{"id":2405,"date":"2021-04-25T17:29:17","date_gmt":"2021-04-25T15:29:17","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2405"},"modified":"2021-04-25T17:50:47","modified_gmt":"2021-04-25T15:50:47","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-08-17","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2405","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/08\/17)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2401\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2409\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 17 ao\u00fbt 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2412 alignright\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Z-homards-233x300.jpg\" alt=\"\" width=\"233\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Z-homards-233x300.jpg 233w, https:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Z-homards.jpg 249w\" sizes=\"(max-width: 233px) 100vw, 233px\" \/>Il fait chaud, chaud, tr\u00e8s chaud. On se demande pourquoi. On se demande toujours quelque chose. Les pourquoi sont des aveux d\u2019impuissance. C\u2019est comme \u00e7a. Et puis, au fond, il ne fait pas si chaud. On pourrait encore supporter bien davantage. En voulez-vous des zhomards <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0? Nous sommes en plein hammam. Ma cellule est tamis\u00e9e par un tulle anti-moustiques. Moins d\u2019air, mais on peu enfin dormir. On s\u2019organise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours pas de nouvelles. Je crois que nous n\u2019en n\u2019aurons pas avant un mois au moins. J\u2019ai du reste l\u2019intention de faire une derni\u00e8re d\u00e9marche pour obtenir une mise au point suppl\u00e9mentaire. Je pense qu\u2019on me l\u2019accordera. Sinon nous jouerons la partie. J\u2019ai depuis peu de temps un atout important. Je l\u2019avais d\u00e9j\u00e0 mais il n\u2019\u00e9tait pas utilisable. Nous pourrons sans doute maintenant mieux nous d\u00e9fendre. Ce qui ne veut pas dire qu\u2019on r\u00e9ussira \u00e0 amadouer un jury bougon. Mais, sera-t-il bougon\u00a0? Et puis, attendons. On verra bien ce qui se passe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai bien re\u00e7u toutes tes lettres si gentilles, si compl\u00e8tes, si nourries de toute la campagne et de tout Fr\u00e9d\u00e9ric, et de tout ton c\u0153ur de m\u00e8re et d\u2019amante, et d\u2019\u00e9pouse, et d\u2019amie. Grossis \u00e9norm\u00e9ment. Il faut me tenir compagnie. Tu vois comme tu es n\u00e9gligente. Je n\u2019ai plus d\u2019autre papier. Celui-ci boit terriblement. C\u2019est qu\u2019il est trop tendre. Il s\u2019\u00e9meut \u00e0 la seule id\u00e9e que je t\u2019\u00e9cris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien s\u00fbr, je t\u2019attends le jeudi 11. Encore 3 jeudis sans te voir. Bigre\u00a0! Surtout n\u2019\u00e9courte pas tes vacances. Reste bien tranquille avec Fr\u00e9d\u00e9ric. Et surtout buvez du grand air \u00e0 pouvoir s\u2019en rappeler toute la vie. Quoique, si nous allons en Argentine, il conna\u00eetra la Pampa et la Cordill\u00e8re des Andes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai beaucoup travaill\u00e9 depuis huit jours. \u00c0 des choses pas dr\u00f4les du tout, mais si r\u00e9jouissantes. Gros effort pour sortir de la condition o\u00f9 nous paraissons \u00eatre. Nous y arriverons. Il y a des miracles qui se font attendre. C\u2019est qu\u2019ils seront d\u2019autant plus r\u00e9ussis. Tu sais que je t\u2019aime beaucoup. Est-ce que tu le sais\u00a0? Est-ce que tu le sens\u00a0? Tu es devenue petite campagnarde lointaine. La Creuse t\u2019a gris\u00e9e. Tu as d\u00e9j\u00e0 tout oubli\u00e9. Voil\u00e0 ce que c\u2019est que r\u00eaver de vaches et de cochons. On se laisse bercer par la nature trop s\u00e9duisante. Et l\u2019on oublie sa grande ville et son prisonnier. Prisonnier si libre, car il chante sans rien en dire \u00e0 personne. Si haut qu\u2019on ne l\u2019entend plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019esp\u00e8re que tu fais des photos\u00a0!!! Et beaucoup. Moi, il faut des images du Bon Dieu, le Fr\u00e9d\u00e9ric sur toutes ses faces. Avec toutes ses dents, et cheveux au vent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9v\u00e8nements ont l\u2019air calmes, comme \u00e7a depuis 15 jours, et puis on apprend pas mal de petites choses curieuses. On te racontera \u00e7a au parloir. J\u2019imagine que les gens qui ont en mains les destin\u00e9es glorieuses de la vieille carcasse gouvernementale ne doivent point se sentir tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise. Il semble que les difficult\u00e9s soient plut\u00f4t nombreuses. Je ne m\u2019en r\u00e9jouis point. Je ne m\u2019en afflige point non plus. Si tu savais comme on se durcit d\u2019un certain c\u00f4t\u00e9 pour ne plus s\u2019attendrir que pour ce qui en vaut la peine. Sur Jeannette par exemple. Elle est si gentille. Elle a tant de qualit\u00e9s magnifiques. Je ne cesse de les recompter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vais t\u2019embrasser pour ce soir, et me plonger dans des \u00e9tudes m\u00e9taphysiques. J\u2019ai encore beaucoup \u00e0 faire avant que la lumi\u00e8re s\u2019\u00e9teigne ou que le sommeil me prenne. G\u00e9n\u00e9ralement je tombe comme une masse, sans avoir le courage de relire une ligne de plus. Ce soir il me faut finir au moins la valeur de trois chapitres de Bible et piocher des textes ardus. Bonsoir fille aux cheveux doux. On vous laisse dormir comme un ange du ciel. Et encore, ceux-l\u00e0 veillent tout le temps.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi 9 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fort bien dormi. Quoique tr\u00e8s tard et r\u00e9veill\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t. Ai bougrement pens\u00e9 \u00e0 toi. Pourquoi\u00a0? Parce que. Il me semble que si tu habitais la cellule, on ferait bon m\u00e9nage. Tu coudrais sure le divan (pas tr\u00e8s rembourr\u00e9, le sommier est plut\u00f4t curieux) pendant que j\u2019\u00e9crirais. Et l\u2019on passerait les journ\u00e9es \u00e0 ne rien se dire, en se disant tout, ou \u00e0 tout se dire, en faisant des riens, des riens qui sont tout. Tout ou rien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si j\u2019avais su partir en Argentine depuis l\u2019enfance, je me serai occup\u00e9 du dressage des chevaux. Tu me vois galopant vers toi du fond de la plaine, \u00d4 ma\u00eetresse de l\u2019hacienda, entour\u00e9e de tous tes gar\u00e7ons. Et tous tes gar\u00e7ons iraient \u00e0 cheval, en tirant en l\u2019air des coups de feu, avec des airs de Peaux-Rouges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l\u2019on viendrait en ch\u0153ur, p\u00e8re et fils, d\u00e9poser \u00e0 tes genoux les plus belles brass\u00e9es de fleurs de la plaine. Nous aurions de merveilleux papillons dans nos \u00e9tuis pr\u00e9cieux, des scarab\u00e9es dans toutes les poches, des fruits exquis dans nos besaces, et des moutons fra\u00eechement \u00e9corch\u00e9s sur les \u00e9paules. On flamberait l\u2019animal tout entier pour le repas de midi, et l\u2019on repartirait jusqu\u2019au soir pour l\u2019abattage des arbres et la chasse au puma dont tu aurais trente peaux dans l\u2019immense chambre qui serait ton palais intime, toute enti\u00e8re tapiss\u00e9e des plus merveilleuses fourrures des b\u00eates de la jungle andaise. De vieux Incas seraient tes domestiques si d\u00e9vou\u00e9s que tu n\u2019aurais plus souci que de boire l\u2019air bleu, respirer toutes les roses du jardin et regarder les vautours tournoyer le long des flancs de l\u2019immense montagne. Et je t\u2019aurai rapport\u00e9 de la ville une Bible neuve, dor\u00e9e, et petite, \u00e9crite menu, mais pr\u00e9cis, o\u00f9 tu aurais intercal\u00e9 des fleurs s\u00e9ch\u00e9es.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>12 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je re\u00e7ois ta lettre de mercredi \u00e0 l\u2019instant. Elle tombe comme un dessert apr\u00e8s un d\u00e9jeuner frugal. J\u2019ai vu que dans le colis nombre de petits paquets \u00e9taient encore num\u00e9rot\u00e9s par toi. Tu as sans doute pr\u00e9par\u00e9 plusieurs colis d\u2019avance. Pr\u00e9voyance\u00a0! Exquise attention\u00a0! Tu es une f\u00e9e. Alors, on s\u2019inqui\u00e8te de savoir pourquoi le papa ne prend pas ses vacances en m\u00eame temps que les trois dames. Et pourquoi la colonelle fait du v\u00e9lo. Peuple de moucherons\u00a0! Cirons <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0! Fourmis\u00a0! Sauterelles\u00a0! Insectes bafouilleux\u00a0! Les gens ne savent que papoter. Il faut qu\u2019ils se mangent entre eux \u00e0 tous propos. Si tu n\u2019\u00e9tais pas l\u00e0, et si je n\u2019avais conscience que nous pouvons faire ensemble un bout de chemin utile, je serai ravi d\u2019\u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 mort et ex\u00e9cut\u00e9. Pourquoi veux-tu vivre avec ces crapauds\u00a0? Je crois qu\u2019il faut tr\u00e8s vite quitter la Terre et toutes ces b\u00eatises. On commence \u00e0 en avoir assez des stupidit\u00e9s crasses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne dis pas tout cela parce que je sens s\u2019avancer contre moi l\u2019heure d\u2019une \u00e9ch\u00e9ance dure. J\u2019\u00e9cris aujourd\u2019hui \u00e0 Flo[riot] pour lui demander de venir me voir ou de m\u2019envoyer quelqu\u2019un. Les r\u00f4les d\u2019octobre sont en train de se constituer. Il ne faut pas que nous y figurions. J\u2019ai une chose tr\u00e8s importante \u00e0 d\u00e9clarer et il faut obtenir une s\u00e9ance d\u2019instruction suppl\u00e9mentaire. C\u2019est indispensable \u00e0 tous points de vue. J\u2019ai de nouveaux t\u00e9moins \u00e0 produire qui changent compl\u00e8tement la face du proc\u00e8s (ou, sinon compl\u00e8tement, tout au moins apportent les lumi\u00e8res que je r\u00e9clame depuis deux ans \u00bd, et qu\u2019on ne m\u2019a pas encore laiss\u00e9 le droit d\u2019allumer). Je compte donc sur toi pour me pr\u00e9venir d\u00e8s la moindre indication. D\u00e8s que tu seras rentr\u00e9e nous allons travailler dur pour cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi veux-tu appeler notre fille Heyliett ? Catherine est bien plus joli. Et nos dix filles ? Y avait Diane, y avait Line, y avait Marcelle et Martine. Ah ! Ah ! Catherinette, Catherina ! Y avait la belle Suzon ! Et la duchesse de Montbazon. Y avait C\u00e9lim\u00e8ne. J\u2019ai sous les yeux un calendrier plein de noms ravissants. Nous allons avoir 365 enfants. On en adoptera quelques uns. Tous avec un nom diff\u00e9rent. Je me sens beaucoup plus paisible parmi les jeunes pousses. Ceux-l\u00e0 au moins ne conna\u00eetront rien des vices de leurs p\u00e8res. Laissez venir \u00e0 moi les petits enfants. Si vous ne recevez ma parole comme un petit enfant\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je t\u2019adresse mes baisers d\u2019apr\u00e8s d\u00e9jeuner et r\u00e9serve le bas de la page pour ce soir. Tes fleurs me manquent beaucoup.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>18 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mes baisers d\u2019apr\u00e8s d\u00eener. Des Alsaciens chantent dans la cellule du dessous. Ils partent demain pour \u00c9pinal, encha\u00een\u00e9s deux \u00e0 deux et se r\u00e9jouissent de retrouver leur camp en plein air. Fresnes devient de plus en plus chaud.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nouvelles, ce soir, sont des plus importantes et curieuses. Difficult\u00e9s graves du gouvernement. Menaces en Gr\u00e8ce. Il semble que la tension augmente au point qu\u2019il faille vite une solution. Ne nous impatientons point.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu veux bien toujours que je tienne ma promesse pour No\u00ebl\u00a0? \u00c0 moins que tu aies chang\u00e9 d\u2019avis. Fais-le moi savoir. Je prendrai mes dispositions en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir je n\u2019ai ni conte de f\u00e9es, ni po\u00e8mes d\u2019amour dans la t\u00eate. Pour toi, je ne te raconterai rien de litt\u00e9raire, de romanc\u00e9, de feuilletonesque, mais j\u2019aimerai que tu sois l\u00e0, que je puisse, <u>de temps en temps<\/u>, reposer ma t\u00eate sur ton \u00e9paule. Je regarderai ta broderie. Tu ne bougerais pas, et tu resterais \u00e0 attendre que j\u2019aie fini de d\u00e9gorger tout le flot de paroles qui se pressent autour des tempes et qui demandent qu\u2019on les chante. Alors, tard dans la nuit, je te montrerai les nouveaux enfants que j\u2019aurais faits pour que le monde s\u2019esclaffe, ou pleure, ou s\u2019inqui\u00e8te, ou s\u2019\u00e9nerve, ou prie. Des enfants \u00e0 douze pattes, de la musique qui court dans la voix, avec des sanglots et des silences. Et seulement quand j\u2019aurais dit tout ce que cette journ\u00e9e doit contenir, c&rsquo;est-\u00e0-dire l\u2019immense, l\u2019incommensurable, le tout pr\u00e9cieux, alors seulement je t\u2019embrasserai et t\u2019emm\u00e8nerai sur le nuage o\u00f9 il fait bon dormir loin des hommes, loin de soi m\u00eame, loin de la chair avide, loin du c\u0153ur m\u00e9chant, tout pr\u00e8s de la paix qui s\u2019amuse toujours \u00e0 rire jusqu\u2019au petit matin. Je t\u2019embrasse mille fois. Pr\u00e9cis\u00e9ment mille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>En voulez-vous des z\u2019homards<\/em>\u00a0: chanson populaire (scie) du d\u00e9but du si\u00e8cle (Fr\u00e9d\u00e9ric Muffat et Desmarets &#8211; Musique d&rsquo;\u00c9mile Spencer), chant\u00e9e notamment par Alfred Sulbac (1860-1927), d\u00e9crit ainsi\u00a0: une grosse t\u00eate, un large sourire permanent et, d&rsquo;apr\u00e8s les rares photos ou affiches qui nous sont parvenues, une attitude en sc\u00e8ne qui devait, \u00e0 la Devos, faire rire d\u00e8s son entr\u00e9e. Les scies qu&rsquo;il d\u00e9bitait par la suite \u00e9tait sans importance sauf peut-\u00eatre une : <em>En voulez-vous des z&rsquo;homards ? (note de FGR)<br \/>\n<\/em><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Le ciron ou tyroglyphe de la farine est une esp\u00e8ce d&rsquo;acarien d&rsquo;une taille de 0,5 mm \u00e0 1 mm, donc un des rares (comme la tique) que l&rsquo;on peut voir \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu. Pour Blaise Pascal, le ciron est le symbole de l\u2019infiniment petit qu\u2019il oppose au Cosmos, symbole de l\u2019infiniment grand. (note de FGR)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 17 ao\u00fbt 1947 Ma ch\u00e9rie, Il fait chaud, chaud, tr\u00e8s chaud. On se demande pourquoi. On se demande toujours quelque chose. Les pourquoi sont des aveux d\u2019impuissance. C\u2019est comme \u00e7a. 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