{"id":2432,"date":"2021-04-25T18:52:48","date_gmt":"2021-04-25T16:52:48","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2432"},"modified":"2021-04-25T19:08:23","modified_gmt":"2021-04-25T17:08:23","slug":"jm-a-jr-fresnes-47-09-20","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2432","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 47\/09\/20)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2428\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2436\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Samedi 20 septembre 1947<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Petite fille ch\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu vois, on t\u2019\u00e9crit d\u00e9j\u00e0 d\u00e8s le samedi matin. Preuve qu\u2019on pense \u00e0 toi un autre jour que celui du courrier. Tu n\u2019en n\u2019avais pas dout\u00e9. Mais il fallait prouver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai \u00e9t\u00e9 ravi de ta derni\u00e8re visite et si amus\u00e9, et si content de ta r\u00e9volte enfantine \u00ab\u00a0je ne veux pas\u00a0!\u00a0Je ne veux pas du tout\u00a0!\u00a0\u00bb Voil\u00e0 qui promet. Tout \u00e0 coup cette Jeannette qui \u00e9tait toujours si ob\u00e9issante pour les petites, les menues choses de la vie, qui \u00e9tait la plus d\u00e9vou\u00e9e et la plus ardente quand il s\u2019agissait de services tout humains \u00e0 rendre \u00e0 celui qu\u2019elle aime, se cabre quand il faut se d\u00e9passer et envisager de vivre sur le plan du dessus, o\u00f9 l\u2019on n\u2019est point sauvageonne, o\u00f9 il faut aborder les grands probl\u00e8mes avec un esprit quiet, o\u00f9 il faut se donner la peine de lire, et de comprendre, ce qui est la v\u00e9rit\u00e9 fondamentale de l\u2019existence, o\u00f9 l\u2019on brise son \u00e9go\u00efsme pour manifester plus d\u2019amour encore, o\u00f9 la vie vaut la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cue dans la beaut\u00e9 et le d\u00e9sint\u00e9ressement, dans la compr\u00e9hension profonde de l\u2019homme. R\u00e9volte grave\u00a0? R\u00e9volte enfantine\u00a0? Caprice de petite fille\u00a0? Ent\u00eatement but\u00e9 de personne farouche\u00a0? D\u00e9cision absolue d\u2019intransigeante\u00a0? Je ne te demande pas de faire un pas contre ta volont\u00e9, mais contre ta volontaire ignorance de choses qu\u2019il <u>faut<\/u> savoir, tout comme les math\u00e9matiques ou la chimie, ou la moindre musique. On ne peut vivre en dehors de tout. Ce serait du \u00ab\u00a0rousseauisme\u00a0\u00bb et je ne crois pas au bonheur d\u2019un m\u00e9nage de Robinson Cruso\u00eb. Trop \u00e9go\u00efste tout cela. Il faut vivre avec les autres et en conformit\u00e9 avec un Principe \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voyez-vous la m\u00e9chante qui pense\u00a0\u00ab\u00a0<em>hier, il se trompait avec sa politique\u00a0! Il doit se tromper aussi avec sa m\u00e9taphysique. Cet homme que j\u2019aime bien se trompe tout le temps\u00a0<\/em>\u00bb. Voil\u00e0 comme on juge les apparences. Et bien, pour confondre l\u2019impudente, nous lui r\u00e9pliquerons\u00a0: \u00ab\u00a0hier, nous ne nous sommes point tromp\u00e9s sur la politique, mais sur les faits militaires (ce qui n\u2019est pas grave). Aujourd\u2019hui, tout nous donne raison en politique, parce que d\u00e9j\u00e0 nous avons une id\u00e9e suffisamment juste de la m\u00e9taphysique qui conditionne et juge tous les \u00e9v\u00e8nements humains selon une loi divine. Et m\u00eame si nous nous trompons un peu, le Principe nous ram\u00e8nera dans le chemin avec rigueur, car il ne tol\u00e8re aucune faute. Il n\u2019y a pas d\u2019erreur en logique chr\u00e9tienne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, il faut que Jeannette nous suive non pas comme une petite bonne femme passionn\u00e9e et amourach\u00e9e, mais comme une compagne compr\u00e9hensive. La vie commune doit \u00eatre bas\u00e9e sur autre chose qu\u2019une passion personnelle, qu\u2019un prurit des sens, ou m\u00eame qu\u2019un tr\u00e8s grand amour humain toujours exclusif. Elle n\u2019est pas seulement une association de peau, ou d\u2019int\u00e9r\u00eats, mais d\u2019<u>id\u00e9es<\/u>, de <u>pens\u00e9es parall\u00e8les<\/u>, non pas toujours par l\u2019intellect mais surtout par le c\u0153ur. Je suis tr\u00e8s exigeant. Vos-tu. Je voudrais qu\u2019on m\u2019aime au-del\u00e0 du possible humain, comme moi j\u2019aime au-del\u00e0 du possible. Tous mes parents \u00e9taient des chr\u00e9tiens ritualistes. Ils n\u2019avaient de la divinit\u00e9 qu\u2019une pauvre conception. Moi-m\u00eame j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 selon le dogme. Mais en route je me suis amus\u00e9 \u00e0 flairer dans les philosophies jusqu\u2019au jour o\u00f9 il a fallu revenir \u00e0 un point de d\u00e9part plus juste. C\u2019est tr\u00e8s dur de remonter une pente, d\u2019ob\u00e9ir, mais on a sa r\u00e9compense. Et j\u2019ai eu la mienne.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Dimanche 21 heures<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et la mienne est de t\u2019avoir trouv\u00e9e, de te voir te d\u00e9velopper, m\u00fbrir, de savoir que peu \u00e0 peu toute la cr\u00e9ation parfaite se manifeste en toi, par toi, d\u2019\u00e9prouver ton sommet d\u2019amour, ta cime de tendresse, l\u2019aube de ta nouveaut\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je regarde en ce moment les d\u00e9bris d\u2019un lapin dans quoi j\u2019ai mordu comme dans un fruit d\u2019amour. Peut-on dire des choses aussi froides, aussi m\u00e9taphysiques en face d\u2019un si cher lapin\u00a0? Et pourtant, qui a fait cuire le lapin, sinon l\u2019amour\u00a0? Qui a achet\u00e9 le lapin, sinon la tendresse\u00a0? Qui a eu l\u2019id\u00e9e d\u2019envoyer le lapin, sinon le d\u00e9vouement\u00a0? Qui \u00e9tait joyeuse de son geste, sinon l\u2019affection\u00a0? Qui s\u2019exprimait par tous les pr\u00e9sents d\u2019un tendre colis, sinon la joie d\u2019aimer\u00a0? Tu vois bien que, tel monsieur Jourdain et sa prose, tu es divine, chr\u00e9tienne sans le savoir, et qu\u2019on ne te demande pas autre chose que d\u2019\u00eatre toi-m\u00eame, bonne, bienfaisante, pure, patiente, et de le penser, et de l\u2019affirmer, et de t\u2019y appliquer, non point avec des mots, mais des silences, non point avec des dogmes mais des id\u00e9es lentes, non point avec des g\u00e9nuflexions , mais de la musique intime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne crois pas que je te ferai vivre dans un petit coin trop cach\u00e9. L\u2019\u00c9vangile dit \u00ab\u00a0<em>Vous \u00eates la lumi\u00e8re de monde (mamzelle). On ne met pas la lumi\u00e8re sous le boisseau, mais sur la montagne pour qu\u2019elle brille devant les hommes<\/em>\u00a0\u00bb. Voil\u00e0 bien de quoi vaincre toutes vos timidit\u00e9s, votre caprice \u00e0 ne pas vouloir ceci, cela. Il faut ob\u00e9ir sans conditions. Et l\u2019on ne vous embrasse que si vous \u00eates sage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, je t\u2019embrasse tout de suite. Tu es trop gentille. Pas de moue. Je vois tes larmes de bonheur.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une demie vient de sonner dans la nuit. Sous ma petite lampe \u00e0 la lumi\u00e8re tamis\u00e9e, je regarde une silhouette fine dans l\u2019embrasure d\u2019une vieille fen\u00eatre de ch\u00e2teau fort. C\u2019est par l\u00e0 que les archers envoyaient sur les assaillants des pluies de fl\u00e8ches rapides. C\u2019est par l\u00e0 qu\u2019on regarde maintenant la douce campagne qui supporte avec ironie les plaisanteries macabres des hommes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au loin, dans une cellule, des miliciens ou des <strong>SS<\/strong> chantent un vieux refrain europ\u00e9en \u00e0 mi-voix. Le m\u00e9tro passe au loin. J\u2019entends ce bruit depuis deux ans et demi. Il me rattache \u00e0 une capitale ch\u00e8re o\u00f9 vivent des \u00eatres aim\u00e9s. O\u00f9 vivent-ils le mieux. Dans ce royaume de Dieu si proche o\u00f9 l\u2019on voit passer de temps \u00e0 autre une robe f\u00e9minine, o\u00f9 l\u2019on sent le souffle d\u2019un c\u0153ur qui rit comme une fillette gonfl\u00e9e de paix, o\u00f9 toutes les m\u00e8ches blondes d\u2019un Fr\u00e9d\u00e9ric se dressent dans le vent du matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir nous avons su qu\u2019Auriol lan\u00e7ait un appel d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 aux nations qui vont s\u2019affronter. Demain nous serons peut-\u00eatre encore jet\u00e9s dans la temp\u00eate g\u00e9ante. Il nous faudra traverser des flammes d\u00e9vorantes. Nous avons l\u2019habitude de ces combats. Sans cris, o\u00f9 les hommes s&rsquo;entre-tuent avec pr\u00e9cision, et o\u00f9 le grondement des explosions mart\u00e8le la terre pour lui rappeler sa duret\u00e9 native. Il nous faudra fuir la terreur en prot\u00e9geant tout ce que nous savons de nos bras jamais assez larges. La rage des brutes ne conna\u00eet plus de bornes quand il s&rsquo;agit d\u2019\u00eatre puissant sur les autres et de pi\u00e9tiner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est pourquoi, ma Jeannette si douce, je pense \u00e0 toi avec plus de bonheur que d&rsquo;habitude. Nous revenons maintenant \u00e0 la norme du combat g\u00e9ant. La guerre s&rsquo;\u00e9tait assoupie. On l&rsquo;avait endormie, parce que des hypocrites s&rsquo;\u00e9taient install\u00e9s sur les ruines criantes \u00e0 la victoire. Et tout \u00e0 coup, l&rsquo;ennemi a montr\u00e9 sa face d\u2019hy\u00e8ne. Qui avait raison de le d\u00e9signer hier ? Nous avons pris tous les coups pour avoir trop dit qui il \u00e9tait. Heureux suis-je de pouvoir rester pour accomplir tout mon devoir dans une heure propice. J&rsquo;ai conscience de plus en plus d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 hier dans la v\u00e9rit\u00e9, d&rsquo;\u00eatre aujourd&rsquo;hui dans la v\u00e9rit\u00e9. Tu ne peux savoir comme trois ans de prison et de dangers tenaces exaltent un homme. Il me semble avoir de plus en plus tout le courage, pour avoir abandonn\u00e9 toute crainte, pour oser affronter toutes temp\u00eates, pour \u00eatre d&rsquo;un calme absolu devant la pire des vagues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il me semble de plus en plus que je tiendrai ma promesse. Ce ne sera pas dans la paix. \u00c0 moins que&#8230; Je crois que nous nous reverrons dans des moments difficiles. Veux-tu bien envisager tous d\u00e9j\u00e0 pour pouvoir te mettre \u00e0 l&rsquo;abri tr\u00e8s rapidement. On m&rsquo;a promis une voiture&#8230; Mais&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je te demande surtout une chose, c&rsquo;est, quoi qu&rsquo;il arrive, de rester absolument calme, de ne t\u2019affoler jamais pour quoi que ce soit, de savoir que nous nous ne quitterons jamais, que nous sommes destin\u00e9s \u00e0 accomplir ensemble de grandes choses, toi toute petite avec ta finesse, et ton c\u0153ur, et ta loyaut\u00e9, et moi avec tout mon amour sans r\u00e9serve. Il faut comprendre qu&rsquo;une force pareille, une union pareille, personne ne peut la dissoudre. Il faut m&rsquo;aimer par-del\u00e0 toi-m\u00eame, par-del\u00e0 la terre, par-del\u00e0 les murs, par-del\u00e0 l&rsquo;espace. Je sens qu&rsquo;il y a chez toi le feu d&rsquo;un grand sentiment qui cherche \u00e0 \u00e9clore. Tu veux rena\u00eetre, ou na\u00eetre dans un amour si total qu\u2019il exclut toute petitesse humaine. Il faut bien qu&rsquo;on te montre les fleurs qui s&rsquo;ouvrent dans tes mains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 pleine. J&rsquo;ai repris contact si intens\u00e9ment avec la vie, il me semble que rien n&rsquo;arr\u00eate plus le cours d&rsquo;une activit\u00e9 f\u00e9conde et qui ne peut s&rsquo;interrompre. Nous sommes destin\u00e9s \u00e0 des merveilles. Il faut bien que les ailes s&rsquo;ouvrent. On la perdra de vue la gueuse de plan\u00e8te, avec ses stupres et ses guerres, et ses relents de haine humaine. Tous les faux dieux s&rsquo;accordent, mais il coule quelque part, le long de l&rsquo;oreille amie une source d&rsquo;une telle musique qu&rsquo;on en oublie toutes les douleurs du r\u00eave, toutes les stupidit\u00e9s de nos violences. On ne pense m\u00eame plus \u00e0 ch\u00e2tier le d\u00e9mon car il s&rsquo;\u00e9vanouit dans la nuit de son ricanement. Ce n&rsquo;\u00e9tait rien. Cette terre \u00e9tait une fum\u00e9e de soufre et de feu. Il n&rsquo;y a plus que le visage cher de Jeannette, tout pur, tout ruisselant de lumi\u00e8re b\u00e9nie, tout paisible de paradis retrouv\u00e9, qui s&rsquo;anime si d\u00e9licieusement sous la lampe du soir qu&rsquo;on reconna\u00eet en lui l&rsquo;ange de toujours. Tu es bien telle que je r\u00eavais. Je te sens vivre en moi depuis l&rsquo;enfance. Tu es celle que je caressais sur mon oreiller quand j&rsquo;avais les douze ans de mon innocence pleine de promesses grondantes. Tu es celle qui tournait constamment le coin de la rue et que je n&rsquo;ai rattrap\u00e9e au vol qu&rsquo;un jour de chance, au hasard de la sortie d&rsquo;une maison de cin\u00e9ma. Tu es celle qui \u00e9tait sur tous les toits, dans tous les nuages, entre toutes les pages des livres. Quand je lis aujourd&rsquo;hui le <em>Cantique des cantiques<\/em>, c&rsquo;est toi qui chantes, celle dont Dieu a besoin pour exprimer toute sa gr\u00e2ce la plus silencieuse. C&rsquo;est toi. J&rsquo;aime quand ton c\u0153ur s&rsquo;arr\u00eate de battre, parce qu&rsquo;il se passe de grandes choses dans le ciel. Aimes moi tant que tu peux. Tu ne te reposeras jamais sur une herbe aussi tendre que ma compr\u00e9hension toute fra\u00eeche. Je te sais si heureuse. On t\u2019embrasse. Regarde comme il fait beau dans le c\u0153ur tout plein de bleu. C\u2019est la lumi\u00e8re de toujours. Baisers ch\u00e9ris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Samedi 20 septembre 1947 Petite fille ch\u00e9rie, Tu vois, on t\u2019\u00e9crit d\u00e9j\u00e0 d\u00e8s le samedi matin. Preuve qu\u2019on pense \u00e0 toi un autre jour que celui du courrier. Tu n\u2019en n\u2019avais pas dout\u00e9. Mais il fallait prouver. 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