\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et si je ne vous le disais point, vous en diriez bien davantage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et bien, je vous le dirai pour juger de l\u2019effet. Je me recule. Fronce l\u2019orbite. Scrute votre parleur. Muette, \u00e9coute le tic tac d\u2019un c\u0153ur qui ne sait o\u00f9 se mettre, regarde les l\u00e8vres s\u2019agiter autour des dents serr\u00e9es de plaisir, ou de d\u00e9sir, et tu aper\u00e7ois que le temps est plus beau que je ne l\u2019esp\u00e9rais. Qu\u2019il fait donc ti\u00e8de les soirs de grands aveux, les soirs illumin\u00e9s par l\u2019ardeur du charbon\u2026 et les soirs aux couchants de vapeurs rose\u2026 Que ton sein m\u2019\u00e9tait doux. Que ton c\u0153ur m\u2019\u00e9tait bon. Nous avons dit souvent d\u2019imp\u00e9rissables choses. Il y a quelque part dans la prison un harmonica qui chante\u2026 et tout \u00e0 l\u2019heure, moi aussi j\u2019ai chant\u00e9. Je chante beaucoup depuis quelque temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Demande donc \u00e0 Bras[sart] pourquoi son Vincent <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> du parti socialiste c\u00e8de \u00e0 tant de menaces ou de suggestions, ou de craintes. On a fusill\u00e9 la semaine derni\u00e8re un pauvre gars, type \u00e9patant, au c\u0153ur d\u2019or, honn\u00eate homme qui \u00e9tait depuis 7 mois \u00bd \u00e0 attendre une gr\u00e2ce promise plusieurs fois. Il y a des fautes qu\u2019il ne faut pas commettre quand la situation devient difficile. Dis bien \u00e0 Bras[sart] que tout est r\u00e9parable quand il est encore temps. Nous avons commis nos fautes lors des \u00ab raidissements \u00bb de derni\u00e8re heure, quand nous croyons qu\u2019il fallait nous maintenir d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment contre l\u2019\u00e9vidence par la force. Gare \u00e0 demain. On voudrait \u00e9viter les pires choses aux autres, nos adversaires. Faut-il ne pas se conduire en gamins ou en ennemis jusqu\u2019au bout. Assez de b\u00eatises. Leur pass\u00e9, \u00e0 ceux qui ne voient pas qu\u2019ils seront demain traduits devant d\u2019autres juges pour d\u00e9fendre une cause perdue d\u2019avance, sera d\u2019autant plus lourd qu\u2019ils se seront ent\u00eat\u00e9s dans l\u2019erreur. C\u2019est parce que nous aussi nous en sommes pass\u00e9s par l\u00e0 et que nous pr\u00e9voyons nos difficult\u00e9s et nos responsabilit\u00e9s \u00e0 l\u2019avenir que nous demandons \u00e7 nos adversaires pers\u00e9cuteurs la gr\u00e2ce de leur \u00e9viter des r\u00e9actions trop dures quand le temps sera venu. Nous ne sommes pas des bourreaux. Nous voudrions bien, quand nous sortirons, ne pas \u00eatre oblig\u00e9s de courir sus \u00e0 l\u2019\u00e9ternel assassin qui g\u00eet dans tout partisan. Dis tout cela \u00e0 Bras[sart]. Il est encore temps. Tout n\u2019est pas perdu, mais on a le sentiment qu\u2019ils vont faire d\u00e9border la coupe. Seront-ils assez sages pour s\u2019arr\u00eater au bord de l\u2019ab\u00eeme ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bonsoir ch\u00e9rie. Bonne nuit. Dors si bien que tout le ciel s\u2019entrouvre pour regarder ton sommeil. On veille sur toi de partout. Et personne ne veut te faire la moindre peine, si bien que tout est ange qui court sur ton horizon. Je penserai \u00e0 toi avec tendresse jusqu\u2019\u00e0 ce que le sommeil m\u2019emporte dans le m\u00eame paradis qui est ton repos.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai mis les marguerites dans l\u2019eau fra\u00eeche. J\u2019ai rang\u00e9 tous les petits paquets. J\u2019ai savour\u00e9 toutes les d\u00e9licatesses et j\u2019ai remerci\u00e9 le ciel d\u2019avoir une si douce amie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Veux-tu bien ne pas oublier de dire \u00e0 ma m\u00e8re\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">plus de flocons d\u2019avoine jusqu\u2019\u00e0 nouvel ordre.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">recommencer \u00e0 envoyer de la poudre \u00e0 vaisselle. Voil\u00e0.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu voudras bien ponctuer chacun de mes d\u00e9sirs d\u2019un baiser personnel \u00e0 toi seul destin\u00e9. Tu sauras que sous chacune de mes phrases il y a une fleur de reconnaissance. Ceci d\u00e9finitivement. Tu sauras que chaque mot gentil doit toujours \u00eatre multipli\u00e9 mille fois. Tu ne sauras pas tout parce que l\u2019infini se d\u00e9roule pas \u00e0 pas, et qu\u2019on ne peut tout avaler \u00e0 la seconde. Tu sauras que tu n\u2019as aucune raison de craindre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma ch\u00e9rie, j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 toi si souvent d\u2019hier \u00e0 ce matin qu\u2019il me faudrait trois pages pour te dire tout ce que j\u2019ai r\u00eav\u00e9. Tu \u00e9tais si contente dans tous ces r\u00eaves. L\u2019un se passait dans ta salle \u00e0 manger o\u00f9 je t\u2019attendais par surprise, ou bien dans ta chambre o\u00f9 ta s\u0153ur te faisait entrer les yeux ferm\u00e9s et o\u00f9 tu les ouvrais sur un prisonnier soudain lib\u00e9r\u00e9. L\u2019autre se d\u00e9roulait \u00e0 la campagne dans la Creuse de la m\u00eame fa\u00e7on. Je me suis \u00e9galement promen\u00e9 dans les bois avec toi. Puis je t\u2019ai vue dans notre maison en Am\u00e9rique du Sud commandant \u00e0 ma petite arm\u00e9e de domestiques n\u00e8gres et \u00e0 un troupeau d\u2019enfants. Tu es venue \u00e9galement au concert, au restaurant sur la terrasse de Buenos Aires. Nous nous baladions partout. J\u2019imagine toujours que j\u2019installe ta s\u0153ur et ta maman dans une grande boutique de fleuriste et de chapeaux en Am\u00e9rique du Sud. Et je te vois, tr\u00f4nant dans des voitures huit cylindres aux capots de locomotives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu vois qu\u2019on pense \u00e0 toi tr\u00e8s s\u00e9rieusement. Non plus au pass\u00e9 mais dans un avenir agr\u00e9able, br\u00fbl\u00e9 de soleil, chaudement espagnol. Tout cela arrivera sans doute. \u00c0 moins qu\u2019on ne reste tout b\u00eatement \u00e0 Paris. Il parait que les mentalit\u00e9s changent beaucoup \u00e0 notre sujet. On en dit moins de mal. Nous r\u00eavons parfois qu\u2019\u00e0 croire qu\u2019on en pense du bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu ne m\u2019as pas mis de papier perfor\u00e9\u00a0!!! La colle est bien arriv\u00e9e. Que puis-je faire sans papier\u00a0???<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les marguerites chantent. Les gueules de loup ont soif. La chanson des marguerites est si douce qu\u2019on s\u2019en sent tout chose. Elles sont tellement vierges. Et moi aussi, depuis tout ce temps qu\u2019on passe ici \u00e0 se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer Nous co\u00efncidons comme des amants sages, les marguerites et moi. Et comme elles sont parties de toi-m\u00eame, une fois de plus je constate que tu m\u2019as compris. Tu comprends tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au revoir moineau ch\u00e9ri. \u00c0 jeudi. Je t\u2019embrasse toutes les mains, tous les yeux, tous les battements de c\u0153ur et toutes les l\u00e8vres muettes parce que charg\u00e9es de trop de choses. Que le Fr\u00e9d\u00e9ric soit b\u00e9ni entre tous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Vacances pass\u00e9es \u00e0 Bussi\u00e8re-Dunoise (Creuse), chez ma\u00eetre Jean Chaumanet, l\u2019un des deux avocats, patrons de ma m\u00e8re. (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Vincent Auriol, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.(note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 27 juillet 1947 Ma ch\u00e9rie, J\u2019ai d\u2019un c\u00f4t\u00e9 du riz qui cuit dans une gamelle, de l\u2019autre des morceaux de lard qui ach\u00e8vent de se grillotter parmi des tomates. Le lard a tenu tout juste. 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