{"id":2428,"date":"2021-04-25T18:43:53","date_gmt":"2021-04-25T16:43:53","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2428"},"modified":"2021-04-25T18:58:24","modified_gmt":"2021-04-25T16:58:24","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-09-14","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2428","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/09\/14)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2423\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2432\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 14 septembre 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma petite fille toute ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien s\u00fbr que je pense \u00e0 toi tous les jours. Bien s\u00fbr que je pourrais commencer ma lettre d\u00e8s le lundi matin et d\u00e9vider sans arr\u00eat des mots jusqu\u2019au dimanche soir. Je n\u2019aime pas qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9, moi (toi non plus. Je sais). J\u2019ai le souffle qu\u2019il faut pour que l\u2019amour coule sans arr\u00eat et \u00e0 flot importants, et toute cette vapeur br\u00fblante de tendresse s\u2019envole en gros flocons vers la bien aim\u00e9e, vers la toute aim\u00e9e, vers celle qui a ma confiance et sur qui je construis, vers celle \u00e0 qui je pense comme \u00e0 l\u2019\u00e9tape la plus importante du c\u0153ur. Cette fois-ci, tout me semble s\u00e9rieux. Il va falloir manifester toutes les qualit\u00e9s intimes cach\u00e9es jusque l\u00e0 aux curieux, se d\u00e9vouer \u00e0 fond, trouver \u00e0 l\u2019infini, chaque jour, chaque heure, le motif naturel d\u2019aimer davantage, d\u00e9couvrir que derri\u00e8re la personne il y a la totalit\u00e9 du bonheur, l\u2019illimit\u00e9 de la tendresse, l\u2019\u00e9ternit\u00e9 de la patience heureuse. Je t\u2019embrasse par tous les coins et recoins de l\u2019\u00e2me. Tu sais qu\u2019il ne faut point trembler devant une affection g\u00e9ante. Toi aussi tu es une source. Et nous conjuguerons nos soupirs et nos \u00e9lans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je re\u00e7ois bien toutes tes lettres. Je les re\u00e7ois avec joie, les lis en h\u00e2te, puis les relis lentement, puis examine chaque phrase, puis t\u00e2che de percevoir la r\u00e9sonance profonde de chaque mot, puis la situe dans le temps et l\u2019espace, puis la d\u00e9pouille de son \u00e9ph\u00e9m\u00e8re pour en garder la seule essence, puis en trouve la teneur grande. C\u2019est ainsi de tout. Il faut toujours chercher \u00e0 travers ce qu\u2019on nous dit ce qu\u2019on veut nous dire, et derri\u00e8re ce qu\u2019on veut nous dire, tout ce qui viendra. Tu es loin de m\u2019avoir tout dit. Tu es encire toute petite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019immense bonne femme que tu seras demain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sais-tu que j\u2019entreprends un travail immense. Au moins pour 25 ans de plein labeur. J\u2019ai devant moi de quoi occuper mes jours et nuits avant le repos que je prendrai le jour o\u00f9 les travaux humains seront trop petits pour moi, et o\u00f9 il ne s\u2019agira plus que de penser si haut que les voix de la Terre ne nous parviendront plus gu\u00e8re. D\u2019ici l\u00e0, 25 ans de travail plein, soit de 45 \u00e0 70 ans. Toute une jeunesse\u00a0! \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de qui\u00a0? Au milieu de qui\u00a0? Que d\u2019enfants autour de nous. Tu aimes mettre ta tempe contre la mienne\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et le soir, apr\u00e8s le labeur, nous veillerons tous deux pr\u00e8s de la lampe, en pensant au lendemain avec douceur, au pr\u00e9sent avec \u00e9motion, au bonheur qui court les veines et les rues, dans le silence \u00e0 peine troubl\u00e9 par les c\u0153urs qui battent. Nous saurons savourer tout l\u2019instant riche, si riche qu\u2019il nous emplira la gorge de miel des plus hautes cimes. Ta vie sera musique et la mienne puissance. Le m\u00eame rythme peut se traduire en force et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Il faut des notes hautes et basses dans l\u2019orchestre. Tu seras tous les arp\u00e8ges. Je serai toute la basse m\u00e9lodie. Tu seras toute la finesse. Je t\u00e2cherai d\u2019\u00eatre le gros \u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sais-tu Jeannette, ce qu\u2019il y a dans le geste des doigts entrelac\u00e9s, quand on prend entre ses antennes et ses d\u00e9sirs ce que vous offre d\u2019ind\u00e9cis et de confiance la femme aim\u00e9e\u00a0? \u00e9pouser quelqu\u2019un, c\u2019est pouvoir regarder le ciel bleu du m\u00eame \u0153il, vivre la m\u00eame attente silencieuse derri\u00e8re la vitre o\u00f9 tambourine la pluie, rire devant le feu du bois du m\u00eame rouge joyeux, ou s\u2019enfuir du m\u00eame pas vers les pays o\u00f9 l\u2019air est plus libre que dans les recoins trop noirs de la vieille Europe croulante. \u00c9pouser quelqu\u2019un, c\u2019est sentir ce qu\u2019il va penser avant qu\u2019il le pense, pr\u00e9voir qu\u2019il arrivera \u00e0 tel carrefour dans tel temps donn\u00e9 et s\u2019arranger pour s\u2019y trouver sans avoir l\u2019air de l\u2019attendre comme si le hasard faisait si bien les choses que les routes et les pas se combinent, et que la vie \u00e0 l\u2019air de se d\u00e9rouler selon un plan divin. C\u2019est ob\u00e9ir non point \u00e0 l\u2019autre, mais \u00e0 la loi qui commande l\u2019un et l\u2019autre de sorte qu\u2019il n\u2019est nul d\u00e9saccord possible envers la loi. C\u2019est trouver le \u00ab\u00a0la\u00a0\u00bb. C\u2019est accorder son violon de c\u0153ur \u00e0 l\u2019amour qui b\u00e9nit et non \u00e0 celui qui \u00e9puise, au d\u00e9sir qui sustente et non \u00e0 celui qui avilit, au r\u00e9gime de la bienfaisance intime et non \u00e0 celui de la fontaine aventureuse. Aimer quelqu\u2019un, c\u2019est regarder partout o\u00f9 il ne peut voir et guetter l\u2019ennemi, l\u2019argument pince-monseigneur qui veut fracturer la conscience candide, et garder farouchement la porte par o\u00f9 d\u00e9filent les intrus ou les visiteurs amis, c&rsquo;est-\u00e0-dire les pens\u00e9es bonnes et mauvaises, les jalousies et les confiances, les f\u00e9es noires et blanches, et \u00e0 admettre que ce qu\u2019il faut pour que le c\u0153ur soit toujours pur de chagrins. \u00c9pouser, c\u2019est construire ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je t\u2019ai embrass\u00e9e tous les soirs et tous les matins de cette semaine. Tu me parais de plus en plus calme et d\u00e9vou\u00e9e. J\u2019ai revu ton petit bonnet chaque jour, et ton profil, et tes yeux francs, et ton sourire. Tu me plais infiniment. Sache-le. Sache-le bien. Appuies-toi de tout ton poids sur cette puissance sans mesure. Elle n\u2019est pas personnelle. Tu la trouveras toujours, parce qu\u2019on t\u2019aime infiniment plus que tu crois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 demain. Bonsoir. \u00c0 demain. \u00c0 tout \u00e0 l\u2019heure. \u00c0 bient\u00f4t. \u00c0 maintenant. Oui. Non. Oui. Oui. Oui. Patience. C\u0153ur gros de tout. Tes fleurs tiennent encore. Rien ne meurt. Tout grandit. Toute la vie est l\u00e0. Je suis l\u00e0. Toi. Moi. Nous. Il n\u2019est rien de perdu. La merveille c\u2019est le pr\u00e9sent. Tout l\u2019amour est pour aujourd\u2019hui. Toujours. Baisers.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi 20 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un mirliton joue au dehors. La temp\u00e9rature est chaude comme en \u00e9t\u00e9. Depuis ce matin je pense \u00e0 toi d\u2019une fa\u00e7on toute sp\u00e9ciale. La maison que nous habiterons est toute pr\u00eate. Le plan est l\u00e0. Elle est choisie tout sp\u00e9cialement pour abriter un bonheur fantastique, et si simple, si enfantin, un bonheur de grand d\u00e9tachement de tout. J\u2019ai l\u2019avantage de pouvoir habiter maintenant soit une tente, soit un palais, au hasard de l\u2019incident. Un foss\u00e9 me suffit, un royaume n\u2019est pas assez grand quand il faut se d\u00e9cider \u00e0 manifester son go\u00fbt. Le meilleur ch\u00e2teau est au dessous mille fois de ce qu\u2019il nous faut. Nous habitons nous autres l\u2019infini, l\u2019espace mental illimit\u00e9, aupr\u00e8s de quoi les plus somptueux de la Terre ne sont que jouets d\u2019enfant g\u00e2t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tes fleurs sont splendides. Elles ont repris puissamment. Je les d\u00e9taille une \u00e0 une jusqu\u2019\u00e0 plus soif. Bonne, excellente journ\u00e9e. Les journ\u00e9es o\u00f9 je t\u2019\u00e9cris sont toujours joyeuses. Je mets dans ces pattes de mouche plus que ma tendresse, tout mon plaisir sans p\u00e9ch\u00e9, toute ma gratitude pour les merveilleuses choses que tu me donnes. Il me suffit de penser \u00e0 toi pour \u00eatre content, satisfait, plein d\u2019un souverain don.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Merci pour le colis d\u2019aujourd\u2019hui. Veux-tu bien penser pour le prochain lundi \u00e0 mettre<\/p>\n<ol>\n<li style=\"text-align: justify;\">un tube de p\u00e2te dentifrice<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">un flacon de Vademecum <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fais-toi rembourser par ma m\u00e8re. N\u2019oublie pas jeudi de me demander s\u2019il y a des livres \u00e0 remporter. Je compte t\u2019en donner un paquet. Parle-moi aussi de mon <em>Anthologie po\u00e9tique<\/em> et diverses autres choses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car c\u2019est toi qui vient dans la cage. Sache-le. Voila. Tu es contente\u00a0? Moi, oui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu ne m\u2019as pas \u00e9crit depuis trois jours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis tr\u00e8s remu\u00e9 ce soir par des tas de choses que je ne puis t\u2019expliquer par lettre. Plus tard, quand tu seras grande fille. Choses intimes, toutes individuelles. Ne concerne que des probl\u00e8mes de la plus haute importance m\u00e9taphysique. Mais il y a des jours o\u00f9 les cieux se d\u00e9chirent, o\u00f9 l\u2019on se d\u00e9couvre tout \u00e0 coup pauvre petit animal, alors qu\u2019on se croyait grand homme. Et ces jours-l\u00e0, il faut \u00eatre humble et porter la croix. Il faut \u00e0 la fois croire et subir, et se r\u00e9jouir, et se reprendre, et travailler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous sommes en plein travail. En plein repos dans le mouvement, dans l\u2019action tenace.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et tr\u00e8s loin d\u2019une certaine affaire qui dort, parce qu\u2019il n\u2019y a plus moyen de la r\u00e9veiller. Qu\u2019en ferait-on maintenant\u00a0? L\u2019\u00e9puration n\u2019est plus \u00e0 la mode. Trop dur\u00e9. Et puis tout se retourne contre ceux qui croyaient \u00eatre tr\u00e8s malins. Et qui ne le sont gu\u00e8re. Tenons bon. Il s\u2019agit d\u2019atteindre fin novembre sans encombre. N\u2019en demandons pas plus pour l\u2019instant. Tout est possible. Oui\u00a0? Alors, c\u2019est dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu t\u2019occupes, fine mouche\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u2019oublie pas que je t\u2019ai promis ta villa, si grande que tu seras oblig\u00e9e de t\u2019arr\u00eater trois fois pour en faire le tour. Et une parc immense pour tous les Fr\u00e9d\u00e9ric, et les Catherine, et tous les petits anges dont tu r\u00eaves un peu trop. Les anges, les vrais, sont si pr\u00e8s qu\u2019ils b\u00e9niront tous les r\u00eaves et t\u2019am\u00e8neront doucement \u00e0 la vie parfaite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici la lumi\u00e8re \u00e9teinte. \u00c0 la flamme de la bougie rose (mais quelle flamme\u00a0! Romantique\u00a0! Musset \u00e9crivait aux bougies. Il n\u2019y a pas si longtemps que tous ceux qui ne pensaient que la nuit vivaient d\u2019un peu de cire et d\u2019une m\u00e8che de coton. Combien de chefs d\u2019\u0153uvres enfant\u00e9s sous la lumi\u00e8re jaune au centre bleu si bleu qu\u2019on y voit tout un ciel naissant, un soleil de poche. \u00c0 la flamme donc de cette bougie pr\u00e9cieuse (ne manque pas d\u2019en mettre une autre) je vais lire tout \u00e0 l(heure Balzac puis la Bible. J\u2019ai cette nuit des pressentiments prodigieux. Il se produira des choses. Ce que c\u2019est que d\u2019\u00eatre gu\u00e9ri d\u2019une erreur monstre. \u00c0 la flamme de ta bougie, br\u00fblante comme ton amour, trop br\u00fblant (je ne m\u2019en plains pas, c\u2019est avec le feu qu\u2019on forge tout), je continue \u00e0 semer des mots le long de ta route. Ils l\u00e8vent comme le meilleur bl\u00e9 ou les plus belles fleurs des champs. Ils sont les arbrisseaux de demain, les peupliers, les ch\u00eanes g\u00e9ants d\u2019apr\u00e8s-demain. Ils parfumeront tous les jours de ta bienheureuse existence quand il faudra vivre de tout cet amour sem\u00e9 et m\u00fbr, et pr\u00eat \u00e0 \u00eatre engrang\u00e9, quand il faudra secouer tous les arbres fruitiers du jardin, quand tous les troupeaux que nous avons vu na\u00eetre courront sur la plaine, \u00e0 n\u2019en plus finir, heureux d\u2019avoir grandi dans la libert\u00e9 de leurs dons, et sous le jouet de nos tendresses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je te salue, parfaite petite fille. Je t\u2019embrasse sur toutes les joues de ta gentillesse, sur tous les yeux de tes espoirs, sur toutes les l\u00e8vres de tes douceurs. Tu es si bonne qu\u2019on te ch\u00e9rit comme un astre quotidien. Tu es pass\u00e9e dans le sang de ma vie. On te sent couler, vivante. \u00c0 jeudi. Mille et mille fois, sans cesse le m\u00eame mot\u00a0: oui\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Vademecum\u00a0: marque de produits cosm\u00e9tiques (pour les dents et gencives) vendus en pharmacie, lanc\u00e9e en 1892, rachet\u00e9e en 1992 par le groupe Henkel \u00a0et existant toujours (Vademecum Bio\u2026)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 14 septembre 1947 Ma petite fille toute ch\u00e9rie, Bien s\u00fbr que je pense \u00e0 toi tous les jours. 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