{"id":2526,"date":"2021-04-27T15:24:05","date_gmt":"2021-04-27T13:24:05","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2526"},"modified":"2024-01-22T17:42:10","modified_gmt":"2024-01-22T16:42:10","slug":"jm-a-jr-fresnes-48-01-10","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2526","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 48\/01\/10)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2522\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2530\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Samedi 10 janvier 1948<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Blonde ch\u00e9rie et petite fille toute menue,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du lundi 5 tu m\u2019envoies\u00a0: \u00ab\u00a0<em>gros baisers, tr\u00e8s tendrement<\/em>\u00a0\u00bb. Du 7\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je pense \u00e0 toi beaucoup<\/em>\u00a0\u00bb (deux fois, au d\u00e9but et fin de lettre) avec un triple \u00ab\u00a0<em>gros b<\/em>.\u00a0\u00bb. Quel c\u0153ur labour\u00e9 de passion\u00a0! Quel esprit remu\u00e9 de souvenirs\u00a0! Quel espoir pour demain (je ne dis m\u00eame pas apr\u00e8s-demain\u2026 car, symboliquement, les jours sont des ann\u00e9es et il ne faut pas reculer notre date de lib\u00e9ration). Et bien moi, je ne pense pas du tout \u00e0 toi. Mais pas du tout, parce que quand on est enferm\u00e9 dans une cellule \u00e0 neuf barreaux et \u00e0 porte verrouill\u00e9e, il est beaucoup trop dangereux de penser \u00e0 une t\u00eate aussi chiffonn\u00e9e et \u00e0 des yeux aussi brillants (tu \u00e9tais fort gentille quand tu es arriv\u00e9e l\u2019autre jour dans l\u2019ouverture de la porte, avec un bonjour qui coulait comme une source. Comment veux-tu que j\u2019introduise dans une pi\u00e8ce aussi aust\u00e8re, peupl\u00e9e de crucifix et d\u2019images de puritains farouches une id\u00e9e aussi poudr\u00e9e, aussi mignonne, aussi simplement d\u00e9licieuse\u00a0? Je suis oblig\u00e9 de te chasser par la fen\u00eatre chaque fois que tu apparais f\u00e9\u00e9riquement avec des charmes qui troublent le moine, qui risquent de le troubler car ils ne le troublent point. Nous sommes, Dieu merci, accroch\u00e9 au roc de notre prudence, nous dormons sur un oreiller \u00e9toil\u00e9, certes, mais nous n\u2019entendons que le vent du d\u00e9sert qui mugit ses mots s\u00e9v\u00e8res, ses ordres bibliques, et nous laissons courir au dehors, bien loin ces souffles f\u00e9minins qui nous inciteraient \u00e0 la mollesse. Nous sommes des ermites bien cuirass\u00e9s, nous autres, et s\u2019il apparait quelquefois dans la m\u00e9moire une image ch\u00e8re, elle est nimb\u00e9e d\u2019une aur\u00e9ole si pure que nous sommes bien assur\u00e9s de ne point voir l\u00e0 un d\u00e9mon trop familier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai recueilli toute ta peine \u00e0 l\u2019annonce de la disparition du cousin <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> que tu aimais tant. Les morts ne le sont que pour nous car ce n\u2019est point le n\u00e9ant qui nous attend mais un passage. Ils vivent dans de nouvelles conditions, ayant laiss\u00e9 derri\u00e8re eux une pauvre enveloppe que nous pleurons, mais, beaucoup de peuples, tr\u00e8s religieux et tr\u00e8s affin\u00e9s, ont compris qu\u2019il fallait toujours, en toutes circonstances, se r\u00e9jouir de ce que l\u2019homme continue \u00e0 travers toutes formes et qu\u2019il marche d\u2019un pas l\u00e9ger vers son v\u00e9ritable destin qui est de retrouver sa lumi\u00e8re toujours pr\u00e9sente, en dehors de toute mati\u00e8re. Le corps, c\u2019est la feuille de l\u2019arbre qui s\u00e8che et tombe ou s\u2019envole au vent. L\u2019arbre reste, et si non celui-l\u00e0, un autre, la famille de l\u2019arbre, et quand toute v\u00e9g\u00e9tation disparait d\u2019une terre, une autre \u00e9toile s\u2019allume qui fleurira au jour de sa ti\u00e9deur. Nous sommes toujours dans l\u2019infini, et ne devons point regarder le r\u00eave de la terre. Il est bon que tu aies souffert \u00e0 cause d\u2019une mort. Je t\u2019embrasse sur toute ta peine, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il n\u2019y ait plus de peine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les condamnations qui avaient faibli depuis quelque temps redeviennent f\u00e9roces. En trois jours, une condamnation \u00e0 mort, pour un de nos camarades qui esp\u00e9rait valablement cinq ans, et 15 ans pour un autre, qui aurait d\u00fb s\u2019en tirer \u00e0 deux ans. Un troisi\u00e8me est condamn\u00e9 \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, qui aurait pu \u00eatre class\u00e9. Les f\u00eates ont mal dispos\u00e9 les juges. On s\u2019attendrit un peu vers No\u00ebl <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, et on reprend en janvier ses balances rouges. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 on parle toujours beaucoup d\u2019amnistie. Louis Rollin a d\u00e9pos\u00e9 un projet. De plus la situation internationale se tend \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Il faut remonter une dure pente. Qui sait si l\u2019on pourra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai relu cette semaine de bons vieux documents\u00a0: <em>La France du Directoire <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a><\/em> de Madelin, les \u00e9crits politiques de Chateaubriand, les m\u00e9moires du baron de Toustain, l\u2019histoire de la Convention de Gallois, tous probants, d\u00e9cisifs, affirmant que la R\u00e9volution Fran\u00e7aise, qu\u2019on pr\u00e9tend si g\u00e9n\u00e9ratrice de bienfaits, a \u00e9t\u00e9, \u00e0 partir du moment o\u00f9 elle a c\u00e9d\u00e9 aux \u00e9meutiers (et elle ne pouvait pas ne pas c\u00e9der) une catastrophe. Il ne faut jamais accepter la dictature de la canaille. Il ne faut jamais s\u2019allier avec elle, la subir, la tol\u00e9rer, la laisser libre. Il ne faut jamais se d\u00e9partir de sa vigilance et rel\u00e2cher son \u00e9ternit\u00e9 sur les passions populaires. Il faut toujours prot\u00e9ger le peuple mal instruit contre lui-m\u00eame, contre les meneurs du d\u00e9sordre, les excitateurs intemp\u00e9rants. Je deviens de plus en plus farouchement contre-r\u00e9volutionnaire si l\u2019on accorde au mot r\u00e9volution un sens de glissement vers les exc\u00e8s des primaires. \u00c0 force de gronder, la b\u00eate devient furieuse, enrag\u00e9e et un jour il faut l\u2019abattre. Et les pires conseilleurs auront \u00e9t\u00e9 ceux qui, par timidit\u00e9 ou philanthropie d\u00e9mente, auront obstin\u00e9ment donn\u00e9 des conseils de mod\u00e9ration, alors qu\u2019il fallait, dans le combat, un surcroit de vigueur. Est-on mod\u00e9r\u00e9 pour \u00e9teindre un incendie\u00a0? Devant tel ou tel fl\u00e9au, il ne faut que vaincre \u00e0 tout prix\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0 pour aujourd\u2019hui de bien grandes phrases. J\u2019ai chang\u00e9 la place de ma table, qui tr\u00f4ne au milieu de la cellule comme un bureau, et me sens tout dispos\u00e9 \u00e0 \u00e9crire un volume entier. Mais il nous faut garder de la place pour toute la tendresse de demain. C\u2019est pourquoi, quittant la plume, je t\u2019\u00f4te les boucles d\u2019oreilles pour t\u2019embrasser sur l\u2019oreille et te dire tout bas les mots qui sont comme une compresse fra\u00eeche sur la tempe, puis, comme un vent br\u00fblant, et qui courent si vite qu\u2019on ne peut plus respirer., \u00e0 les suivre dans tout le ciel. Bonsoir.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Dimanche<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici que je m\u2019aper\u00e7ois que j\u2019ai commenc\u00e9 ma lettre un samedi soir. J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 toi un jour plus t\u00f4t\u00a0!!! Je dois te dire que j\u2019y pense un peu plus souvent encore et qu\u2019il passe quelquefois dans le ciel une certaine robe grise, un certain corsage \u00e0 n\u0153ud papillon, un certain chapeau bizarrement d\u00e9coup\u00e9. Un vent de ti\u00e9deur ram\u00e8ne sur l\u2019onde calme du souvenir des baisers \u00e9touff\u00e9s par la tendresse et j\u2019ai dans l\u2019oreille des bruits de c\u0153ur palpitant. Tout cela pour songer \u00e0 un couloir rempli de livres, \u00e0 un feu rougeoyant de radiateur \u00e9lectrique, \u00e0 des reflets de vieil or sur des bibelots chinois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir ma cellule est bien peign\u00e9e, tout en ordre. La branche de gui a grand air ancestral contre le mur, au dessus des marguerites d\u2019il y a un mois qui tiennent toujours et s\u2019ouvrent sans cesse, baign\u00e9es quotidiennement d\u2019une eau fra\u00eeche, comme notre flot permanent de po\u00e9sie. Sur un papier d\u2019emballage, fort propre ma foi, et c\u2019est rare, les \u0153illets et les tulipes, tr\u00e8s avanc\u00e9es, \u00e0 la limite, se dissimulent sous les branches exquises d\u2019un feuillage verniss\u00e9. Au-dessus, la galerie de portraits des huguenots piqu\u00e9s sur un vieux papier pourri avec des punaises rouill\u00e9es. Plus loin, la cuisine, c&rsquo;est-\u00e0-dire une \u00e9tag\u00e8re branlante qui supporte mon fourneau \u00e0 m\u00e9ta. \u00c0 propos, absolument \u00e0 bout de souffle le fourneau. Il s\u2019en va en lambeaux. Si tu peux retrouver cette bo\u00eete de t\u00f4le qui sert \u00e0 br\u00fbler pastilles et tablettes tu rendras un sacr\u00e9 service au prisonnier. Dans le coin, mang\u00e9 d\u2019humidit\u00e9 verte et pourri de salp\u00eatre, ce qui est \u00e0 la fois notre \u00e9vier, notre ustensile hygi\u00e9nique, notre lavabo, notre salle de bain, et notre d\u00e9fi \u00e0 la dictature prol\u00e9taire, ce que tout Fresnes a nomm\u00e9 d\u2019un nom admirable\u00a0: le Staline, et qui est avec son robinet coud\u00e9, notre utile et d\u00e9vou\u00e9 serviteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La porte en face a bon air honn\u00eate avec son \u0153illeton indiscret qui plonge toujours sur l\u2019occupant. On prend l\u2019habitude d\u2019\u00eatre surveill\u00e9. Quelle discipline\u00a0! J\u2019h\u00e9site maintenant \u00e0 monologuer. Puis l\u2019autre pan de mur. Les \u00e9tag\u00e8res o\u00f9 j\u2019entasse mes quelques provisions et assiettes. C\u2019est le coin de la m\u00e9nag\u00e8re avec les balais, chiffons et cartons \u00e0 ordures. Le lit, rude ferraille avec paillasse dure, drap\u00e9 artistiquement d\u2019une couverture raccommod\u00e9e qui enveloppera tout \u00e0 l\u2019heure le bon sac de couchage moutonneux dans quoi je vais enfermer mes espoirs \u2013que dis-je- ma certitude. Au dessus, un carton vert contenant une trentaine de livres, toute la biblioth\u00e8que protestante. Et sur le piton scell\u00e9 dans le mur \u00e0 quoi vient s\u2019accrocher le lit pliant, deux branches de houx entrelac\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatri\u00e8me mur\u00a0: la fen\u00eatre qui ouvre sur des toits par-dessus lesquels on voit des arbres. Nous avons ainsi de quoi vivre. Puisque le Royaume de Dieu est \u00ab\u00a0<em>au-dedans de nous<\/em>\u00a0\u00bb que nous importe le d\u00e9cor, luxe ou mis\u00e8re, il ne s\u2019interposer pas entre notre soleil et nous qui sommes la lumi\u00e8re et tout l\u2019esprit se rit des trag\u00e9dies humaines. Bonsoir. Tu es une f\u00e9e.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Lundi. <\/span><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je dois te gronder. Ou bien me gronder d\u2019abord. Je ne veux pas que tu fasses des d\u00e9penses aussi exag\u00e9r\u00e9es pour des livres que je demande, non \u00e0 toi, mais au camarade qui peut le faire. Je ne te dirai plus rien. Tu fais trop. Je t\u2019embrasse triplement mais je suis furieux contre moi. Alors je te r\u00e9embrasse pour me calmer. Tu es trop gentille. Je ne peux pas dire \u00e0 quel point tu me combles et tu me touches. Je ne te le dis pas. Tes fleurs sont ravissantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Colis parfait. Avis\u00a0: pas de bougies ni d\u2019allumettes pendant une semaine. Ai des r\u00e9serves. Penser au riz. J\u2019engraisse encore. Comment s\u2019arr\u00eater\u00a0? Il faut absolument de l\u2019exercice. Vivement qu\u2019on sorte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme je suis encore furieux, je t\u2019embrasse une quatri\u00e8me fois, une cinqui\u00e8me fois. Voil\u00e0. Bonjour. Bonsoir. Bonne nuit\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Il s\u2019agit de Camille Boniface, fils d\u2019\u00c9mile Boniface, fr\u00e8re de Marie Boniface, m\u00e8re de \u00ab Jeannette \u00bb. Pendant la guerre de 14, alors qu\u2019\u00c9mile et son \u00e9poux Georges \u00e9taient au front, Marie a \u00e9lev\u00e9 le cousin Camille avec ses deux filles, Georgette et Jeanne, qui consid\u00e9raient leur cousin germain comme un fr\u00e8re. \u00c0 la Lib\u00e9ration, Camille est parti en Indochine o\u00f9 il a mont\u00e9 une petite entreprise de transport avec quelques camions. On l\u2019a retrouv\u00e9, fin 1947, assassin\u00e9 par ses employ\u00e9s ou ses associ\u00e9s, nul ne le sait. (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Imagine-t-il que 11 mois plus tard, ce sera lui qui sera condamn\u00e9 \u00e0 mort justement le 24 d\u00e9cembre 1948 ? (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>La France du Directoire<\/em> (1922) de Louis Madelin (1871-1956), historien, d\u00e9put\u00e9 et membre de l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise (note de FGR)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Samedi 10 janvier 1948 Blonde ch\u00e9rie et petite fille toute menue, Du lundi 5 tu m\u2019envoies\u00a0: \u00ab\u00a0gros baisers, tr\u00e8s tendrement\u00a0\u00bb. 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