{"id":2530,"date":"2021-04-27T15:37:09","date_gmt":"2021-04-27T13:37:09","guid":{"rendered":"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2530"},"modified":"2021-04-27T16:04:46","modified_gmt":"2021-04-27T14:04:46","slug":"jm-a-jr-fresnes-48-01-18","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2530","title":{"rendered":"JM \u00e0 JR (Fresnes 48\/01\/18)"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2526\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-1352 alignleft\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-precedente.jpg\" alt=\"\" width=\"143\" height=\"78\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/?page_id=2534\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-1353\" src=\"http:\/\/monperejeanmamy.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Lettre-suivante.jpg\" alt=\"\" width=\"139\" height=\"76\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dimanche 18 janvier 1948<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ma petite fille toute blonde,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Doit-on toujours penser aux gens dans le pass\u00e9\u00a0? Ou dans l\u2019avenir\u00a0? Ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le pr\u00e9sent\u00a0? Et quel est-il ce pr\u00e9sent\u00a0? Bien puissante cette pr\u00e9sence\u00a0? Tu dors sans doute \u00e0 cette heure dans un r\u00eave de nuit (\u00e0 l\u2019encontre du r\u00eave de jour pensant \u00e0 l\u2019on ne sait quelle couverture arabe, sous une lampe chinoise parmi les livres et les reflets d\u2019un radiateur \u00e9lectrique sur le plafond tr\u00e8s blanc. Le silence et la paix dominaient l\u2019angoisse sourde. Le bouillonnement des peuples \u00e9tait plus discret dans ces temps o\u00f9 l\u2019ordre r\u00e9gnait comme un m\u00e9canisme implacable, o\u00f9 les hommes n\u2019avaient qu\u2019\u00e0 embo\u00eeter leur d\u00e9sir de produire. Pas d\u2019autobus, pas de bruits dans cette rue du Jardin du Roi <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> que de rares passants empruntent pour regagner leur tani\u00e8re pauvre vers les logis du XIII<sup>\u00e8me<\/sup> arrondissement. Quartier des cuirs, des vins, des vieux mammouths empl\u00e2tr\u00e9s <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, des poissons et des herbes s\u00e9ch\u00e9es, des fauves aveugles, des voli\u00e8res pour oiseaux des \u00eeles. De temps \u00e0 autre un ronflement d\u2019avion, une canonnade qui rappelait la guerre. Et les minutes s\u2019\u00e9coulaient, heureuses, comme si l\u2019on sentait un monde se cr\u00e9er doucement par del\u00e0 la ru\u00e9e des hommes. Le d\u00e9luge est venu depuis. Nous avons \u00e9t\u00e9 pris dans les remous. Puis tout s\u2019apaise peu \u00e0 peu, et l\u2019on pense qu\u2019il renaitra un jour des printemps libres. Pour l\u2019instant, tu dors. Comme tu dormais hier, avec des souvenirs plein la t\u00eate et des images qui roulent sans formes pr\u00e9cises devant toi. Car demain sera fait de nos joies ou de nos attentes. Aujourd\u2019hui est fait de notre patience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je relis ta lettre. Elle est tr\u00e8s gentille. C\u2019est comme si on t\u2019\u00e9coutait. Comme tu ne dis jamais rien il faut toujours tout deviner. Tu m\u2019as l\u2019air (je pense au parloir de l\u2019autre jour) de prendre \u00ab\u00a0ton travail\u00a0\u00bb au s\u00e9rieux. C\u2019est tr\u00e8s bien. Mais c\u2019\u00e9tait dr\u00f4le. Et puis cette voix qui n\u2019arrivait pas \u00e0 sortir d\u2019une si gentille bouche bien peinte. Et ces deux plumes de M\u00e9phisto derri\u00e8re un chapeau Louis XI, tr\u00e8s en arri\u00e8re sur les bouclettes. Tu es un moineau charmant. Beaucoup plus qu\u2019un moineau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma m\u00e8re m\u2019a apport\u00e9 les bouts de peau de mouton jeudi. Ils sont si \u00ab\u00a0murs\u00a0\u00bb que l\u2019on n\u2019arrive gu\u00e8re \u00e0 les coudre. Mais je pense en trouver quelques centim\u00e8tres carr\u00e9s encore possibles. La peau se d\u00e9chire comme du papier. Merci pour tout le reste. Tu es une fille \u00e9patante, d\u00e9vou\u00e9e au possible. Je suis honteux. Je ne te fais plus de compliments. Cela f\u00e2cherait ta modestie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sais-tu bien que j\u2019ai encore cinq marguerites qui tiennent depuis un mois\u00a0!!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les bouquins du camarade Philibert sont in\u00e9gaux en qualit\u00e9 mais int\u00e9ressants. Deux surtout. Pour moi, je ne peux plus lire les romans, ni les trait\u00e9s philosophiques dogmatiques. Par contre, l\u2019histoire est toujours passionnante. Il n\u2019y a pas de plus beau roman que de revivre le pass\u00e9 tel qu\u2019on l\u2019imagine, avec ses multiples incidents, ses extraordinaires \u00e9pop\u00e9es, ses bouleversements cosmiques. Voil\u00e0 qui ne se passe pas dans l\u2019imagination d\u2019un romancier. Il n\u2019y a pas un homme qui puisse imaginer la vie aussi belle qu\u2019elle se d\u00e9roule partout. (Belle\u00a0! Hum\u00a0! Enfin, disons qu\u2019elle est int\u00e9ressante, mais dangereuse). Je me suis plong\u00e9 illico dans <em>La Commune de l\u2019an II<\/em> <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, le bouquin am\u00e9ricano-polonais, et le livre d\u2019\u00e9conomie politique. Mes camarades, par contre, se sont mis sur le roman am\u00e9ricain, o\u00f9 l\u2019auteur (une femme au nom juif) fait coucher une blanche avec un chinois. Chacun son go\u00fbt.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><u>Lundi soir<\/u>.<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai cousu toute la soir\u00e9e la vieille peau de mouton au pied du sac de couchage. Il me semble que cela ne va pas tenir. Cette vieille peau est cuite comme du papier. J\u2019en ai encore les doigts tout gourds. Il a fallu \u00ab\u00a0bosser\u00a0\u00bb comme un n\u00e8gre portefaix. \u00c0 se courber sur l\u2019ouvrage, on se voute, et notre taille majestueuse a besoin de reprendre son \u00e9lan vers le ciel virulent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai lu tout \u00e0 l\u2019heure \u00ab\u00a0<em>Ombre de mon amour<\/em> <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> \u00bb d\u2019Apollinaire, lettres versifi\u00e9es qu\u2019il \u00e9crivait \u00e0 sa douce pendant la premi\u00e8re des gu\u00e9guerres mondiales. Litt\u00e9rature g\u00e9niale, mais litt\u00e9rature. Beaucoup de beaux vers par ci, par l\u00e0. Si je pouvais (mais cela est d\u00e9fendu par l\u2019administration) je t\u2019\u00e9crirai en vers jolis ou en po\u00e8mes dessin\u00e9s, quoique tout cela soit bien surfait. Le gars Guillaume Apoll. se foutait de l\u2019opium plein la t\u00eate jusqu\u2019\u00e0 ne plus voir que du vertige de mots. Dans cet \u00e9tat surtendu les images apparaissent avec une nettet\u00e9 et une soudainet\u00e9 amusantes. Si, pour pimenter son talent, il faut se droguer, j\u2019aime mieux encore laisser dormir toutes ces vanit\u00e9s pu\u00e9riles dans un bon coffre de prudence. Il ne m\u2019int\u00e9resse pas du tout d\u2019\u00eatre brillant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais lis le bouquin, si on te le pr\u00eate. Il vaut. C\u2019est un grand po\u00e8te. Il avait l\u2019air d\u2019adorer la femme \u00e0 qui les choses vives furent \u00e9crites. C\u2019\u00e9tait sans doute un bon r\u00e9ceptacle pour un gars qui avait besoin de d\u00e9verser des mots en torrent. Savoir si elle rebondissait. Je voudrais lire les r\u00e9ponses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toi, tu n\u2019\u00e9cris pas. Comme \u00e7a tu es s\u00fbre de ne pas dire des choses b\u00eates. Quoi que tu m\u2019aies pondu laborieusement (hein\u00a0? Pas vrai\u00a0?) une bonne gentille lettre sucr\u00e9e avec des mots doux qui te font plaisir \u00e0 dire, et qui me font plaisir \u00e0 lire, bien s\u00fbr, bien s\u00fbr. Ne ris pas. Ne fais pas la moue. Ferme les yeux. Voil\u00e0. Recommen\u00e7ons).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme ton c\u0153ur bat fort. On dirait un piston. J\u2019ai peut-\u00eatre \u00e9pous\u00e9 une locomotive. Sifflet enrou\u00e9. J\u2019esp\u00e8re te voir demain, comme un bel oiseau des \u00eeles dans la cage du Zoo. Si tu ne peux pas parler je parlerai tout le temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le colis est\u2026 Mais comment est-il\u00a0?&#8230; Je suis absolument tout remu\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de cette patience tout le long des ann\u00e9es pour soutenir le saint homme et la bonne cause. Et je ne veux pas regarder en arri\u00e8re. Vivement sortir pour te rebattre les oreilles de mes remerciements. Mais nous ne parlerons jamais plus de tout ce cauchemar. Nous irons vers le soleil, vers les pays libres d\u2019hommes, vers la libert\u00e9 grande du sud, vers des mers o\u00f9 les bateaux ne crachent pas du feu, vers l\u2019amour qui fleurit tout l\u00e0-bas, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019on ose encore rire, d\u2019un \u00e9clat qui ne soit pas sinistre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai beau me secouer, je n\u2019arrive pas \u00e0 sortir de la pl\u00e9nitude joyeuse qui sourd dans tout le tr\u00e9fonds du bonhomme. Tes fleurs rel\u00e8vent la t\u00eate. Elles sont arriv\u00e9es quasi morte. Nous sommes tant habitu\u00e9s ici aux r\u00e9surrections.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je ne te le dis point demain, saches, \u00f4 mon enfant douce, que le Pyrog\u00e8ne est deux fois sup\u00e9rieur au M\u00e9ta. Le paquet d\u2019une livre que vous m\u2019avez donn\u00e9 (voir chausson) vaut au moins deux cents tablettes de l\u2019autre produit. Or, faites les comptes. De plus il poss\u00e8de l\u2019avantage inestimable de ne point souiller les culs de casseroles. Je vous serai donc oblig\u00e9, mesdames, de continuer dans cette voie merveilleuse o\u00f9 vous vous engage\u00e2tes. Pour combien de sous m\u2019envoyais-tu par semaine de ces petites bo\u00eetes am\u00e9ricaines inutilisables ou t\u00f4t consomm\u00e9es\u00a0? Place, place cet argent pr\u00e9cieux dans le Pyrog\u00e8ne. \u00d4 magie, et je regarderai avec bonheur la flamme bleue qui se tortille sous ma gamelle en pensant que c\u2019est l\u00e0 tout le feu de ta passion vive. Non point tout. Je sais bien qu\u2019elle est diablement plus chaude. Si je pouvais t\u2019avoir en ma cellule, nous \u00e9toufferions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Berce le Fr\u00e9d\u00e9ric de tous les <em>contes de ma m\u00e8re L\u2019Oye<\/em> et de Perrault. D\u00e9couvre-lui les l\u00e9gendes du Nord, ou les milles et une nuits. Va chercher dans la vieille armoire, celle au tiroir secret (il y a toujours de ces vieux meubles dans les romans dignes de ce nom) le livre d\u00e9chir\u00e9 o\u00f9 un moine d\u00e9froqu\u00e9 a inscrit les sortil\u00e8ges des da\u00efmons japonais. Prends la Bible en images pour lui raconter Abraham et Agar, Booz et Ruth, et les dix l\u00e9preux, et Lazare, et berce cet ange pur mais qu\u2019on me dit volontaire (tu vas voir si je vais le briser son ent\u00eatement mutin) avec la flute majeur sur quoi danser le galoubet. Je t\u2019embrasse et je te crie des tas de mots. Sois sage, la vie est immuable. L\u2019infini a supprim\u00e9 toute distance. \u00c0 quoi bon s\u2019\u00e9crire puisque je bois tes yeux. \u00c0 la prochaine lettre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> La rue du Jardin du Roi est une voie du 5e arrondissement de Paris dans le quartier Jardin des Plantes (Jardin du Roi). Devenue, avec la rue du March\u00e9 aux Chevaux, la rue Geoffroy-Saint-Hilaire (o\u00f9 habitait Jean Mamy). Cette rue est pr\u00e9sente sur les plans de Paris en 1760 et 1771. Cette ancienne rue de Paris, indiqu\u00e9e d\u00e9j\u00e0 sur le plan de Braun en 1530, s&rsquo;est successivement appel\u00e9e rue du March\u00e9-aux-Chevaux (en raison du march\u00e9 situ\u00e9e dans sa partie haute), rue Maquignonne, rue Coypeau ou des Copeaux, rue du Jardin du Roi (entre 1760-1848), rue du Jardin-des-Plantes. Elle doit son nom actuel \u00e0 \u00c9tienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844), zoologiste du Mus\u00e9um, au Jardin des plantes. (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Il existait rue Buffon (le long du Jardin des Plantes) \u00e0 l\u2019\u00e9poque le mus\u00e9e des chasses du Duc d\u2019Orl\u00e9ans (ferm\u00e9 en 1960) o\u00f9 l\u2019on pouvait notamment voir des quantit\u00e9s d\u2019animaux sauvages, y compris un mammouth, reconstitu\u00e9s. (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>La Commune de l&rsquo;an II: vie et mort d&rsquo;une assembl\u00e9e r\u00e9volutionnaire<\/em>, Paul Sainte-Claire Deville (Plon, 1946) (note de FGR)<br \/>\n<a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> <em>Ombre de Mon Amour<\/em>, po\u00e8mes de Guillaume Apollinaire (Pierre Cailler \u00e9diteur \u2013 Gen\u00e8ve, 1947) (note de FGR)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Dimanche 18 janvier 1948 Ma petite fille toute blonde, Doit-on toujours penser aux gens dans le pass\u00e9\u00a0? Ou dans l\u2019avenir\u00a0? Ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le pr\u00e9sent\u00a0? Et quel est-il ce pr\u00e9sent\u00a0? Bien puissante cette pr\u00e9sence\u00a0? 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